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mardi 20 janvier 2015

Au Delà Des Etoiles de Beth Revis

Au Delà Des Etoiles
Beth Revis
Editions Pocket Jeunesse

Ma note : 4/5 ♦ 448 pages ♦ 18,50 € 


Résumé éditeur :
Dans 300 ans, Amy sortira de son sommeil glacé pour coloniser une nouvelle planète avec d'autres volontaires. Mais, bien avant la fin du voyage, Amy est débranchée .. On a tenté de la tuer. 
Peut-on survivre dans un vaisseau où règne le mensonge ?


Ma lecture :
Grande amatrice de Science Fiction d'avantage en matière de films que de romans, j'avais hâte de découvrir ce récit particulier, puisqu'il fait partie des seuls rares livres mettant en scène des personnages dans un vaisseau en plein voyage. Cryogénisation, calculs temporels, sauts générationnels et objectifs de conquête spatiale fond de ce livre une histoire solide, où toutes ces petites touches de science fiction sont distillées efficacement. L'histoire de cette jeune fille réveillée avant la fin du voyage qui doit affronter cette nouvelle société développée à bord d'un vaisseau est digne d'une série de science fiction et promettait de vivre une belle aventure. Et je n'ai pas été déçue ! L'écriture de Beth Revis, simple mais aux idées originales fût une très belle découverte  ! L'enquête bien vite commencée par Amy et Eldest, le premier homme qu'elle vit en se réveillant, rend tout de suite l'ambiance de ce Huit Clos spatial très angoissante. On rencontre petit à petit les hommes qui sont peut être les seuls survivants de l'espèce humaine, descendants des habitants d'une Terre quittée il y a 200 ans et dont on ignore le sort, et on curieux de découvrir leur Histoire... Notre avidité sera comblée, puisqu'on va découvrir, au fil de notre lecture, et grâce aux explorations d'Amy, des personnages aux coutumes étranges ...

Lorsque, dans la première partie du roman, on découvre le monde qu'Amy quitte, grâce à ses pensées qui nous sont narrées, on a déjà envie d'en savoir plus sur les nouveaux fonctionnements mis en place sur Terre. Mais on aussi très envie de découvrir les particularités de la vie sur le vaisseau. Elder sera le prochain commandant de Godspeed, ce vaisseau de survivants, et bien qu'adolescent, il doit se former à cette tâche en tentant de résoudre seul les mystères qui l'entourent... Amy et la Terre laissée derrière elle, ou Elder et le commandement du vaisseau spatial, on est tiraillé entre les deux possibilités, les deux avenirs de l'Humanité qu'on aimerait vivre, tout comme Amy l'est à son réveil. Déboussolée et en colère, elle n'accepte pas le fait d'être bloquée entre deux vies, et cela sur plusieurs chapitres, ce qu'on comprend et vit nous aussi en tant que lecteurs. L'empathie, envers elle, grâce au découpage du récit, ainsi que les sentiments de la jeune fille, qu'on vit,  est ainsi rendue particulièrement forte et efficace.

Sur Godspeed, la micro société, aux nouvelles bases, est bien imaginée et crédible grâce à ses différentes strates sociables, réparties selon les étages du vaisseau et élaborées avec logique. Ces éléments font qu'on est avide de connaître les origines de ce système, et qui en a eu l'idée, quand, où et comment. Très vite, en se posant ces questions, on note les particularités propres à la vie sur le vaisseau qui vont nous interpeller, comme le rapport aux médicaments ou à la sexualité, particulièrement débridée, comme si les humains étaient revenus à certains instincts primaires .... Face à ces pratiques déstabilisantes, on comprend qu'Amy s'interroge sur la nature de sa relation naissante avec Elder : peut-on parler d'amour, dans un contexte où il semble être si différent ? L'amour tel que le connaissait Amy existe-t-il encore ? Perdue entre ses sentiments passés et sa découverte de la société de Godspeed, Amy s'interroge, et nous aussi ! Où cela va-t-il nous mener ?
Malgré le scénario particulièrement original et recherché, porté par des personnages sensibles et uniques, je note quelques bémols dans ce récit qui a failli me convaincre. En effet, j'ai trouvé dommage d'avoir suspecté le dénouement, qui se révèlera exact, beaucoup trop tôt lors de ma lecture. Mais c'est le risque lorsqu'on lit une aventure sous forme d'enquête : le lecteur relève des indices et fait des hypothèses parfois plus vite que les personnages, qui mènent pourtant l'investigation ... Parfois trop lentement. Ainsi, on regrette que quelques incohérences dans le récit, au niveau de l'enquête, puissent être, pour le lecteur, depuis longtemps ... des évidences !

Enfin, heureusement, la fin n'a pas été soudaine et ratée, au contraire, elle m'a paru si bien imaginée que j'aurais aimé pouvoir lire une suite. Hors, il n'est pas indiqué, dans la version française,  si le récit en possèdera une, ce qui serait pourtant particulièrement intéressant, puisque le scénario est si riche, qu'on pourrait même imaginer un film ou une série TV inspirés de "Au delà des étoiles" ! Ce serait un vrai plaisir de voir nos personnages vivre plus d'aventures encore ... Ainsi, je me pose la question : l'auteure va-t-elle développer encore son récit ? Il y aurait tellement de quoi faire ! j'ai trouvé qu'il y avait encore beaucoup de potentiel dans les idées exposées, encore plus que ce qui est mis en scène par nos personnages.

En conclusion, Au Delà Des Etoiles est un récit de science fiction entre romance et investigation, où les sentiments de nos personnages principaux sont tellement bien représentés qu'on ressent beaucoup d'émotions à leurs côtés. Entre douleur, deuil et angoisse propres à ces deux âmes perdues sur un vaisseau où règne le mensonge... Mais surtout, c'est un récit de Science Fiction plein de bonnes idées distillées adroitement ; si bien qu'on a envie de voir l'aventure se continuer ! 


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samedi 12 octobre 2013

On my Wishlist #7


"On my WishList " est un petit rendez-vous sympa lancé à la base par Book Chick City  ,
et Chica Nessita du blog A l'Abordage de la Culture a repris le principe pour les bloggeurs français.Pour ma part, je l'ai découvert chez Preskilia  et sa librairie foisonnante de bons avis ! 
Le principe :
**  Il a lieu tous les samedis et permet dans sa version originale de faire un récap' de tous les livres que l'on voudrait désespérément ajouter à notre PAL, qu'il s'agisse de parutions récentes ou non.
** Le RDV français concerne UN livre qui se trouve sur notre Wishlist : votre découverte de la semaine que vous piétinez de vous acheter ou ce livre que vous voyez régulièrement sur les blogs des copinautes ou dans votre librairie, qui vous fait envie mais pour lequel vous n'avez pas encore craqué !!
* UN seul livre permettrait d'argumenter un peu les choses au lieu de donner "simplement" une liste ! Alors on se lance, et en espérant  que vous serez nombreux à aimer aussi l'idée et à jouer le jeu! ;-)

440 pages ♦ 19,95€ 

Résumé éditeur : 
Prix Femme Actuelle 2013 - Prix du jury. Pandémies, allergies environnementales foudroyantes, dégénérescence cellulaire, stérilité... La nature a trouvé le moyen d'éliminer le parasite qui gangrène la planète depuis trop longtemps : l'homme. Au travers de ses rêves prémonitoires et apocalyptiques, Alexandra Rousseau, lycéenne, est le témoin involontaire et impuissant du sombre futur qui attend l'humanité. Elle sait qu'avant la fin de ce siècle les hommes feront face à leur extinction. Tous ? Peut-être pas... La découverte du mystérieux marqueur génétique 26 pourrait bien donner à cet effondrement de l'hégémonie sapiens un aspect inattendu.

Je suis tombé sur ce livre en librairie et (heureusement) je ne l'ai pas acheté :P Mais je l'ai gardé en tête ! Il parle d'évolution et de nature, des thèmes qui me plaisent, mais aussi de nouveau monde et de science fiction : toujours dans mes goûts ! Il a de très très bons avis sur Babelio et un peu partout, et en plus chez les nouveaux auteurs.... Une valeur sure je pense ! Même si je n'en ai encore jamais lu aucun de cette maison d'édition bien particulière (où un comité de lecture élit les lectures qu'il souhaite voir édités), je pense qu'il doit être très bon ! Affaire à suivre... 

mardi 20 août 2013

Projet Harmonie de Christophe Nicolas

Projet Harmonie
Christophe Nicolas
Editions du Riez - Sentiers Obscurs
Ma note : 4/5 ♦ 330 pages ♦ 19,90€ 

Résumé éditeur : 
Yannick Diaz, journaliste dissident, vient de perdre sa place au Républicain suite à l’écriture d’un essai sur les médias qui n’épargne personne. Depuis son malaise en direct sur le plateau d’un débat télévisé, d’étranges images se bousculent dans sa tête : l’épidémie de grippe qui s’étend en Amérique latine, le visage bouffi du ministre de l’Intérieur et le nom d’un laboratoire… LAMIPROH. D’où viennent ces souvenirs qui ne sont pas les siens ? 
 À peine évoque-t-il ses visions que son confident est assassiné. Accusé du meurtre, la police aux trousses, il doit trouver les preuves de son innocence. Mais il y a plus en jeu que son seul avenir. Peut-être celui de l’humanité tout entière… 
 Après Un Autre, Christophe Nicolas nous démontre une nouvelle fois sa grande maîtrise du suspense avec ce thriller frénétique.

Ma lecture : 
Je serais bien restée plus longtemps aux côtés de Yannick ! Même s'il m'a fallu quelques pages pour l'apprécier après tous ces instants narrés par d'autres personnages, qu'on aimait suivre également, même s'ils étaient très nombreux, parce qu'ils apportaient les informations essentielles à l'histoire. 
Mais Yannick est le héros qui se sauvera lui-même en changeant (et sauvant ?) le monde. Paumé parce que trop droit, et courageux, ses valeurs donnent envie d'en faire un ami. 

La découverte du métier de journaliste, vu de l'intérieur (après Manon Melmann chez In Octavo...) est toujours un plus : on croit qu'on va en apprendre plus sur un métier qui fait rêver... mais on est confronté à la théorie du complot, et dès le départ, c'est un comme un test : on doit accepter les idées et la fougue révolutionnaire de Yannick, ou bien passer son chemin !

Puis vient le bouleversement de trop dans sa vie : après la descente dans sa carrière, il devient l'étonnante victime d'un trouble... l'incitant à se rappeler des souvenirs qui ne sont pas les siens ! des souvenirs semblant prévenir d'un danger. C'était une entrée dans le fantastique encore inconnue pour ma part, cette manière d'utiliser les souvenirs, et je suis ravie de l'avoir découverte ici... 

Nathalie arrive dans l'intrigue comme un cheveu sur la soupe : tout d'un coup, on est confronté à son histoire. Mais on aime très vite, et tellement la suivre... Qu'on va peut être trop l'aimer ? Après tout, elle représente l'humanité et le cœur dans ce récit, le côté citoyen lambda, loin des préoccupations politiques et des grands discours sur l'avenir hypothétique. 

Avec les quelques sauts dans le temps, malgré qu'ils soient peu fréquents, on est quand même déstabilisé et facilement perdu. Malgré cela, on prend plaisir à découvrir les personnages secondaires et les rouages de l'intrigue. J'ai senti que quelques passages pouvaient être à la limite de l'erreur dans la narration, mais ne m'en rappelant pas précisément, je suppose qu'ils n'étaient pas si gênants. 

Du côté des grands méchants, on découvre un chef mystérieux à souhait, qui nous permet de faire des hypothèses et d'imaginer qui l'on veut derrière son bureau. Ses hommes de main sont terrifiants et efficaces comme on s'y attend dans ce genre de situation, et avec des hommes à la formation militaire. Ils nous laissent aussi dans des doutes constants, et on ne peut que deviner par qui ils sont engagés. 

Les coulisses de l'intrigue, et de ce qui nous a amené (nous et Yannick) dans une telle aventure, sont intéressants à lire, surtout vu du point de vue des regrets et des remords... rappelant aussi que l'intention et le cœur font que jamais un destin n'est fixé pour toujours. Enfin, la grippe, indice de l'intrigue, force à penser à ceux qui ont pensé à certaines dérives et ont déjà tiré la sonnette d'alarme. 

En fait, j'ai vraiment apprécié l'idée principale, mère de tous les enjeux, tournée autour de l'asservissement et, pour ne pas spoiler, qui nous laisse aux portes de la Science Fiction. On voit la structure qui pourrait être facilement mise en place, étonnante d'efficacité et surtout très discrète. 

Ce thriller futuriste, si bien nommé, aura su m’entraîner dans des dérives qui ne seront jamais prémices à notre avenir, je l'espère, et même si celles-ci m'ont dérangée et un brin effrayée, la façon dont elles étaient amenées me fait conclure que Projet harmonie était un très bon moment de lecture. Savoureux et ambitieux, il a su m'entraîner dans un genre que je n'apprécie pas particulièrement d'habitude, en m'assénant une bonne claque, doublée d'un suspens constant tout du long de l'aventure. C'est une lecture que je conseille à tous qui savent s'accrocher pour vivre le frisson du pire imaginé, et de l'action !


dimanche 2 juin 2013

Critique Zoanthropes de Matthias Rouage

Critique Zoanthropes 
Matthias Rouage
Editions Scrinéo


Shina Sirkis vit dans un monde futuriste où les Zoanthropes, créatures hybrides mi-hommes mi-bêtes, sont traqués par les humains. Le jour de son entrée à l'université, elle est angoissée... Son amie vient de se transformer et a été abattue par son père, un intervenator. Elle sait que si le test de dépistage obligatoire s'avère positif, il n'hésitera pas à tuer sa propre fille...

Je suis très contente d'avoir découvert Zoanthropes. Je n'aurai pas voulu passer à côté de cette découverte ! 
Scrinéo propose une fois de plus un récit et un univers uniques. Dommage que ce roman n'ai pas bénéficié du même soin tout du long ... 

J'ai trouvé la première partie particulièrement travaillée, offrant au lecteur un bel univers, poussé et bien imaginé. Ce fut un plaisir à découvrir. Même s'il n'y a pas d'indication sur l'époque ou le temps, les détails sont minutieux et foisonnants, ce qui permet d'imaginer parfaitement ce monde futuriste : rien n'est laissé au hasard. On peux le supposer en tout cas ! 
J'ai apprécié de découvrir précisément l'évolution de la société et l'histoire de la race des Zoanthropes, et leur "non cohabitation" avec les humains. Le conflit entre les deux races est bien expliqué, et ressenti, surtout grâce à Shina et à son père, puisqu'elle a été élevée dans la haine envers ces moitié humains, moitié animaux. 
La description des personnages et de leur caractère était assez imagée pour faire connaissance avec leurs personnalités et permettre d'apprécier de vivre ces aventures en leur compagnie. 
Les relations et les enjeux sont également instaurés dès le départ, puisqu'on comprend vite que l'endoctrinement des humains contre les Zoanthropes est forcément exacerbé... 

Mais au contraire, lorsque les points de vues, et les préjugés, se voient retourner, tout devient vite beaucoup moins logique, et donne un aspect de manque de travail sur le roman. En effet, alors que le début annonçait une lecture aussi délicieuse qu'originale, la deuxième partie m'a malheureusement semblé ... bâclée. 

Le travail minutieux n'a pas continué. j'ai commencé à voir des petites erreurs s’égrener comme si la relecture s'était stoppée, ou l'attention relâchée. J'ai ressenti une confusion au niveau des personnages. Des caractères se mettant à changer, des réactions inattendues, et certains devant... insupportables. 
(Le passage de la boîte de nuit m'a paru "ridicule" : un gros exemple de dérive inattendue chez les personnages !) 

L'intrigue a avancé bien trop vite, une importance démesurée à été donnée à Shina, tout s'accélère... On perd toute la logique qui était si précieuse au début du récit. J'ai commencé à anticiper les événements : j'ai à la fois manqué de surprises, et été assommée sous celles ci... lorsqu'ils s'agissait de changements inattendus chez les personnages. J'ai eu l'impression plus d'une fois d'avoir raté  un épisode, et parfois d'en relire certains. Étrange impression lorsqu'on se dit que tout allait trop vite, mais qu'on aurait voulu que cela aille moins vite... Le récit aurait-il mérité d'être d'avantage travaillé dans deux livres lui rendant hommage ? 

Malgré l'effort qui aurait dû être constant, j'ai quand même apprécié ma lecture, et, comme je l'ai dit, je suis heureuse d'avoir découvert Zoanthropes. Cependant, je suis mitigée, car j'ai envie de lire la suite pour découvrir plus de chose sur ce monde, mais je n'ai pas très envie de retrouver les personnages qui m'ont trop surprise, dans le mauvais sens. 

Ma note : 3/5

jeudi 2 mai 2013

Critique Les variants, Robison Wells

Critique Partenariat 
Les Variants


Benson Fisher, orphelin, après avoir déménagé de très nombreuses fois et avoir testé de multiples familles d'accueil, est accueilli dans le collège de Maxfield. Très vite, il découvre qu'il n 'y a pas de professeurs, de cours, ou de consignes. Les élèves sont livrés à eux même et peuvent faire ce que bon leur semble, tant qu'ils respectent le règlement. Le groupe d'élève du collège s'est organisé : ceux qui veulent suivre le règlement sont devenu "La Société", ceux qui souhaitent n'en faire qu'à leur tête sont "le Chaos" et ceux qui ne souhaitent pas se décider de façon si tranchée sont "les Variants". Des enjeux se détachent alors : que se passe-t-il lorsque les élèves sont "arrêtés" parce qu'ils n'ont pas respecté le règlement ? Qui les arrête ? Pourquoi ne peut-t-on pas sortir de ce collège ? Pourquoi sont-ils tous réunis pour faire semblant de suivre des cours tous plus absurdes les uns que les autres ? Et pourquoi y a-t-il un cimetière dans l'enceinte du collège? Vous n'en saurez pas plus sur les multiples particularités du récit, elles sont si nombreuses et bien amenées, que je vous laisse le plaisir de les découvrir sans trop vous en révéler... 

Ce livre laisse, en le refermant, des incertitudes, des doutes, des hypothèses... Comme ce qu'a ressenti Benson et ses camarades, ou comme ce que nous avons ressenti tout au long de notre lecture. Étonnamment, l'ambiance du collège n'est pas malsaine, alors que les étranges conditions l'imposeraient. Comme les étudiants très bien intégrés et habitués, on est mit à l'aise, et comme eux, on finit par trouver agaçant Benson, de le voir chercher à s'enfuir du collège !  

Le style de l'auteur est très simple dans le sens de proche du lecteur, c'est à dire qu'on a l'impression d'être dans la tête de Benson, d'avoir les informations qu'il veut nous donner, souvent en direct. Ce style est direct, vif, incisif et percutant. On devient très vite ami avec Benson, en adoptant ses idées et son impatience... C'est un personnage facile à apprécier. Comme la plupart des autres personnages, qu'on prend plaisir à découvrir. Ils sont nombreux, mais je n'ai pas été gênée par ce nombre et j'ai pu sans problème me rappeler qui ils étaient grâce aux nombreuses informations très régulières de l'auteur sur les "gangs". 

Une intrigue incroyable, où les évoluions nous emmènent de surprises en surprises, faisant passer le récit du surnaturel à la science fiction... Les complexités des relations humaines sous huis clôt ne sont pas poussées à leur paroxysme de leurs possibilités, mais c'est un choix judicieux : nous n'avons qu'une vue des rapports qu'entretient Benson avec ses proches : comment évoluent ses amitiés, ses attirances, et surtout sa confiance accordée aux autres élèves. 

Mention spéciale pour les matchs de paintball (le sport pour les élèves de Maxfield) qui ressemblaient plus à des matchs d'airsoft de par les scénarios et les multiples tactiques... Connaissant un peu la chose, j'ai forcément eu un petit coup de coeur pour ces parties du récit en particulier qui, même si elles pouvaient être répétitives, ne m'ont pas ennuyé une seconde ! 

Les Variants est un livre étonnant, sans cesse surprenant, qui se lit très vite puisque les retournements de situations s'enchainent aussi vite que les découvertes sur le collège. Mais c'est un livre surtout absolument déroutant. Une série qui me ferait acheter le tome 2 dès sa sortie, vivement Novembre 2013 ! Un excellent moment qui restera longtemps dans ma mémoire comme un des livres qui m'a le plus retourné la tête ! Une délicieuse déroute, un délicieux suspens, une aventure exceptionnelle, inoubliable. Qui fait dire "encore" avant même d'être arrivé aux dernières pages.
Ma note : 4/5 J'ai frôlé le coup de coeur, je VEUX la suite !!! 

vendredi 1 février 2013

Critique Player One, de Ernest Cline

Player One
Ernest Cline
Michel Lafon


Quatrième de couverture : 
Nous sommes en 2044, et la Terre n’est pas belle à voir. Les ressources manquent et les conditions climatiques sont catastrophiques. Comme la majeure partie de l’humanité, Wade Watts passe son temps dans l’Oasis, un monde virtuel où chacun peut faire et être tout ce qui lui chante. Pour oublier la réalité. Oublier les coups de sa tante qui l’a adopté et la misère dans laquelle il vit. Et comme la majeure partie de l’humanité, Wade rêve d’être celui qui décrochera le ticket gagnant de la grande loterie. 
James Halliday, le créateur de l’Oasis, est mort quelques années auparavant sans laisser de successeur. Pour décider du sort de sa fortune, il a créé une véritable chasse au trésor qui guidera les plus rusés vers l’énigme finale. Battre des records à Pac-Man, réciter par cœur des paroles de Devo, ou trouver les failles des jeux vidéo cultes : voilà l’unique moyen d’accéder à son héritage colossal. 


Des centaines de personnes ont essayé, en vain. Joueurs invétérés ou grands organismes mondiaux corrompus, tous s’y sont cassé les dents. Wade se dit qu’il serait peut-être capable de relever le défi. Et il résout la première énigme. Mais l’aventure ne fait que commencer, car d’autres joueurs se joignent à la partie. Ils ne reculeront devant aucun meurtre ni aucune trahison pour obtenir la victoire. Wade n’a plus d’autre choix s’il veut survivre : il doit gagner.ERNEST CLINE est de religion geek. Après une carrière de cuistot dans un fast-food et d’employé de vidéoclub, il est retourné à ses premières amours et a écrit le scénario de Fan Boys, film nerd par excellence. Avec Player One, il nous livre son premier roman.


Mon avis : 
La grande nouveauté de cette future parution, c'est l'originalitéL'idée hors du commun qu'a eu Ernest Cline. Enfin les fans de jeux vidéos vont avoir un roman qui leur est dédié, enfin on va pouvoir trouver en rayon un roman sur les jeux vidéos ! Mais ce n'est pas que ça, c'est une bible sur les références des années 80, que ce soit en jeux vidéos, ou jeux de rôles, mais aussi musiques, livres et séries tv. 
Qu'on se le dise dès le départ : Player One aura SON public et ne séduira pas tous les lecteurs. Bourré de références tout du long, on adhère, on est charmé, et entraîné, ou non. Alors que les fans des années 80 et de l'historique du jeu vidéo vont s'éclater, le trop grand nombre de références souvent obscures pour les non-initiés en rebutera quelque uns. 

Pour ma part, j'ai passé un bon moment même s'il y avait trop de références à expliquer dans de longs, trop longs passages. De plus, il m'a bien fallu 100 pages pour trouver un intérêt supplémentaire au livre, en plus de l'originalité, soit pour que la véritable intrigue commence. J'aurai aimé que le monde futur (si proche de nous) soit d'avantage décrit, avec plus de détails, et que des idées si bonnes soient d'avantage développées (pourquoi tant fuir dans l'OASIS ?).Quelques très bonnes idées sont seulement effleurées mais pas développées(c'est qu'il y a encore du potentiel à exploiter qui m'a séduite!), alors que d'autres choses sont trop faciles. Comme l'absence de difficulté à vivre totalement coupé du monde ou le piratage à la portée de presque tous...Les longueurs ne m'ont pas fait renoncer, mais certains passages vides ou trop longs, auraient pu être enlevés. 


Néanmoins l'histoire de "la chasse à l'oeuf de Pâques" est crédible du début à la fin, le plus intéressant étant à mon goût l'idée de partir d'un personnage hyper novateur (à la Steeve Jobs) et les "à côtés" de la quête, sur lesquels tombent Wade, ou qu'il déniche, qui lui donnent particulièrement, à ces instants, un côté "personne unique". 
Il n'y a pas trop de mots inventés, ou de nouveaux acronymes et concepts, ce qui fait qu'on ne s'y perd pas et qu'il est facile de très vite comprendre le monde dans lequel les connectés évoluent. On se retrouve aisément dans l'OASIS dans sa globalité, mais pas toujours danstous les petits mondes qui la composent, qui sont le domaine des fans de nombreuses séries, différents films, ou jeux, qui ont une substance et un véritable monde pour faire évoluer les connectés dans tout ce qui fait leur univers. 

Les personnages sont bien construits, bien pensés, pour être vivants à nos yeux. Heureusement, le texte n'est pas fait pour qu'on s'attache à eux, car tous sont cachés derrière leurs avatars, et même s'ils montrent leur personnalité, ça ne peut être une vraie personne qui est représentée, dans son ensemble. Il manque toujours un petit quelque chose pour en faire une personne vraiment connue, un manque exploité dans le récit et décrit grâce aux relations complexes, et parfois romantiques, que créent entre eux les joueurs-personnages. 

Player One est sans conteste LA découverte de ce début d'année grâce à l'univers sans précédent qu'il a créé. Il devra faire ses preuves et trouver son public, qui ne sera peut être pas aussi grand qu'espéré, mais il permet d'offrir ce qui manquait à la littérature d'anticipation, ou même de young adult : un livre sur les joueurs, et pour les joueurs. Qui réconciliera peut être les jeunes "geeks" avec la lecture ? A conseiller largement à vos potes ! 

Ma note : 3/5

mardi 16 octobre 2012

Critique coup de coeur La face cachée des dômes, Anne Feugnet

Critique coup de ♥
La face cachée des dômes
Anne Feugnet
Rebelle éditions



408 pages pour un texte entre dystopie et SF, 408 pages qui se lisent trop vite. La face caché des dômes est un pavé, mais un pavé excellent, qui se savoure, méritant son prix, et digne des plus grands de la SF.

Pour raconter ce qui a changé l'univers du récit, l'auteur amène habilement l'historique de ce monde et de sa catastrophe dans une rédaction écrite par Denalle, la meilleure amie de l'héroïne, Antaldys, lors de l'examen le plus important de la vie des femmes dans leur dôme.  Cet examen décide qui est la jeune femme la plus douée (en sports et connaissances sur la société) et lui offre le plus grand honneur : fournir l'ovule qui permettra de créer un nouvel enfant pour la société. Car depuis que des fanatiques religieux ont perpétré un attentat rendant l'air irrespirable et que les hommes et les femmes vivent séparés dans leurs dômes respectifs, il a fallu trouver une solution pour continuer à produire la race humaine, de façon administratrice et réglementée.

Mais alors pourquoi devoir adopter ce nouveau système, pourquoi avoir séparé hommes et femmes ? Parce qu'après enquête, il a été remarqué que les divergences d'opinions entre les deux sexes étaient trop granges, et allaient causer de trop importants conflits. Le pari fut lancé : si les hommes et les femmes peuvent vivre toute une année séparés, alors ce mode de fonctionnement sera conservé...

Dans ce nouveau monde construit sous des dômes, de nombreuses problématiques apparaissent : comment se nourrir alors qu'il y a très peu de plantations et seulement deux espèces d'animaux, donc des denrées rares mais nécessaires ? Comment trouver l'espace indispensable pour vivre, construire, travailler, dans des espaces si réduits par les dômes? Comment faire une nouvelle éducation et distribuer le travail ? A qui laisser  la charge des décisions importantes.... Mais aussi et surtout : comment reproduire une race quand hommes et femmes sont séparés ?
Cette dernière question est la plus importante du roman, elle déclenchera les décisions d'Antaldys, jeune mère à qui on retire son fils, mais elle déclenchera aussi le bouleversement de cette société... 

Antaldys, le personnage principal côté femmes, est sensible plus que rusée ! Meurtrie car elle doit laisser son fils aux hommes, elle ne supporte pas la situation qui lui est imposée. Pour se révolter contre l'ordre établi, elle demandera l'aide de Denaelle et d'autres mères qui ont perdu leurs enfants de la même manière. 

Ethan est le personnage principal côté hommes. Intelligent, intègre et trop aventureux, il a voulu avoir un enfant pour échapper à la routine qui se profilait devant lui. En recevant sous sa protection Naël, l'enfant d'Antaldys, il va vivre l'aventure au quotidien... et voir sa vie bouleversée, jusque dans ses rêves qui révéleront un mystérieux pouvoir prémonitoire. 

En 408 pages, on ne s’ennuie pas, et on ne regrette pas d'avoir ouvert le livre. Chaque personnage, même secondaire, est intéressant et attirant pour le lecteur. Les problématiques sont importantes et pourraient nous toucher aujourd'hui encore, et surtout demain, plus tard. Les thèmes sont sensibles(comme la place du père et de la mère, indissociables et nécessaires, tous deux, en tant que parents, pour un enfant) et idéologiques, avec des bribes de descriptions scientifiques pour justifier certains faits. 

Les pages se tournent avec délice et envie, envie découverte de ce nouveau monde et de toutes ses particularités, ou ses règles de fonctionnement. 

La fin du récit ouvre aux habitants de ce dôme la possibilité d'un nouveau monde, sur Terre, à l'air libre, ou bien dans un lieu surprenant... qui fait plonger le roman dans le domaine de la Science fiction !  


Je conseille à tous les amateurs de SF La face cachée des dômes, car ce premier tome peut être considéré comme un prélude à une grande épopée dans un monde technologique et ethnique totalement différents, et en avance sur le notre, et le leur, celui des dômes... 
Mais je conseille aussi et surtout ce roman aux amateurs de dystopies qui souhaitent s'interroger sur les règles de société qui peuvent briser l'idée selon laquelle les membres de la société sont entraînés dans une utopie. Antadlys et Ethan se posent des questions sur leur gouvernement et soulèvent de réels problèmes, qui ont pu être oubliés dans l'élaboration de ce nouveau monde trop parfait. 

A vous de vous poser les bonnes questions, et d'enquêter sur les failles du système... et d'accéder à nouveau aux bonheurs simples, et non de masse, à leurs côtés. 

Je remercie les éditions Rebelle pour cette découverte et félicite Anne Feugnet pour ce pavé, premier roman publié, très prometteur pour la suite... 

lundi 9 janvier 2012

Critique Bande Dessinée Coup de coeur : Métronom'

Critique Bande dessinée
Série coup de ♥ 
METRONOM'
Corbeyran & Grun
Editions Glénat 



Résumé : Dans un avenir proche, au sein d'une société totalitaire qui écrase l'individu au profit de la toute-puissance et du mensonge étatiques, une femme mène un combat pour découvrir les raisons de la disparition mystérieuse de son mari parti en mission spatiale...


Ma critique : 

L'univers : Une société totalitaire où les individus sont oppressés par les décrets et les lois qui fleurissent chaque jour. Des lois qui restreignent sans arrêt leurs liberté, les taxant et les enfermant de plus en plus. Effort individuel et cohésion sociale sont les maîtres mots de cette société, où cela se résumé par un maître mot : l'effort collectif. Ainsi le dernier décret en date vise à punir le suicide : la famille de la victime peut être soumise à des amendes ou des séjour en prison pour "l'avoir laissé faire". L'individu étant nécessaire à l'effort collectif, il se doit de rester en vie. Et de supporter les inégalités sociales et la restriction des libertés. Ainsi ont étés abolis "la liberté de pensée", les formes d'art, le droit de réunion, de se déplacer après le couvre feu ... Dans cet avenir où la société est envahie par les déchets, c'est l'entreprise "Ternett" qui se charge de l'évacuer dans de gigantesques décharges spatiales et de permettre la vie en remplaçant l'oxygène indispendable par un composé de synthèse. Quelques exemples sur cet avenir pas si lointain ...

L'histoire : "Lynn n'a pas de nouvelles de son mari parti en mission de routine dans l'espace depuis 8 semaines. Outre son désir de savoir ce qui s'est passé, elle se bat pour survivre : le salaire de son mari a été coupé depuis sa disparition !
Malgré l'omerta ambiante, elle parvient à arracher quelques informations à sa soeur en poste au ministère : la mission a été touchée par un virus, elle est de retour sur terre mais tous les participants sont en quarantaine.
L'histoire parvient aux oreilles d'un journaliste séditieux, fouineur et un peu anarchiste (par conséquent jamais publié !), qui décide d'enquêter grâce à ses contacts.
Il parvient à en apprendre plus, mais se fait vite arrêter car suspecté d'avoir envoyé au président un livre subversif racontant la dictature sous forme d'un conte pour enfant, où le temps a un grand rôle à jouer, et intitulé Métronom'…" (Srce Glénat BD)

On est de suite emporté dans la Science Fiction : un futur possible, aux technologies différentes, direction dans laquelle notre société peut évoluer. L'histoire se tient : entre éboueurs de l'espace et politiques entourant le gouvernement inaccessible, on retrouve des bases inévitables de ce genre de récit. Mais l'originalité est là, car la tension et l'oppression qui font l'ambiance de cette bande dessinée nous oppressent aussi, lecteurs. On ressent comme si on y était la cité angoissante, où rôdent les forces de police, où les droits sont peu à peu retirés, où on ne peut s'exprimer librement, créer, innover... Ou on est que suiveur et non décideur.
C'est l'histoire d'une femme qui se bat pour survivre dans un monde qu'elle déteste, et d'un homme qui enquête, avide de savoir et de rébellion, qui n'a jamais oublié son amour des arts et de la vérité.
Une histoire de complots, d'espionnages industriels et gouvernementaux, mais aussi d'évolution scientifiques.... Un brin inspiré de la saga "Alien" de Ridley Scott, par certains moments. Mais c'est pour ça qu'on attend la suite, à cause de ces scientifiques qui nous apprennent qu'Hollywood a disparu, et qu'on ne peut chercher les réponses dans la Science Fiction... Même si avec Métronom',  on adore y baigner.

Les personnages : Lynn Forester est le personnage féminin principal. Son mari a disparu lors d'une mission spatiale pour l'entreprise Ternett, et une fois sa disparition annoncée, le gouvernement a simplement gelé son sincère. Elle doit donc se battre pour trouver de l'argent afin de survivre, et surtout découvrir ce qu'est devenu son mari. Sa sœur, Lauren Stiler, travaille au ministère et lui fournit les informations qu'elle peut glaner sur Doug tout en l'aidant matériellement. Personnage complexe, elle travaille pour l'Etat et prône ses valeurs et ses lois, alors qu'elle est présente pour aider sa sœur, personnage rebelle qui ne cache pas sa désapprobation envers le pouvoir dominant. 

Mère de famille dévouée, c'est cependant une épouse triste qui découvre les faces cachées d'un époux radical et désapprobateur, mais aussi secret...  Lauren est mon personnage féminin préféré, car elle se dévoile au fur et à mesure du récit, et qu'elle provoque des retournements de situation, permettant à Lynn d'avancer... alors que Lynn est droite et constante dans son but : retrouver Doug.
Floréal Linman, journaliste pour le "vox populi", place qu'il n'a obtenu que part son ascendance, il n'a cependant jamais rien publié, car c'est un courageux gardien de la vérité et des libertés qui critique et attaque le gouvernement pour ses articles. Evidemment tous censurés. Investigateur dans l'âme mais aussi artiste peintre, il décide d'aider Lynn lorsqu'il la rencontre et apprend son histoire. Fougueux et bagarreur, il a cependant des contacts auprès des influents de la ville qui lui permettront de se sortir de nombreux mauvais pas. Mais son comportement d'artiste rebelle lui vaudra d'être repéré par la police et notamment par le commissaire Radcliff, le personnage masculin que j'ai le plus apprécié. D'abord engagé par un ministre pour découvrir l'origine de ce conte pour enfant "Metronom'", considéré propagandiste et attaquant le gouvernement et le mode de fonctionnement de la société. Ses investigations vont le mener vers Floréal, et c'est un personnage qu'on attendant pas voir prendre plus d'ampleur qui va le mener tout droit vers Lynn, et vers un autre groupe de personnages qui ont retenu notre attention  :  une troupe de théâtre. Lynn travaille avec celle-ci, sur un art jugé illicite, sans savoir que les personnes l'entourant sont les diffuseurs de ce fameux conte... Le suspens reste à son comble concernant ces mystérieuses personnes, et on aimerait vite en savoir d'avantage...

Le dessin :  Le style de cette bande dessinée représente à merveille les oeuvres Science Fiction : les dessins de personnages sont simples mais plaisants, la prouesse et le talent du dessinateur étant révélé dans les tableaux de la société évoluée, futuriste, de ce récit. Dans ces panoramas de l'espace et de ses stations orbitales, vaisseaux, ou encore décharges spatiales... Un souci du détail qui se réalise comme dans tout "paysage" dans la concrétisation du tout.
Paysages d'une  vision du monde, de l'univers de Métronom'. 

Je finirai par conseiller cette série à tous les fans de SF, de BD où l'intrigue originale vous aura attiré, ainsi qu'un dessin où l'univers futuriste est aussi important. Mais aussi pour les fans d'Enki Bilal, qui a écrit la préface du premier tome, les fans d'Alien, ou encore les amateurs de Dick, ou Bordage, bref, les grands auteurs de Science Fiction !  
Dernier bonus : le site de l'illustrateur ! 

Ah, et, défi relevé, j'ai lu mes prêts avant la date de retour :P
Merci Splinter pour cette découverte ! 
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