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mardi 19 novembre 2013

[Les 15 jours coups de coeur] Rock Star Vampire de Yves Bulteau à gagner jusqu'au 28 Novembre

Les 15 jours coups de coeur de Marly 
Quatrième presque-coup de coeur :
 Rock Star Vampire de Yves Bulteau
A gagner jusqu'au 28 Novembre en partenariat avec Le pré aux clercs & la collection Pandore


  

Premier lot : Un exemplaire de Rock Star Vampire d'Yves Bulteau sponsorisé par Le pré aux clercs et un marque page bijou thème "Vampire "sponsorisé par ma boutique Le Style de Marly
Deuxième lot : un marque page bijou thème "vampire" sponsorisé par ma boutique Le Style de Marly et des marque pages papier.


Modalités : 
♦ Répondre au formulaire de participation avant le 28 Novembre minuit
♦ Une seule participation par foyer. 
♦ Moi ou la maison d'édition enverront les lot aux gagnants par la poste et ne pourront être tenus pour responsables de toute perte. ♦ Concours ouvert au monde entier 


Note : Ceux qui n'auront pas indiqué le "Mot de passe" présent dans ma chronique perdront une chance. Soit 2 chances pour ceux qui ont tout bon, et une pour ceux qui ne l'ont pas indiqué. Cela me demandera plus de travail, mais les liens vers les chroniques sont dans l'article concours, et en haut du blog pour les derniers avis... Bonne chance :)


Merci aux éditions Le pré aux clercs et la collection Pandore ! 

lundi 18 novembre 2013

Rock Star Vampire d'Yves Bulteau

Rock Star Vampire
Yves Bulteau
Le pré aux clercs - Collection Pandore 
Ma note : 4,5 ♦ 376 pages ♦ 16€

Résumé éditeur : 
"Vous serez tous des mordus de Selma ! " Une belle et sombre histoire. Un roman d'action qui mêle rock, fantastique et thriller. "Tout au fond de moi-même, j'ai toujours su que je n'étais pas comme les autres." Selma a 17 ans. Ses sensations sont celles d'un fauve, sa force physique est surhumaine. Elle aime le goût du sang et ne supporte pas la lumière du soleil. Ses parents lui cachent-ils quelque chose de grave, comme une maladie incurable ? La nuit lui inspire des chansons étranges qu'elle poste sur le net. Découverte sur Youtube par un producteur avisé, Selma rejoint un groupe de rock, mené par un jeune guitariste de génie au charme envoutant. Mais la force sombre qui possède Selma lui interdit d'aimer...

Ma lecture : 
Voici une chronique d'un "presque coup de coeur" ! Comme Le secret de l'immortelle d'Alma Katsu, qui a été une lecture unique mais difficile, que j'avais adorée, de tout mon coeur, pour sa vision inédite des vampires... RSV en donne sa propre vision pour un public plus jeune, et écrit avec une narration plus simple... mais pas moins envoûtante. Avec Yves Bulteau, on est très vite charmé par son écriture, son imaginaire... plus que ses choix de narrations, un peu bancals sur certaines précisions. Cette fois-ci, on ne parle pas de vampires, ni de pouvoirs ou de romance contre nature. Et c'était un évitement narratif que j'ai beaucoup apprécié. 

Selma est une créature de la nuit, certes, elle n'aime pas le soleil et adore le froid, mais elle interprète ces caractéristiques, comme son insomnie de toujours, comme les signes d'une maladie. Humaine, elle voit le côté rationnel de ses différences et se doute depuis toute petite que sa nature est très particulière...

Son don pour la musique l'amène à se faire remarquer  par un producteur et à intégrer un groupe dont elle sera la tête d'affiche. Tout s'emballe, et elle va vite tomber amoureuse, sans, ça aussi, se l'avouer une seule fois, comme si elle n'avait pas le droit d'aimer. 

Cependant, je retiendrai la jolie et douce plume de l'auteur qui su insuffler un nouveau souffle au mythe du vampire, différent et unique, ce qui n'est vraiment pas facile avec toutes les interprétations qu'on a déjà vues. Un mythe perçu d'un côté romantique, mystérieux, et musical qui entoure l'intrigue, avec un style qui a su mettre en avant des péripéties et des paysages très différents. On voyage, on espère et on cherche les réponses autant que Selma ! Alors qu'aussi, on aimerait la voir continuer sa carrière musicale... Comme elle, on hésite sans cesse entre nature humaine ou surnaturelle ! Un bel exploit narratif qui montre comme on est si facilement embarqué dans le mystère. 

Comme dit, j'ai adoré la narration et la réécriture du mythe du vampire, et dans toute cette douceur un peu étrange, j'aurai pu ressentir un franc coup de coeur pour ce récit si je n'avais pas été déçue, ou dérangée, par quelques éléments propres à la narration. J'ai décelé une ou deux incohérences difficiles à expliquer sans spoiler des éléments importants de l'intrigue ... mais parfois la manière de traiter un drame était tout simplement impossible, pas du tout réaliste et mal représentée. Idem pour l'attitude de l'amoureux de Selma, qui se laisse embrigader un peu trop facilement, trop parfaitement... 
Sans doute que l'auteur a voulu simplifier ces éléments trop durs à imaginer, de l'ordre des sentiments, de l'engagement, afin de rendre son récit plus abordable pour la jeunesse ... et de donner son indépendance à sa Selma et à la soutenir. Comme un mouvement progressif vers la vérité de ce qu'elle est. L'intrigue, ainsi a finalement servi l'auteur et son héroïne. 

En bref, un traitement ambitieux du mythe du vampire mais un poil trop simplifié pour la jeunesse, ce qui le rend parfois superficiel et m'a fait frôlé le coup de coeur. Mais je retiens cependant que le récit est judicieusement adapté au public visé, et je vous invite à découvrir néanmoins Selma et son groupe, qui en valent véritablement la peine ! 

mardi 5 novembre 2013

Steampunk, de vapeur et d'acier, de Xavier Mauméjean et Didier Graffet

Steampunk
De Vapeur et d'Acier
Xavier Mauméjean & Didier Graffet
Le Pré aux clercs
Ma note : 4/5 ♦ 120 pages ♦ 29€

Résumé éditeur :
Au XIX ème siècle, l'humanité met sa technique au service de l'exploration et des voyages. Les mégapoles (Londres, Paris, Berlin, Rome, New York) sont animées par des machines qui s'occupent de la vie quotidienne des habitants mais aussi de leurs loisirs : 
Les bateaux à voile utilisent la voie des airs, le Titanic rejoin New York sans diffculté majeure et il est accueilli par d'étranges remorqueurs, La bande à Bonnot terrorise Paris à l'aide de fusils très spéciaux, les locomotives à vapeur entrent des gares gigantesques entièrement fabriquées de métal et de cuivre... 
Un superbe album, un cadeau pour tous les fans de fantasy, pour tous ceux qui aiment rêver. Les mondes imaginaires et rétro-futuristes de Didier Graffet sont une invitation au voyage fantastique.

Ma lecture : 
Ne connaissant pas beaucoup le steampunk, mais appréciant l'esthétique du genre, j'avais très envie de découvrir cet ouvrage si particulier. Il faudra encore que je lise des romans dans cet univers pour mieux comprendre le steampunk, comme Le Demi-Monde qui avait été une excellente découverte(vivement le 2!). 

Dans ce très beau récit illustré, des bribes de notre histoire sont réécrites comme pour raconter une histoire parallèle à la notre, dans un monde où la vapeur aurait été apprivoisée bien plus tôt : forcément, l'évolution s'est faite plus vite, mais surtout différemment. Ce que j'ai adoré, c'est ce jeu de piste implicite, lorsqu'on retrouvait avec plaisir quelques noms connus de notre histoire ou des événements historiques. Dès lors, je me disais : ces grands hommes seraient-ils toujours des références, dans n'importe quel monde ? Une idée passionnante sur le destin... Évoquée grâce aux courts textes de Xavier Mauméjean, qui imaginait des récits pour expliquer, ou faire voyager, dans ce monde de vapeur et d'acier.

Mais surtout, ce sont les magnifiques illustrations de Didier Graffet qui méritaient de découvrir cette nouvelle vie, des dessins audacieux et majestueux, imaginant des bêtes fabuleuses, des lieux inquiétants et mystérieux, des machines incroyables, ainsi que des hommes, des héros... Autant d'extraits choisis qui illustrent avec soin cet univers Steampunk très réussi. Un univers, un genre, "vulgarisé", dévoilé au tout public, client lambda et curieux de la Fantasy, qui aura, j'espère, grâce à ce petit bijou, envie de découvrir des récits se plaçant dans le style Steampunk. Tout comme moi ! 

J'ai seulement été déçue de ne pas retrouver assez de femmes, de charme, et de légéreté dans ce monde illustré qui à force était assez lourd et sec. D'après ce que j'en ai vu, le steampunk peut être si vif, joyeux, et léger quelque fois ! Surement une piste, pour ma part, à explorer avec d'autres récits à découvrir. En tout cas, ce livre ne m'a pas ralentie dans cette ambition, au contraire ! 

lundi 14 octobre 2013

Concours " Coeurs de Rouille" de Justine Niogret en partenariat avec la Collection Pandore

 Un exemplaire de Coeurs de Rouille, de Justine Niogret, à gagner en partenariat avec la Collection Pandore

Le Pré aux clercs, sa Collection Pandore et moi vous offrons une chance de remporter un exemplaire du one-shot Coeurs de Rouille, de Justine Niogret jusqu'au 27 Octobre. 

Modalités : 
Envoyez par mail, avant le 27 Octobre à minuit, vos noms, coordonnées postales et réponses aux questions à elodie.marcon@gmail.com avec pour objet "Concours Pandore"
♦ Une seule participation par foyer. 
♦ Le pré aux clercs enverra le lot au gagnant par la poste, et ni l'éditeur, ni moi, ne seront responsables de toute perte. ♦ Concours ouvert au monde entier
♦ Il est vivement conseillé de liker la page Facebook du blog pour être informé des prochains concours.
♦ Un partage du concours prouvé par un lien sur Twitter ou Facebook apportera une chance supplémentaire au tirage. 

Questions : 
Celles-ci ont été choisies dans le but de vous faire découvrir Justine Niogret, son écriture et ses livres. Elles demandent un minium de recherche, mais grâce aux indices, le chemin vous est tout tracé ♥ 

1*Que trouve Pue-la-Viande par terre page 13 ? (indice) 
2*Quel livre de Justine Niogret fait partie de ma Wishlist ? (indice) 
3*Comment s’appelle ma collègue qui a eu un coup de coeur "sans concession" pour l'écriture de Justine Niogret ? (indice)
4*Quel livre de Justine Niogret a reçu les prix Oriandre, Imaginales et Grand prix de l'imaginaire (étonnants voyageurs) en 2010 ? (indice)

Merci à la Collection Pandore et Bonne chance à tous ! 

vendredi 11 octobre 2013

Coeurs de Rouille de Justine Niogret

Coeurs de Rouille
Justine Niogret
Le pré aux clercs - Collection Pandore
Ma note : 3/5 ♦ 273 pages ♦ 16€

Résumé éditeur : 
« Qui a dit que tu avais le choix ? » 

La cité du ciel est en plein déclin. Les robots, jadis fidèles serviteurs, régressent jusqu'à devenir des machines stupides ou de terrifiants prédateurs. Saxe est un artiste qui survit en travaillant sur les golems actionnés par magie. Dresde est une jolie automate qui n'a connu que le luxe avant que son maître l'abandonne. Tout les sépare, et pourtant ils vont partager un rêve commun : s'enfuir de la forteresse volante. Traqués par un tueur mécanique qui écorche les humains pour voler leur peau, ils se lancent dans une course peut-être sans espoir : retrouver la mythique porte ouvrant sur la liberté.

Un roman de Steam Fantasy, inspiré par le meilleur du manga (Fullmetal Alchemist) aussi bien que par les chefs-d'oeuvre classiques (Metropolis), où l'action et la poésie font la part belle à l'angoisse... 

Ma lecture : 
Voici une lecture très particulière, qui, je pense, peut plaire comme ne pas du tout séduire. Pour ma part, je me situe entre les deux : même si je n'ai pas beaucoup aimé l'histoire, j'ai adoré l'écriture. Ma note est donc plus haute que la moyenne, parce que ce livre m'a vraiment donné envie de découvrir d'autres récits de Justine Niogret. Attention à vos attentes en commençant votre lecture, vous serez troublés... L'histoire n'est pas celle à laquelle on s'attend, il ne faut pas se fier au résumé. Ou alors on risque de trop en savoir, autant laisser les mots des premières pages nous installer, confortablement, la trame et le décors.

J'ai plus que tout aimé la plume et le style de l'auteure, cette poésie dans les mots, et cette manière de me faire ressentir ces mots, plus que les visualiser. Un peu comme l'écriture de Tahereh Mafi dans Insaisissable, elle parle au coeur et a le don de faire ressentir les émotions, si ce n'est de faire imaginer les lieux et les univers. 

Cette plume et ces mots m'ont parlé, des mots choisis précisément tels que "Un oiseau mécanique, tombé sur le dos, mort et rouillé. Son bec criait en silence, ouvert et vide. Un chant du cygne déchiqueté. La toute petite perle, minuscule comme une goutte de sang, tout au fond, était éteinte."(p13),"Elle hésita, sembla réfléchir. Et puis le garçon saisit la raison de ces silences entre les mots de la créature ; elle les avait oubliés. Cela faisait si longtemps qu'elle ne parlait pas qu'elle avait perdu sa propre langue. Il le sut sans même savoir comment il avait fait. Les automates aussi pouvaient rouiller leur cerveau, comme les humains trop vieux dont les anciennes habitudes s’effaçaient l'une après l'autre." (p 28)"Saxe ne parvenait pas à se sentir en danger, pressé de fuir, encore. Il était choqué. Il avait appris à croire Pue-la-Viande, il devinait que la créature était capable de commettre cela. Il fallait partir, mais la langueur l'avait pris et il semblait incapable de se presser. Il se demandait ce qui avait encore de l'importance." (p114). Grâce à eux j'ai pu être emportée dans un monde inconnu, le temps d'une aventure, comme dans un dessin animé un peu lougoque. 

Loufoque, car ce monde est étranger au notre, fait d'une structure... pyramidale (à l'envers), peut être. On y croise des golems serviteurs, étranges ou dangereux. Mais loufoque aussi car il est quasiment impossible de le visualiser, et c'est là le plus gros défaut du livre. On n'y voit qu'un seul quartier et des "étages" de la cité, aussi grands que flous, alors qu'ils sont visités en peu de temps. C'est une dégringolade dans un monde trop rapide pour nous permettre de le visualiser, et de l'apprécier. Même choses pour les habitants, humains, ou agolems, de ce monde, où on ne voit que les golems ! Et Saxe bien sur... Une absence qui nous amène à nous demander si nos héros vivent vraiment cette aventure ou si ce n'est pas un rêve... Des questions un peu dérangeantes pour une lecture, mais moins lorsqu'on prend l'histoire comme une escapade proche de la folie. Rapide, et très insolite. 

Ce défaut de description trop peu présente ne pas empêché d'apprécier Coeurs de rouille pour autant. Je l'ai vu, et lu, comme un rêve mêlé d'impressions de cauchemar, dans lequel il fallait un fil directeur pour arriver à en sortir. Plus qu'un fil, un besoin, et un désir. Pour ma part, ce furet la plume de Justine Niogret, ses mots, qui me donnèrent l'envie de continuer. Cette volonté d'entrevoir encore le coeur de Dresde l'automate, et la fragilité de Saxe. De lire leurs âmes, musicales, au travers des mots. De toucher à une sensibilité douce, fugace et impossible. Grâce à Dresde, qui a fait voyager et tressauter mon coeur le temps d'une lecture intense en émotions et en plaisir des mots, et de leur si belle conjugaison. 

A lire, pour vous faire une idée. Et pour savoir si vous accrochez au style-Niogret.

1/35

mardi 8 octobre 2013

Les sorties des partenaires : Le pré aux clercs


Septembre 2013

 
Coeurs de Rouille, Justine Niogret ♦ Lecture en cours !Sur le site de l'éditeur 
Rock Star Vampire, Yves Bulteau ♦ Sur le site de l'éditeur 

  
Calendrier des fées et Agenda Merveilleux de Sandrine Gestin 
Textes agenda Edouard KLOCZKO

Un très bel agenda, magnifiquement illustré par Sandrine Gestin, pour passer une année elfique en compagnie des créatures les plus majestueuses des mondes de Tolkien.

...Saison après saison, mois après mois, semaine après semaine, Édouard Kloczko vous entraîne à la découverte des us et coutumes des peuples de Tolkien : elfes, hobbits, magiciens, trolls, orques…

...Les illustrations très personnelles et sensibles de Sandrine Gestin, aussi bien les dessins en couleurs que les nombreux crayonnés, donnent à cet agenda 2014 une atmosphère particulièrement elfique.

Octobre 2013

 
 Histoire illustrée de la Philosophie, de Bryan Magee ♦ Sur le site de l'éditeur 
Réédition : Steampunk, de Vapeur et d'acier, de Didier Graffet et Xavier Mauméjean ♦ Sur le site de l'éditeur

Le Tournoi des ombres, Hervé Jubert, Collection Pandore ♦ Sur le site de l'éditeur 
336 pages ♦ 16 € ♦ Sortie prévue le 17 Octobre
James Bond dans l’univers de Jules Verne.

Georges Beauregard, l’ingénieur mage, est envoyé à New London en compagnie de Jeanne, son assistante, pour sécuriser la venue d’Obéron III et de l’impératrice Titania. Au terme d’une semaine de festivités, le tunnel sous le détroit sera inauguré.

Beauregard travaillera avec John Dee, le psychomancien de la reine Victoria. Alors que les souverains respectent le programme, le smog s’abat sur la ville. Trois entités insaisissables en profitent pour accomplir un carnage. Mais le véritable ennemi se cache derrière elles. Il s’apprête à frapper l’Empire. Il s’agit d’un enfant. Et il est en colère.

vendredi 2 août 2013

Critique Le secret de l'Immortelle d'Alma Katsu

Le secret de l'Immortelle
Alma Katsu
Le Pré aux Clercs
Ma note : 5/5 ♦ 480 pages ♦ 21€ 


Résumé éditeur : 
Amour, magie, tragédie... Un grand voyage sur la face obscure de l'amour romantique, une aventure inoubliable.
Luke Findley est médecin à St Andrew, une petite ville perdue du nord de l'État du Maine. Ce soir-là, quand il prend son service à l'hôpital, il s'attend à une nuit comme les autres. Mais au lieu de cela, Lanore McIlvrae entre dans sa vie – et la transforme pour toujours.
Car Lanny est une femme au passé chargé... Son histoire, où l'amour se mêle à la trahison et transcende la mort, a commencé au début du XIXe siècle dans une petite communauté puritaine au nord des États-Unis. Là, à douze ans, Lanny a décrété que Jonathan, d'une beauté exceptionnelle, serait l'homme de sa vie.
Séduction, obsession, passion, décadence, perversité et brutalité, la vie de Lanny traverse les siècles sans parvenir à apaiser ses démons...

Après une carrière dans le renseignement pour des agences gouvernementales américaines, Alma Katsu se consacre aujourd'hui à l'écriture. Elle est diplômée de l'université de Brandeis, où elle a étudié avec John Irving. Sa trilogie connaît un vif succès aux États-Unis et à l'étranger.

Ma lecture :
La lecture de ce livre fût un vrai régal. C'est une formidable réussite. Pour moi, Alma Katsu est le digne successeur d'Anne Rice ! J'ai même préféré... 

A partir de l'oeuvre de celle-ci, on enlève les vampires, le sang, et la violence, et on garde l'immortalité, le goût du détail (surtout sur les descriptions et les sentiments), la sensualité, et le don pour entraîner le lecteur dans un monde fantastique. La recette est là, pour ce nouveau succès du genre, un peu long à démarrer, le temps que les rouages de l'intrigue s'imbriquent, que le suspens s'installe... et le mystère opère On ne peut plus le lâcher. (Sur moi, réussite totale !) 

Luke est un personnage que l'on a du mal à apprécier et à cerner au début, mais le récit entrecoupé de flash back (très bien répartis) porté sur Lanore, apporte un concept intéressant de part son audace et sa très judicieuse introduction dans le récit, sous forme de souvenirs racontés. 

La sensualité est omniprésente dans ce roman, entre Lanny, adolescente, qui se pose des questions sur la sexualité, et ses aventures au sein d'un groupe de dangereux séducteurs qui viennent à abuser de leurs dons ... Un côté décadent qui vient longtemps après l'importante et chaste description de la pureté et de la beauté de Jonathan, mais qui apporte une touche de surprise, autant que de mystère, en totale rupture avec la sage première partie. Toute cette omniprésence de Jonathan dans le récit montre très bien l'importance du jeune homme dans la vie de Lanore, et dans ses sentiments... On en vient nous même à devenir affreusement curieux sur sa vie intime. La sexualité, quand à elle, est juste assez avancée pour servir l'amour, ou au contraire la brutalité propre au récit douloureux de la vie de certains personnages. Tout est frustration, entre amour désiré et amour non assouvi. Cette frustration qui renvoie au pouvoir du désir... 

Le côté fantastique, que j'ai beaucoup aimé de par son originalité, est distillé par petites touches,de façon originale, sans trop de monstres ou d'extravagance, comme on y est habitués. Seuls la magie et le mystère sont présents, de façon suffisante ! 

L'écriture presque historique, truffée de références et de descriptions propres aux régions et aux époques, a mis en avant un goût et un soin du détail, ainsi qu'un talent dans la description chez Alma Katsu. Même en changeant d'univers (on passe des fermes froides aux luxueux manoirs !) l'auteure a su rester cohérente et entraîner le lecteur dans son délicieux récit. 

Enfin, ne pensez pas que vous allez être pris dans une "simple" histoire d'amour à deux personnages ! Car des familles vont s'interposer, des amants, des jaloux, des étranges immortels, des trahisons et des malédictions.. .Autant d'étrangetés représentées par une grande fresque de personnages intéressants et complexes juste comme il faut, parmi lesquels il n'est jamais difficile de se repérer. 

J'ai aimé les retournements de situation et les surprises qui m'ont semblé vraiment inattendues. J'ai aussi beaucoup apprécié de ne pas mettre dans le schéma habituel "Séducteur + immortalité = Vampires". Je ne trouve pas de fausse note après ma lecture, que j'ai apprécié tout du long et que j'ai regretté avoir terminé. C'est un remarquable récit, une prouesse de sensualité et d'amour servie par une écriture de qualité. Une auteure et une trilogie à découvrir absolument.

lundi 10 décembre 2012

Critique partenariat : Les adversaires, de Fabien Clavel

Critique Partenariat
Les adversaires
Fabien Clavel
Le pré aux clercs, collection Pandore 


J'avais très envie de découvrir la boîte de Pandore, nouvelle collection du Pré aux clercs, c'est pourquoi je remercie le forum Mort Sûre et cette occasion qu'il m'a donné d'ouvrir la boîte... Mon dévolu était tombé sur Les adversaires, de Fabien Clavel, un auteur que je souhaitais découvrir d’avantage. 


Une nouvelle fois, il aborde le thème des créatures fantastiques, ici, les anges. Déchus, grandioses, démoniaques... et surtout mélancoliques. C'est le ton le plus important qui teinta ma lecture et la noya quelque peu : la mélancolie. Celle de ces créatures belles mais souvent impuissantes, qui ne sont pas en paix avec leur immortalité. Au contraire.... Quelque soit leur nature et leur camp, elles évoluent dans notre monde, notre espace à tous, où un tournoi les oppose  depuis des millénaires pour désigner celui qui sera le messager de Dieu. Lorsque Ayati, une jeune indienne sensible et perdue, assiste à un combat opposant un ange "Veilleur", et un démon, sa vie, trop tranquille, bascule totalement... Elle se retrouve impliquée dans cette ultime bataille entre les clans d'immortels.

Le monde est en train de sombrer dans l'Apocalypse. Pas d'espoir. De lueur du soleil. Pluie, sang, peine. Remords et chagrin de ces êtres fabuleux. L'auteur a construit une ambiance lourde et triste, ou tous les personnages nagent dans leurs blessures, tentant malgré tout de se construire et de se faire une place dans le monde des hommes.  La lecture peut être difficile à démarrer, car il faut s'habituer à cette triste atmosphère, où le ciel semble pleurer toutes ses craintes, et sa fin, sur nos héros. Héros que nous suivons, chapitres après chapitres, par des points de vues différents. Hors, ils ne sont pas narrateurs et la première personne n'est jamais utilisée. Le narrateur et le lecteur semblent tous deux être spectateurs de ce chaos silencieux, de cette étreinte sourde et douloureuse entre les deux clans, bien et mal s'alliant parfois dans des temps ou la neutralité légale, prétexte à une alliance, les protège. 

L'originalité de l'auteur, autre que dans son écriture de la mélancolie, à mon goût, tiens surtout dans les castes qu'il a construit, faites de différents niveaux dans leur hiérarchies respectives, côtés anges ou démons. Tous ont leurs lois, leurs coutumes, et surtout leurs souvenirs, qui les poussent à adopter les mêmes comportements, par tradition, et certainement, un fort devoir de mémoire envers ceux qui sont tombés avant eux, et après avoir appris leur savoir aux humains. Les anges et démons, qui seraient présents depuis toujours dans notre société, et auraient permis à l'homme de grandes évolutions... sont toujours parmi nous selon Fabien Clavel ! Soit pour protéger, ou agir, dans la société des humains, soit pour devenir comme eux.... et perdre leurs ailes. L'idée de perdre ses ailes, par amour, par foi en la race humaine et ses sentiments, est l'idée la plus touchante du roman, car la plus mélancolique, et la plus défendue... L'écriture des sentiments, pour décrire cette vie stérile des sans ailes, est celle qui m'a le plus touchée, alors que je n'ai pas trouvé que les autres sentiments étaient très présents le reste du temps.

Tout est une question d'opposition : la colère et la rage sont opposés à l'amour et à la protection. Des sentiments forts, puissants, qui sont eux décrits et montrés. Alors que les sentiments plus subtils, les multiples facettes des humains, ne sont pas abordés... Par choix sans doute, car finalement, ce sont des créatures fantastiques que nous suivons.

Les personnages sont très différents, mes préférences étant allées aux deux plus jeunes, Ayati et Driss, Ceux qui nous mènent, tout en faisant avancer, vite et de façon inattendue, l'intrigue, autant que l'Apocalypse. J'aurai pu préférer Tumaël, ange gardien triste, et trop mélancolique, ou Samaël, démon trop méchant... Mais mon affection est allée aux humains, proches de nous, de la nuance et du côté perdu par les évènements que l'on peut tous ressentir. 

Le récit, un peu lent, et difficile à aborder à mon goût à cause des changements de points de vue qui ralentissent régulièrement l'avancée de l'intrigue, mais aussi à cause de cette omniprésence de la mélancolie, peut néanmoins être abordé par tous lecteurs, dès 14 ans, qui saura s'accrocher à une histoire bien menée, originale, dans un contexte sombre de fin du monde. Mais surtout, les amateurs de fantastique, d'anges, de démons, de sorciers... en auront pour leur compte. Mon seul regret est que je m'étais imaginé une fin très différente, qui aurait plu d'avantage à mon coeur de guimauve, mais l'auteur à heureusement su me surprendre, et me proposer un dénouement satisfaisant les attentes qu'il avait provoqué. 

Je le remercie pour l’originalité du texte et toutes les surprises dans ma lecture qui en ont découlé. Autant dans l'écriture de la mélancolie que j'ai expérimenté, que l'univers complexe qu'il a imaginé autour des anges... Une expérience à tenter, et une collection qui nous promet des imaginaires hors du commun. 
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