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mardi 13 janvier 2015

Le garçon de l'intérieur de Benoit Séverac

Le garçon de l'intérieur
Après - Silence
Benoit Séverac
Syros - Rat noir
Ma note : 4/5 ♦ 128 pages ♦ 14,50€

Résumé éditeur : 
Un petit village viticole alsacien où tout le monde se connaît. Des vignes tronçonnées. Un accident de la route suspect. De vieux secrets de famille. Neuf mois après l'accident qui l'a rendu sourd, Jules passe ses vacances avec sa famille en Alsace Il sympathise avec Rémi, un jeune sourd de naissance dont il devient inséparable, et cherche à se faire remarquer de la piquante Camille, quitte à se mêler de ce qui ne le regarde pas ... 

Ma lecture : 
Avec Silence, j'avais découvert un très bon court roman-société sur le handicap et la drogue, qui décrivait assez bien l'influence des petits dealers parmi les adolescents. J'avais relevé l'aspect alertant du texte, utilisant des mots maîtrisés et efficaces pour sensibiliser aux inégalités, aux différences, à la consommation ou à la tolérance. 

J'ai été agréablement ravie par ce deuxième tome. J'ai trouvé que l'auteur et son héros évoluaient dans le bon sens, c'est à dire que la direction prise était aussi judicieuse qu'intéressante. En effet, dès le début du récit on sent que l'histoire de Jules sera d'avantage axée sur sa vie de jeune garçon adolescent que celle du jeune homme handicapé par sa nouvelle surdité. 
Peu à peu, Jules assimile son handicap, si bien que celui-ci passe au second plan dans l'intrigue. Au premier plan, on retrouve toujours, avec satisfaction et soulagement, les tracas de la vie d'adolescent de notre héros. : ses préoccupations, ses amours, ses aventures. Mais aussi sa soif de vérité, ranimée. Comme lorsque de la recherche de son passé immédiat dans le premier tome ... 

Second tome, seconde enquête : aux côtés de Jules, on découvre un pan méconnu de l'Histoire Française, Notre Histoire. On se pose des questions, on obtient pas toutes les réponses ... Sur ce mystère autour de la France occupée. En Alsace, les "collabos" semblent être un sujet sensible, peut être tabou ou ancré dans les familles, tellement que les Français hors Alsace sont appelés "Français de l'intérieur" !  Bien vite, on va se rendre compte que remuer les mystères du passé est douloureux, et parfois dangereux ... Car parfois, mieux vaut ne pas savoir ce qui s'est réellement passé, et ne pas trop remuer les affaires du passé ! 

Concernant la narration, le ton est toujours aussi juste, les pensées crédibles et propres à ce qui se passe dans la tête de cet ado. Ses envies sont déjà vues (avoir une vie normale, s'amuser avec ses amis, avoir une copine ...) mais mises à mal par son accident et ses conséquences.
Dans ce tome-ci, le rythme est beaucoup plus prenant : alors que le premier opus était dans l'exploration des souvenirs, celui-là est dans le présent et l'action. Il s'agit d'une enquête dans laquelle Jules n'est plus passif, ce n'est plus la victime qu'on écoute, mais c'est lui qui mène les recherches et délie les langues ... Alors même qu'il est sourd ! 

Enfin, le fait, pour Jules, de créer une amitié avec un autre adolescent sourd et sa famille est véritablement porteur d'espoir et d'avancée pour cet ado : on retrouve la sensibilisation de l'auteur envers les jeunes pour leur montrer qu'ils ne sont pas seuls... On a la joie d'assister à l'évolution d'un jeune homme handicapé mais qui affronte son handicap et semble être en bonne voie pour, comme il le souhaite, vivre comme les garçons de son âge, en s'acceptant. Ce nouveau récit, qui incarne une acceptation autant qu'une transition, nous donne encore une fois l'envie de suivre la suite des aventures de notre Jules ! 

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lundi 23 décembre 2013

Le cycle des destins, tome 1 : Aylin et Siam, d'Eric Simard

Le cycle des destins
Tome 1 : Aylin et Siam
Eric Simard
Syros Editions 
Ma note : 5/5 ♦ 304 pages ♦ 15,90€ 

Résumé éditeur :
2132, la ville de Paris a été presque entièrement engloutie par la mer. Seuls émergent çà et là les sommets de quelques monuments où se sont installées des communautés de rescapés. Aylin, treize ans, habite sur l'îlot du mont Valérien, dans un village construit au cœur d'une forteresse. Les Valériens reçoivent parfois la visite de garçons étranges aux doigts palmés qui vivent sur la tour Eiffel - rebaptisée tour des Elfes. Qui sont ces êtres mystérieux apparus au moment de la Catastrophe, dont on dit qu'ils communiquent avec les dauphins ? Fascinée, Aylin bravera l'interdiction de les approcher...

Ma lecture : 
J'ai adoré ce livre ! Je ne voulais pas le finir, je ne voulais pas le quitter ! Cette lecture était trop envoûtante et m'avait capturée, mieux : j'étais captivée....Voilà un nouveau coup de coeur jeunesse ! 

Reçu grâce à la masse critique de Babelio, je suis ravie de l'avoir découvert, et triste à la fois de n'avoir pu le lire à temps pour le SLPJ où l'auteur était présent. Déjà plusieurs fois conseillé en librairie, pour les très jeunes ados et les parents, ou grandes sœurs, souhaitant offrir un joli livre, ce récit est une nouvelle référence jeunesse pour moi. Déjà ! Cette série, le Cycle des Destins, nous proposera des histoires pouvant se lire séparément des autres : une belle idée trop peu souvent exploitée en littérature Jeunesse. Idéale pour un cadeau ou se lancer dans la découverte... de sa première dystopie ! 

L'histoire de ce premier tome, c'est celle de Paris sous les eaux, un Paris où des clans de survivants se sont formés pour reconstruire un monde. Nouvelles alliances, nouveau fonctionnement, pour vivre sans énergie (ou presque, retour à l'ère du feu !) et affronter les hordes de pillards qui enlèvent les hommes pour en faire des esclaves. Un grand côté Waterloo dans tout ça ! 

Aylin est une orpheline qui vit parmi les Valériens dans la maison des ados. Tous apprennent à côtoyer des enfants sauvages, les enfants de Diyoun, qu'ils pensent être des mutants sachant communiquer avec les Dauphins. Leurs manières sont aussi étranges que leurs croyances et ils semblent indomptable .... Mais n'est-ce pas ceux qui respectent le mieux l'eau, la nature et les animaux ? En somme, la vie ... Lorsqu'Aylin sera obligée de les approcher pour réparer un malheur, elle va devoir découvrir la Tour des Elfes, et apprendre à les connaître... Mais c'est l'amitié et l'amour qu'elle découvrira ! 

Ce premier tome est une formidable réussite, il sait installer l'intrigue de la série et montrer que toutes les pistes (l'histoire propre aux différents clans de survivants) ne sont pas exploitées à leur maximum : de quoi nous ouvrir bien des portes pour les opus à venir ! On y trouve des messages de tolérance et une première approche de la science-fiction et de la dystopie : un vrai bonheur ! C'est un récit facile à lire mais complexe tout de même, où les personnages ont des préoccupations révélant leurs responsabilités et personnalités : une intrigue intéressante et pas idiote pour un sou ! Voilà une nouvelle série qui plaira aux jeunes ainsi qu'aux grands amateurs de Fantastique, une série à suivre et un auteur confirmé à redécouvrir dans le genre Fantastique ! A noter que son précédent récit L'Arche des Derniers Jours publié également chez Syros, parlait d'un monde qui s'imbrique totalement dans l'histoire du Cycle des Destins... Un bon moyen (et moins cher, à 3€) de continuer l'aventure, ou de rencontrer autrement ses héros ! Je pense d'ailleurs me le procurer... 

dimanche 29 septembre 2013

Dans ma boîte aux lettres #15

Qu'ai-je reçu de nouveau dans ma Wild PAL cette semaine ? 


 In My Mailbox est un RDV mis en place par Kristi du blog The Story Siren, puis repris par Lire ou Mourir.. Le principe est de partager les livres empruntés, reçus, achetés...


J'ai reçu Vendredi ma petite commande d'occasion passée à Sakinia. Tout était niquel encore une fois, et j'ai trouvé des livres pour compléter ma collection chez Syros, et un qui me faisait envie depuis HYPER lontemps chez Bloom. Je suis super contente de l'avoir enfin, car il m'obsédait un peu, je n'arrêtais pas de le chercher partout à moindre coût. Je suis ravie ! :D
La mort préfère Ava - Maïté Bernard
La fille aux doigts d'or - Benjamin & Julien Guérif
Le garçon de l'intérieur - Benoit Sévérac (le tome 2 de SILENCE, évoqué ici)
Il était fait pour moi ♥ Rebecca Serle 
Arrivée d'un très attendu chez Michel Lafon, la nouvelle "Ne me résiste pas" racontée du point de vue de Warner. Je vous en parlais . Je pense la lire Lundi dans la journée ! \o/ Warner et Juliette (ainsi qu'Adam) me manquent, alors ça va à peine me faire patienter vu la taille >< Avec Tahereh Mafi, on en redemande toujours ! 


Enfin, petit plaisir offert par mon amoureux pour fêter une bonne nouvelle et une excellente journée, quelques articles de papeterie Gorjuss et la fin de ma série Kiss of Rose Princess en manga. Côté Gorjuss, un plumier en métal, deux carnets plastifiés pour écrire les chroniques sur papier, et une super jolie trousse, toute mignone, je l'adore déjà ! Et je l'utilise, ce qui était devenu rare depuis un a, je n'avais plus utilisé de trousse en cours ^^ Mais elle est toute petite, c'est parfait ! J'adore tout ça, merci ♥ 


J'espère que vous avez reçu de jolies choses vous aussi ! 

dimanche 22 septembre 2013

Luz de Marin Ledun

Luz
Marin Ledun
Syros - Rat noir
Ma note : 4/5 ♦ 113 pages ♦ 14€

Résumé éditeur :
" La pluie tombe en continu, sa robe déchirée est trempée, l'air est lourd malgré tout mais Luz grelotte un peu. [...] Elle pense, elle rêve, elle ne sait pas vraiment. Elle revoit son maillot de bain, pendu à un cintre dans le magasin de la rue piétonne. Le sourire de la vendeuse, le refus de sa mère, son insistance, les essayages, son envie de l'avoir, ce maillot de bain, de l'enfiler, de le porter. Et ce sentiment de liberté quand sa mère a finalement cédé." 

Premier dimanche des vacances d'été. Luz claque la porte de chez elle, furieuse après ces adultes qui restent à table jusqu'au milieu de l'après-midi, qui rient et qui boivent trop. Légèrement grisée par le soleil brûlant, l'adolescente gagne les rives de la Volte où se prélassent des groupes de baigneurs. Elle rencontre bientôt Thomas, un élève de troisième qu'elle connaît peu mais qui lui plaît, accompagné d'une amie. Tous trois décident de se rendre jusqu'à un point d'eau difficile d'accès, mais beaucoup moins fréquenté...

Ma lecture : 
Luz est un petit roman fort et poignant, où ce n'est pas la lecture qui nous touche, mais l'instant où on le referme. Car ce n'est qu'une petite journée dans la vie de Luz qui est racontée, mais faite d'un condensé d'émotions fortes qui nous prennent vite au coeur.  

La journée de Luz renvoie aux souvenirs de bien des angoisses quotidiennes. Ces problèmes que l'on n'ose dire car ils font partie de la médiocrité, qu'ils n'ont pas l'air grave, alors qu'en vérité ils pèsent très lourdement sur le bien être. Des incidents qui paraissent anodins mais qui peuvent vite devenir graves. Ici on parle de sujets tabous : bêtises dues à l’alcool chez les jeunes, entre violences et séductions pourront dévier sur le sujet effleuré des abus sexuels... 
Les soucis de Luz, 14 ans, dans une journée intense en émotions, représentent trop bien ce qui peut arriver, et ce qui arrive aux jeunes filles sans qu'on le sache. Mauvaises rencontres, avances non voulues, grosses frayeurs et ennuis....autant de petites épreuves qui sont vite enfouies dans la mémoire et oubliées. Luz, ce court récit, réunit tous ces éléments et nous fait revivre les frayeurs qui les accompagnent. 

Extrait d'une adolescence intense et forte en émotions, pleine de peurs... Ce court récit plein de sensations et de peurs est à lire, presque à subir, pour encore un bout de l'enfance qui, cette fois-ci, renvoie d'avantage à des tabous de la société, que nous n'avons peut être jamais effleuré, plutôt qu'à une intrigue trop terne sur le quotidien. De quoi faire réfléchir les jeunes lecteurs sur bien des points aussi sensibles qu'importants. 

samedi 14 septembre 2013

On my Wishlist#3



"On my WishList " est un petit rendez-vous sympa lancé à la base par Book Chick City  ,
et Chica Nessita du blog A l'Abordage de la Culture a repris le principe pour les bloggeurs français.Pour ma part, je l'ai découvert chez Preskilia  et sa librairie foisonnante de bons avis ! 
Le principe :
**  Il a lieu tous les samedis et permet dans sa version originale de faire un récap' de tous les livres que l'on voudrait désespérément ajouter à notre PAL, qu'il s'agisse de parutions récentes ou non.
** Le RDV français concerne UN livre qui se trouve sur notre Wishlist : votre découverte de la semaine que vous piétinez de vous acheter ou ce livre que vous voyez régulièrement sur les blogs des copinautes ou dans votre librairie, qui vous fait envie mais pour lequel vous n'avez pas encore craqué !!
** UN seul livre permettrait d'argumenter un peu les choses au lieu de donner "simplement" une liste ! Alors on se lance, et en espérant  que vous serez nombreux à aimer aussi l'idée et à jouer le jeu! ;-)


La fille qui n'aimait pas les fins
La rencontre entre une jeune fille pétillante et un écrivain célèbre, dont elle ignore qu’il est son grand-père. Le nouveau roman de Yaël Hassan et le premier texte de fiction d’un tout jeune auteur, Matthieu Radenac !
Auteur(s)  :  Yaël Hassan, Matt7ieu Radenac
Date de parution  :  22/08/2013
Dès 10 ans
Maya est une amoureuse des livres. Elle en a déjà cent trente-quatre ! Sa mère, qui ne peut pas lui acheter tous les livres de la terre, l’inscrit contre son gré à la bibliothèque. Dans ce lieu paisible et studieux, Maya va faire la rencontre d’un vieux monsieur plein de fantaisie, qui l’intrigue beaucoup et dont elle se sent proche. Qui est réellement le mystérieux Manuelo ? La plus belle des surprises est au bout de l'histoire...
Source : Syros 

Voilà un petit tempo très tentant, qui parle de lecture, d'amitié et d'amour. Dans la même veine que Victoria Rêve, peut être, il évoque la passion de la lecture abordée par un enfant, et pour des enfants.  Sans doute à voir de plus près ! Et puis la couverture est si jolie ... 

jeudi 12 septembre 2013

Soupçons de Hervé Mestron

Soupçons
Hervé Mestron
Syros Tempo 
Ma note : 3/5 ♦ 96 pages ♦ 6€

Résumé éditeur : 
James vient d'emménager avec sa mère à Valence, après s'être laissé - sans avoir vraiment le choix ! - convaincre par ses arguments : le nougat de Montélimar, les pistes de ski toutes proches, la mer à deux heures de voiture. Nouveau venu dans son collège, il est l'objet de tous les regards. Il faut dire que James a les cheveux très longs, qu'il coiffe d'une façon différente chaque matin. Pour ne rien arranger, il excelle dans toutes les matières, avoisinant le 20 sur 20. Au moment où les choses paraissent se tasser, où son statut de premier de la classe à queue de cheval semble enfin accepté, une succession d'événements bizarres et inexplicables vont semer le doute en lui.

Ma lecture : 
En voyant le résumé de ce livre, j'ai tout de suite été intéressée : l'intrigue se passe à Valence, ma ville d'origine. Forcément j'ai eu envie de sauter dessus. J'ai vite découvert que le lieu avait peu d'importance, et que l'auteur en parlait simplement car il y vit. Une bonne nouvelle pour la culture littérature régionale, une moins bonne pour moi qui avait envie de croiser des lieux de ma ville... Mais ce n'était pas bien grave au final ! 

Ce petit roman très court parle de question de société, ce que j'apprécie. Faire réfléchir les ados sur ce qui les entoure et ici, la vie au collège, l’intégration d'un nouvel élève, est un petit exploit souvent intéressant à découvrir. Ce court récit à la narration étrange plaira aux jeunes ados ou pré ados. Narration étrange car James, notre héros, appelle sa mère par son prénom et décrit les événements dans un flou continuel comme s'il n'y croyait pas. Cela créé un effet de décalage qui a peut être pour but, réussi, de faire rentrer dans la peau du héros, grâce aussi à cette couverture que j'aime beaucoup. Même si elle représente peu l'aspect physique de James, elle rend compte de sa personnalité particulière et du côté mystérieux de notre histoire. 

Entre complots et magouilles d'adolescents voulant faire une face, mensonges cachés à contre cœur, mystères et interrogations, l'intrigue met en avant un garçon timide qui n'assume pas ses vraies envies et passions et souhaite rester discret dans son nouvel établissement. Sa trop grande volonté de se faire vite des amis entraîne une naïveté trop facile pour en être charmante, et on sent vite qu'il va lui arriver des problèmes. Premières rencontres, confiance et amitié, le collège est un moment charnière de l'adolescence où les goûts doivent s'assumer, ainsi que la personnalité, alors qu'ils sont trop souvent occultés par l'envie de s'intégrer. 

Finalement, Soupçons aura réussi un simple petit tour de main en parlant dans si peu de pages de différents sujets sensibles mais percutants et intéressants : les problèmes familiaux et la confiance à apporter aux adultes (parents et enseignants), les farces et intégrations difficiles au collège, le fait de rester soi, en gardant ses valeurs... et surtout en se découvrant au fil du temps et des amis rencontrés. Un petit livre intéressant mais qu'on oublie assez vite malheureusement, car, du fait de son petit nombre de pages, les éléments arrivent et passent très vite à la lecture. Un récit pour des ados qui ont du mal avec la lecture, ou pour aborder les problèmes dans la scolarité. 

dimanche 8 septembre 2013

Dans ma boîte aux lettres#12

Qu'ai-je reçu de nouveau dans ma Wild PAL cette semaine ? 


 In My Mailbox est un RDV mis en place par Kristi du blog The Story Siren, puis repris par Lire ou Mourir.. Le principe est de partager les livres empruntés, reçus, achetés...

Cette semaine, je me suis offert quelques coupaisn à Gibert car copine Miawka m'avait fait très envie avec les bonnes occasions trouvées :P Du coup, j'y ai mit mon nez, et j'ai évidemment fouillé du côté des petits éditeurs. Ouille : toutes les occas' dispo aux prix les + intéressants sont parties dans mon panier !  Ce furent donc 6 livres qui sont arrivés pour 28€. Plutôt pas mal ! Seul Luz était en mauvais état et ne valait pas son prix presque neuf. Sinon, Contractos (thriller Scrineo) à 3,50€, c'est que du bonheur ! J'en ai profité pour craquer pour un livre dans ma Wishlist depuis presque un an : Les Faucheurs sont les Anges ♥ 



Scrineo Contractors - Marc Wilhem
Bragelonne Les faucheurs sont les anges - Alden Bell
Griffe d'EncreExpéron - Hélène Cruciani
Urbik/Orbik - Lorris Murail
Syros
Soupçons - Hervé Mestron (déjà lu!)
Luz - Marin Ledun








+ Les livres et ENC apportés par ma collègue ♥

Les Grandes Personnes 
A comme Aujourd'hui - David Levithan
Mon été mortel - Jack Gantos
Gallimard Jeunesse

La dernière petite enveloppe bleue - Maureen Johnson
Michel Lafon 
Le Dernier Royaume, acte I - Morgan Rhodes


Et une mention spéciale aux marques pages Feeling Good gagnés sur le blog de Fleur Hana et que je n'avais pas montré, honte à moi ! Envoyés hyper rapidement et bien qu'un peu petits, ils sont juste trooooooop mignons, je les aime beaucoup. J'ai hâte de lire les récits et d'en découvrir un peu plus ♥ 
Je suis ravie d'avoir gagné ton petit concours bien original et t'envoie des bises ! Merci !! 

samedi 7 septembre 2013

On my Wishlist#2


"On my WishList " est un petit rendez-vous sympa lancé à la base par Book Chick City  ,
et Chica Nessita du blog A l'Abordage de la Culture a repris le principe pour les bloggeurs français.Pour ma part, je l'ai découvert chez Preskilia  et sa librairie foisonnante de bons avis ! 
Le principe :
**  Il a lieu tous les samedis et permet dans sa version originale de faire un récap' de tous les livres que l'on voudrait désespérément ajouter à notre PAL, qu'il s'agisse de parutions récentes ou non.
** Le RDV français concerne UN livre qui se trouve sur notre Wishlist : votre découverte de la semaine que vous piétinez de vous acheter ou ce livre que vous voyez régulièrement sur les blogs des copinautes ou dans votre librairie, qui vous fait envie mais pour lequel vous n'avez pas encore craqué !!
** UN seul livre permettrait d'argumenter un peu les choses au lieu de donner "simplement" une liste ! Alors on se lance, et en espérant  que vous serez nombreux à aimer aussi l'idée et à jouer le jeu! ;-)


Je vous ai parlé de Silence, de Benoit Sévérac, un excellent roman-société chez Syros, collection rat noir. La suite est annoncée, et elle est sortie hier, soit le 5 septembre 2013. En savoir plus sur le site de l'éditeur. 

Un petit village viticole alsacien où tout le monde se connaît. Des vignes tronçonnées. Un accident de la route suspect. De vieux secrets de famille.Neuf mois après l'accident qui l'a rendu sourd, Jules passe ses vacances avec sa famille en Alsace. Il sympathise avec Rémi, un jeune sourd de naissance dont il devient inséparable, et cherche à se faire remarquer de la piquante Camille, quitte à se mêler de ce qui ne le regarde pas…

Il me fait très envie, retrouver Jules et le voir évoluer dans ce nouvel environnement ne me déplairait pas ♥ 

jeudi 5 septembre 2013

Les sentinelles du futur de Carina Rozenfield

Les sentinelles du futur
Carina Rozenfeld
Syros - Soon
Ma note : 3/5 ♦ 256 pages ♦ 16,50€ 

Résumé éditeur : 
2359. La Terre est à l'agonie. Mais à New York, une poignée de femmes et d'hommes qui se déplacent dans le Futur l'ont promis : l'avenir est radieux, ils l'ont vu de leurs propres yeux. Le jeune Elon, élève à l'Académie et doté d'un pouvoir exceptionnel, rêve d'entreprendre ce voyage vers une époque meilleure. 2659. Un ennemi invisible a attaqué la Terre. Nuts est une survivante. Sa ville est en ruine, la planète entière est dévastée. Et si le seul espoir possible venait du passé ?

Ma lecture :
Mon avis fut mitigé après cette lecture... Le livre avait du potentiel et il traite différents sujets que j'apprécie, mais j'y ai malheureusement retrouvé trop de clichés, et une certaine facilité dans l'écriture... 

Pour commencer, l'intrigue tournée autour des voyages dans le temps, croire en l'avenir et se confronter à la désillusion, est bien trouvée et originale : la société construite autour de ces voyages, les complications que cela implique, l'enseignement tourné autour des sentinelles du futur... C'était un point encore jamais exploré, juste un peu mince pour être le pilier d'un roman, car elle a été vitre écrasée par d'autres parties de l'histoire. 
Le message adressé aux jeunes pour protéger l'environnement et la planète est toujours appréciable pour un roman écrit pour une telle tranche d'âge. C'est le gros atout de ce livre : l'intrigue tournée autant sur les voyages dans le temps, que sur l'écologie. Le message adressé ... Même si, malheureusement, il n'est pas très subtil. 

L'écriture m'a semblé être un mélange de différentes intrigues ( futur, écologie, voyage dans le temps, entraînement militaire au pilotage...) qui tenait presque du résumés de précédentes intrigues : comment ne pas penser à Ender pour l'entraînement de l'académie, et à Avatar pour la description ... de ce qui touchait le plus à l'écologie et à la nature (dit sans spoiler !). Je n'ai pu passer sur ce manque d'originalité dans la description qui n'a pas réussi à m’empêcher de penser à ce film. 
Du côté de l'intrigue, elle va trop vite : les héros deviennent trop rapidement des symboles mais ne font pas vraiment d'actes pour le mériter, et ils on bien peu d'obstacles à affronter (Elon a la chance d'être bien soutenu...). Les exploits de ces enfants sont faciles (grâce à un don, du génie) et jamais soumis à des difficultés qui redonneraient du regain à l'intrigue : la route est droite et non sinueuse, les actions s'enchaînent impeccablement... Trop ! C'est un peu trop simple. 

De plus les sentiments sont assez vite explicités (ce qui n'est pas utile) comme s'ils ne pouvaient transparaître dans les mots, on a pas le temps d'essayer de les ressentir. Ce que j'ai ressenti, c'est que la narration allait systématiquement à l'essentiel, que ce soit pour l'action ou pour les sentiments. On ne nous laisse pas ressentir les émotions qui sont seulement décrites... On ne vit pas à travers eux. 

Ça se lit, bien, mais sans plus...  J'ai levé ma note pour la double idée principale (voyage dans le temps & écologie) qui est toujours appréciable pour un tel public, et un roman juste assez rédigé pour. Mes ses failles et ses facilités ne plairont sans doute pas aux ados, alors que les jeunes pourraient être emportés sans les remarquer. Avec son intrigue futuriste au discours écolo, il plaira surement fortement aux 13/14 ans ! 

Nox, de Yves Grevet

Nox
Yves Grevet
Editions Syros
Ma note : 5/5 ♦ 358 pages ♦ 16,90€
 

Résumé éditeur : 
Dans une ville basse enveloppée d’un brouillard opaque – la nox –, les hommes sont contraints de pédaler ou de marcher sans cesse pour produire leur lumière. Comme l’espérance de vie y est courte, la loi impose aux adolescents de se marier et d’avoir un enfant dès l’âge de dix-sept ans. Lucen a peur de perdre celle qu’il aime, la rebelle Firmie, qui refuse de se plier à la règle. Il sent aussi ses meilleurs amis s’éloigner de lui. L’un d’eux, Gerges, s’apprête à rejoindre la milice qui terrorise les habitants, un autre, Maurce, un groupe hors-la-loi. C’est l’heure pour Lucen de faire des choix qui détermineront toute son existence. Au même moment, dans des territoires épargnés par la nox, la jeune Ludmilla ne se résigne pas au départ forcé de Martha, la gouvernante qui l’a élevée, injustement renvoyée par son père. Elle décide de tout tenter pour la retrouver.

Avant propos : Cette chronique sera rédigée selon une structure différente des précédentes, de manière plus poussée, recherchée et précisée. Ce n'est qu'un extrait du travail d'étude réalisé dans le cadre du séminaire de Littérature Générale et Comparée sur la Dystopie, pour mon travail sur le thème de "La misère comme catastrophe dans les dystopies contemporaine" sur 3 oeuvres dystopiques en différents formats : Nox, de Yves Grevet; Métronom, de Corbeyran et Grun, et Ethnicity 01. Sa taille, et son développement, en font donc un travail présenté de façon unique et inhabituelle sur le blog. 

Ma lecture : 
Yves Grevet a déjà écrit une dystopie à succès, avec la trilogie Méto sortie en 2008 et récompensée par de nombreux prix, parmi lesquels les prix des villes de Bagneux, Orly et Narbonne, et le prix Tam-Tam. Méto raconte l'histoire de soixante-quatre enfants, répartis en quatre classes d'âge (les Bleu clair, les Bleu foncé, les Violets et les Rouges), qui passent quatre années enfermés dans une grande maison aux règles de vie très rigides et méticuleusement définies, où le sport - étonnant jeu de l'Inche auquel on joue à quatre pattes, la balle entre les dents... - et l'instruction - cours de biologie et d'agriculture essentiellement - tiennent une grande place. Parmi ses enfants aucun n'a de souvenirs de son passé, mais tous sont persuadés qu'ils ont beaucoup de chance d'être hébergés dans la Maison et vivent dans la hantise que leur lit ne "craque" - les lits sont extrêmement fragiles. Car dès lors qu'un Rouge dépasse la taille réglementaire et brise son lit, il sort de la Maison et on ne le revoit plus jamais. Ce monde dystopique adressé aux enfants dès 12 ans a instauré dès lors les valeurs qui feront son écriture : des écrits sur la tolérance, les liens familiaux, la solidarité, l'apprentissage de la liberté, de l'autonomie et la résistance à l'oppression. Ses lecteurs ont ainsi découvert et assimilé le style particulier d'Yves Grevet pour attendre son nouveau livre, Nox, sorti en 2012. Très bien reçu par les collégiens, il a reçu la pépite d'or, prix du salon du livre jeunesse et de la presse de Montreuil en décembre.

L'originalité de ce nouveau titre de dystopie, est que les enjeux sont tournés sur le quotidien des membres de cette société plutôt qu'une catastrophe ou un évènement fantastique. Sa force, c'est le courage de ses personnages pour affronter leurs destins parmi les autres, dans une société où la misère s'ignore. Dès les premières pages du récit on découvre les éléments qui font de ce récit un livre dystopique : on est plongé dans ce monde dans le noir, à l'aveugle, où le héros, Lucen, doit pédaler pour écrire son devoir. Le sujet de ce devoir pour l'école, "Pourquoi faut-il accepter sa condition sociale?" et les réactions qu'il provoque nous montrent habilement les règles de cette société lorsque sa mère répond "Tu dois marquer : Premièrement, parce que ne pas avoir à faire des choix, ça évite d'en faire des mauvais. Deuxièmement, parce que c'est plus simple de faire le même métier que ses parents, puisqu'on baigne dedans depuis tout petit et qu'ils peuvent nous former et nous aider. Et enfin, troisièmement, mais il y en a sans doute d'autres, parce qu'un monde où personne ne désire la place de l'autre est un monde sans conflit." ce à quoi le père rétorque "C'est exactement ce que les professeurs veulent entendre et tu le sais bien, Lucen, ils veulent juste que tu récites le cours. N'essaie pas de te distinguer des autres. Reste dans la norme, tu éviteras les problèmes." Ensuite, le héros raconte comment fonctionne l'énergie mécanique qui les alimente en lumière, grâce aux chainettes qu'ils ont attachés aux pieds depuis toujours. Dans ce monde, tout est fait pour s'orienter dans le noir, comme les codes attacher aux murs, avec des noeuds différents pour s'orienter en reconnaissant la rue. Le terme dystopie se justifie lorsqu'on voit que le bien être du groupe passe avant celui de l'individu avec, notamment, la manière de fonder une famille. Les jeunes filles de dix sept ans doivent être déjà enceintes lorsqu'elles épousent leur compagnon, profitant que leurs parents quittent exprès le domicile familial tous les dimanches pour leur laisser l'occasion de procréer. L'espérance de vie étant très courte à cause du nuage de pollution, les filles ne pouvant tomber enceintes doivent quitter la ville, et toutes celles qui le peuvent doivent se marier le plus tôt possible pour passer leur vie à mettre au monde des enfants qui ont peu de chances de survivre à cause des problèmes respiratoires.

La milice est un élément très important de l'intrigue, puisqu'elle terrorise les habitants de la ville qui n'osent sortir de chez eux après la nuit tombée. Une résistance se crée pour s'opposer à eux et les enfants doivent choisir dans quel camps s'enrôler : ceux de leurs pères, farouchement engagés, ou ceux qui défendent les principes auxquels ils croient. Gerges est le fils du chef de la milice, il est obliger de rentrer dans ses rangs et de perpétrer des violences contre les habitants de sa ville avant de trouver le courage pour choisir son destin. Après les mariages imposés et arrangés entre les niveaux sociaux des familles (la place occupée dans l'altitude du village expliquant le niveau social de la famille, se dégradant
plus elle se trouve en bas de la pente, dans la Nox.) ce sont aussi les misères du marché noir et du réseau de travail clandestin que l'on découvre. Les échos à des passages de l'Histoire de la France et du monde sont nombreux et imposent au jeune lecteur de réfléchir, en accord avec les principes que cherchent à défendre l'auteur, comme la lutte contre l'oppression avec la description de la milice totalitaire ou la solidarité entre ces enfants que tout oppose en grandissant.

La misère de ces nouvelles sociétés
Dans Nox, de Yves Grevet, le monde n'est pas en danger, et Lucen, habitant de la ville du dessous, découvre cependant la lente catastrophe qui arrive à sa ville : tous vivent dans la misère et le brouillard de pollution alors que les habitants du haut, ceux qui sont au dessus de la Nox, vivent dans la richesse et l'opulence. Tout oppose ces deus sociétés, une opposition qui prend forme dans l'énonciation elle-même. On remarque en effet que les mots sont écorchés dans la société du dessous : tous les prénoms, comme Lucen, Gerges, Firmie, et Katine, ont perdu des lettres, comme le pain devenu "pan" et toutes les denrées élémentaires qui sont créées artificiellement, avec des goûts de synthèse. Lorsque les enfants de la ville basse et de la ville haute se rencontrent, ils comparent et découvre ces différences de langage "Je comprends tout à coup qu'à l'instar des produits de consommation, nous ne sommes considérés que comme de bonnes imitations des originaux. Nous ne méritons donc pas de porter un prénom complet." Lucen, enfant pauvre, reçoit une nuit la fille venue de la ville d'en haut, et celle ci à son tour découvre son monde fait de pauvreté et de compromis "Je profite de la semi-pénombre qui règne dans la maison pour glisser un médaillon en or sous l'oreiller de Lucen. Même si, pour eux, cela représente beaucoup d'argent, pour moi ce n'est qu'une manière un peu facile de payer ma dette. A cet instant, je me fais le serment que bientôt j'agirai vraiment pour eux et ceux qui lui ressemblent. Je découvre en m'approchant de la table du petit déjeuner que c'est mon ami qui fournit l'éclairage en pédalant. Le haut de son corps est parfaitement immobile et il parle sans s'essouffler. Sa petite soeur me tourne autour. Elle veut absolument voir mes cheveux. Je défais mon foulard et elle plonge son nez dedans pour les sentir. Je suis pour elle comme un animal de zoo. Je sens les parents fébriles. Tant que je suis là, je représente pour eux un danger. La mère me donne un petit pain sombre que je parviens difficilement à avaler tant le goût est désagréable. Je me force pour ne pas la vexer."

Dans ce roman, la misère est tout l'enjeu, puisque ceux d'en bas vont se battre pour répartir de façon égale les richesses et sortir de leur situation sociale. On la retrouve principalement dans la très courte espérance de vie, le caractère dénaturé des aliments et des mots, allant même jusqu'à écorcher les prénoms, et la difficulté à trouver du travail pour subvenir aux besoins de sa famille.

Une société prospère basée sur le malheur du plus grand nombre
Dans Nox, les habitants de la ville d'en haut, ceux qui ne sont pas oppressés par le nuage de pollution, vivent dans la richesse extrême, ils ne manquent de rien, ni de denrées ni d'énergie. Les enfants apprennent à l'école qu'ils ont naturellement acquis cette situation et on leur occulte qu'il existe une société à l'opposé, extrêmement pauvre, ou des habitants, surtout des jeunes enfants, meurent tous les jours à cause de l'effort ou du nuage de pollution qui gangrène leurs poumons. La ville des riches étant placés en hauteur, lorsqu'ils pointent le regard vers le bas, à la place de la Nox ils ne voient que des champs de fleurs mauves à perte de vue, un hologramme créé artificiellement pour que tous ignorent comment ils survivent, pourquoi ils ont droit à tant de richesses à se répartir pour si peu d'habitants, et où se trouve la face cachée de leur société idéale. Il n'y a qu'en traversant les champs de fleurs mauves qu'ils peuvent découvrir la vérité, et ainsi, menacer l'ordre établi... Afin de décrire au mieux la situation de misère que la plupart des gens tentent d'ignorer, la
nourrice du personnage riche, Ludmilla, écrit et laisse des lettres qu'elle lui laisse. Ainsi, aussi de cette manière que l'on découvre encore plus de particularités de ce monde pauvre, mais surtout dystopique "[les coivistes] ce sont des gens qui prônent la liberté d'habitation (Chacun Où Il Veut), la solidarité et l'ouverture des frontières entre les zones. On les appelle aussi les réunificateurs. Ils réclament un partage équitable des richesses entre les riches et les pauvres. Ils sont persuadés que la cohabitation est possible et que les ressources sont suffisantes. On trouve dans leurs rangs aussi bien des gens d'en haut que des gens d'en bas. "
Sous la Nox, du côté de Lucen, le héros, cette société fondée dans la pauvreté voit apparaître des opposants de plus en plus virulents contre cette répartition inégale des richesses qui vont jusqu'à recruter de force des créateurs et poseurs de bombes (les Coivistes). Ces bombes visent les miliciens et les lieux de vie pour des actions choquantes, invitant les habitant à se rebeller contre leur mode de vie, contre les miliciens, et contre les habitants d'en haut. Ce sont sans doute les bombes et les actions extrémistes des groupes de miliciens qui vont renverser le monde de Lucen et le mettre en danger. Mais surtout, ces actions vont atteindre leur but et véritablement ébranler l'accord instauré entre les deux sociétés, même s'il est inégalitaire.

Entre ces gens d'en haut qui ignorent l'existence du monde d'en bas, et ceux qu'en bas qui vivent de façon complètement opposée à ceux d'en haut, c'est un conflit qui se prépare pour savoir si les richesses seront redistribuées de façon plus égales. Outre la question de l'énergie mécanique, l'idée est d'imaginer aussi comment vivraient les deux sociétés une fois réunies, ) savoir s'ils auraient assez de denrées pour les distribuer à tous les habitants, et de travail pour réorganiser une nouvelle société les alliant.
Nox est un récit bouleversant qui pose des questions sur la société, son avenir, et les lois absurdes et totalitaires dans laquelle elle pourrait tomber. Un roman aussi qui montre aux enfants qu'en grandissant, ils deviennent maître de leurs choix, et de leurs destinées, quelque soit les règles de société qui leurs sont imposées.

vendredi 9 août 2013

Silence de Benoit Sévérac

Silence
Benoit Sévérac
Syros - Rat Noir

Ma note : 4/5 ♦ 160 pages ♦ 13€ 

Résumé éditeur : 
Un faux pas. Une vie qui dérape. Et, tout à coup, le silence. Un roman de Benoît Séverac touchant et terriblement juste, qui fait prendre conscience au lecteur des méfaits de la drogue à travers une histoire très singulière.
Jules revient tout doucement à lui dans la chambre d'hôpital où il est soigné. Il n'entend plus. Les vertiges et les maux de tête qu'il ressent l'empêchent de réaliser tout ce que cela implique. Dans le silence avec lequel il va devoir apprendre à vivre, il reconstitue peu à peu la succession des événements qui l'ont conduit là. Pour être en paix avec lui-même, doit-il parler ou se taire ?

Ma lecture :
Avec Silence, j'ai découvert un très bon court roman-société sur le handicap et la drogue, qui décrivait assez bien, pour les adolescents, le fonctionnement d'un réseau de dealers qui pourrait être parmi nous, parmi les jeunes.
Mais c'est aussi un roman sur amitié et la remise en question, traitant de la frivolité d'un amour de jeunesse, la solidarité des proches inattendus(profs, parents, sœur, cousine...) ou les rapports d'amitié discrets entre copains. La grande part donnée à l'amitié, vue, par une fois, du côté des garçons, met en valeur les sentiments de proximité qui sont à peine effleurés, dans les non-dits, provoquant des doutes, des incertitudes et des suppositions. On retrouve, enfin, la vision intéressante et inédite d'un handicap peu abordé : la surdité. 

En y réfléchissant... dans quel livre en avons-nous entendu parler ? Pense-t-on souvent que la surdité peut influer l'oreille interne et donc l'équilibre ? Savons-nous des éléments sur la rééducation ? Non, surement, mais grâce à ce petit livre, Silence, nous allons en apprendre plus sur tous ces éléments. 
C'est un joli plaisir, une instruction intéressante et surement nécessaire pour mieux comprendre notre entourage, et des personnes pouvant vivre une situation similaire. 

Des Textes et récits touchants, qui sont peut être prétextes à une critique de la société, mais celle-ci passe si bien auprès de notre cœur durant cette lecture, qui apprend, simplement, les risques des travers de notre société : classes sociales, jeunes et leur univers, dealers, non dits, mensonges et duplicité... et surtout, un ouvrage matière à un avertissement aux mots parfaitement maîtrisés. Silence est à découvrir pour et à faire lire aux ados comme un message autant de prescription, que de tolérance.

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