samedi 15 décembre 2012

Doux comme un souvenir de Cathy Delanssay

Doux comme un souvenir
Cathy Delanssay
Editions Balivernes
Ma note : 5/5 ♦ 32 pages ♦ 13€ 
Résumé éditeur : 
Juste avant de partir et changer de maison, Annie se souvient... 

Annie est une petite fille qui grandit et qui va déménager. Juste avant de partir, elle retourne pour une dernière fois sur les lieux qui l'ont vue grandir. Elle se rappelle tous ces petits événements, que nous avons nous-mêmes vécus pour la plupart et que les enfants d’aujourd’hui et de demain vivent et vivront encore. Apprendre à nager, découvrir le sapin de Noël, chercher les œufs de Pâques, autant de moments à chérir toute une vie, autant de souvenirs tout doux, qui nous aident à grandir et que l’on garde toute sa vie avec soi.  
Un livre aux illustrations douces et plein de tendresse, à serrer fort, que l’on soit petit ou grand, car ces moments d’enfance ne disparaissent jamais tout à fait. Ils vivent encore dans notre mémoire. Une invitation au rêve et aux souvenirs quand lors d'un déménagement nous devons dire au-revoir à un lieu qui nous a vu grandir.

Ma lecture : 
L'auteure, Cathy Delanssay, dédie ce joli récit à ses parents. Comme une déclaration aux parents, ou aux enfants ? Comment le lirez-vous ? Et eux ? Je n'ai pas de réponse, mais je sais que pendant la lecture, il fera plaisir aux deux publics. Aux parents, qui se remémoreront tendrement l'importance des souvenirs qu'ils offrent aux enfants, et aux enfants qui visualiseront leurs propres souvenirs. Ils reverront leur famille, les moments forts, les lieux les plus significatifs... Ce qui est cher à leur coeur.

C'est une lecture idéale et douce pour assimiler un déménagement, la perte,  le changement, et pourquoi pas le fait de grandir, tout simplement !
Ici point de peine, que des bonheurs, on revit les meilleurs moments avec Annie, si doux et plein d'amour ... On revit même un peu notre enfance. C'est un merveilleux voyage, parfaitement illustré par le magnifique style de Cathy Delanssay. Sublime, il m'émeut toujours tout particulièrement.
Place aux images .... Pour vous faire craquer !





MOT DE PASSE : SOUVENIR

lundi 10 décembre 2012

Critique partenariat : Les adversaires, de Fabien Clavel

Critique Partenariat
Les adversaires
Fabien Clavel
Le pré aux clercs, collection Pandore 


J'avais très envie de découvrir la boîte de Pandore, nouvelle collection du Pré aux clercs, c'est pourquoi je remercie le forum Mort Sûre et cette occasion qu'il m'a donné d'ouvrir la boîte... Mon dévolu était tombé sur Les adversaires, de Fabien Clavel, un auteur que je souhaitais découvrir d’avantage. 


Une nouvelle fois, il aborde le thème des créatures fantastiques, ici, les anges. Déchus, grandioses, démoniaques... et surtout mélancoliques. C'est le ton le plus important qui teinta ma lecture et la noya quelque peu : la mélancolie. Celle de ces créatures belles mais souvent impuissantes, qui ne sont pas en paix avec leur immortalité. Au contraire.... Quelque soit leur nature et leur camp, elles évoluent dans notre monde, notre espace à tous, où un tournoi les oppose  depuis des millénaires pour désigner celui qui sera le messager de Dieu. Lorsque Ayati, une jeune indienne sensible et perdue, assiste à un combat opposant un ange "Veilleur", et un démon, sa vie, trop tranquille, bascule totalement... Elle se retrouve impliquée dans cette ultime bataille entre les clans d'immortels.

Le monde est en train de sombrer dans l'Apocalypse. Pas d'espoir. De lueur du soleil. Pluie, sang, peine. Remords et chagrin de ces êtres fabuleux. L'auteur a construit une ambiance lourde et triste, ou tous les personnages nagent dans leurs blessures, tentant malgré tout de se construire et de se faire une place dans le monde des hommes.  La lecture peut être difficile à démarrer, car il faut s'habituer à cette triste atmosphère, où le ciel semble pleurer toutes ses craintes, et sa fin, sur nos héros. Héros que nous suivons, chapitres après chapitres, par des points de vues différents. Hors, ils ne sont pas narrateurs et la première personne n'est jamais utilisée. Le narrateur et le lecteur semblent tous deux être spectateurs de ce chaos silencieux, de cette étreinte sourde et douloureuse entre les deux clans, bien et mal s'alliant parfois dans des temps ou la neutralité légale, prétexte à une alliance, les protège. 

L'originalité de l'auteur, autre que dans son écriture de la mélancolie, à mon goût, tiens surtout dans les castes qu'il a construit, faites de différents niveaux dans leur hiérarchies respectives, côtés anges ou démons. Tous ont leurs lois, leurs coutumes, et surtout leurs souvenirs, qui les poussent à adopter les mêmes comportements, par tradition, et certainement, un fort devoir de mémoire envers ceux qui sont tombés avant eux, et après avoir appris leur savoir aux humains. Les anges et démons, qui seraient présents depuis toujours dans notre société, et auraient permis à l'homme de grandes évolutions... sont toujours parmi nous selon Fabien Clavel ! Soit pour protéger, ou agir, dans la société des humains, soit pour devenir comme eux.... et perdre leurs ailes. L'idée de perdre ses ailes, par amour, par foi en la race humaine et ses sentiments, est l'idée la plus touchante du roman, car la plus mélancolique, et la plus défendue... L'écriture des sentiments, pour décrire cette vie stérile des sans ailes, est celle qui m'a le plus touchée, alors que je n'ai pas trouvé que les autres sentiments étaient très présents le reste du temps.

Tout est une question d'opposition : la colère et la rage sont opposés à l'amour et à la protection. Des sentiments forts, puissants, qui sont eux décrits et montrés. Alors que les sentiments plus subtils, les multiples facettes des humains, ne sont pas abordés... Par choix sans doute, car finalement, ce sont des créatures fantastiques que nous suivons.

Les personnages sont très différents, mes préférences étant allées aux deux plus jeunes, Ayati et Driss, Ceux qui nous mènent, tout en faisant avancer, vite et de façon inattendue, l'intrigue, autant que l'Apocalypse. J'aurai pu préférer Tumaël, ange gardien triste, et trop mélancolique, ou Samaël, démon trop méchant... Mais mon affection est allée aux humains, proches de nous, de la nuance et du côté perdu par les évènements que l'on peut tous ressentir. 

Le récit, un peu lent, et difficile à aborder à mon goût à cause des changements de points de vue qui ralentissent régulièrement l'avancée de l'intrigue, mais aussi à cause de cette omniprésence de la mélancolie, peut néanmoins être abordé par tous lecteurs, dès 14 ans, qui saura s'accrocher à une histoire bien menée, originale, dans un contexte sombre de fin du monde. Mais surtout, les amateurs de fantastique, d'anges, de démons, de sorciers... en auront pour leur compte. Mon seul regret est que je m'étais imaginé une fin très différente, qui aurait plu d'avantage à mon coeur de guimauve, mais l'auteur à heureusement su me surprendre, et me proposer un dénouement satisfaisant les attentes qu'il avait provoqué. 

Je le remercie pour l’originalité du texte et toutes les surprises dans ma lecture qui en ont découlé. Autant dans l'écriture de la mélancolie que j'ai expérimenté, que l'univers complexe qu'il a imaginé autour des anges... Une expérience à tenter, et une collection qui nous promet des imaginaires hors du commun. 

lundi 26 novembre 2012

C'est lundi que lisez vous #13

C'est lundi que lisez vous #13


Logo réalisé par une amie du calidoscope

Principe découvert chez Mimipouss et Pomme, ma partenaire et correspondante, il s'agit de vous faire découvrir mes lectures passées, ce que je lis actuellement, et ce que je lirai plus tard..


Les semaines dernières, j'ai lu Un Week en Famille, de François Marchand, pour les matchs de la rentrée littéraire de Price minister... Mais ça a été une déception. Ensuite j'ai enchaîné avec Spiral, de Paul Halter, que j'ai bien aimé, même si je l'ai moins préféré à d'autres Rageot Thriller. 

Cette semaine je lis : 


Le dernier ours, de Charlotte Bousquet, que j'espère avoir fini pour le salon de la presse et de la jeunesse de Montreuil. Si c'est le cas, et je pense que oui, j'aurai réussi à lire tous les one shot (ou début de série non continuée pour le moment) pour le salon ! (sauf 1 !) Soit 6 Rageot Thriller sur 10 ! Il ne me manque qu'Infiltrès, de Laurent Queyssi au palmarès. 

Après cette lecture, j'espère lire "Plus jamais sans elle" de Mickaël Ollivier, mais si je n'ai pas le temps, j'enchainerai tout de même avec "Les adversaires, de Fabien Clavel  ! 

Et vous, que lisez vous ? =)

mercredi 21 novembre 2012

Critique Un week end en famille, Pierre Marchand


Critique partenariat : les matchs de la rentrée littéraire de Price minister
Un week end en famille, François Marchand
Le cherche midi
Déception


J'ai reçu Un week end en famille, de François Marchand, lors des matchs de la rentrée littéraire de Price minister. J'ai choisi ce titre car la couverture est attirante, et que j'avais entendu parler de l'auteur, qui avait fait le buzz avec Plan social, sa critique sociale parue en 2010. Je pensais que le cynisme et l'humour noir de l'auteur seraient des provocateurs de rires et de coup de coeur envers son oeuvre, je ne pensais pas que ses productions étaient plébiscitées uniquement pour le buzz, ou par leur mauvais esprit, au contraire, je pensais y trouver un réel message dissimulé dans le sarcasme.

Or, cette lecture m'a retournée dans mes habitudes de lecture, mais dans le mauvais sens (pas comme pour le Trash pack, qui pourrait cependant ressembler dans le sarcasme...) car cette fois ci, on nous demande encore d'adhérer au délire de l'auteur.... mais aussi à la folie du narrateur !!! Si encore celui-ci, parisien, et fier de l'être, marié trop vite avec une provinciale qu'il n'apprécie pas une ligne dans le récit, avait seulement décrit le décalage douloureux qu'il ressentait avec la culture "des campagnes"... Non, il a fallu qu'il justifie ses actes et ses absences par un délire évangélique, une mission donnée par Dieu, pour sortir ces "bouseux" de leur vie inintéressante. 


Je n'ai pas été entraînée par le narrateur et son exaltation mystique.  L'auteur a voulu faire un récit social, entre anecdote et leçon, il n'aura pas retenu mon attention, et ce récit sortira vite de ma mémoire, comme un mauvais exemple des productions de Marchand.


Retour sur l'histoire : Le narrateur (je crois qu'on ne cite pas son nom) s'est marié trop vite à Las Vegas avec Aurélie, une femme à qui il ne trouve aucune qualité.  Tous deux décident d'aller en Samouse (région paumée) pour rencontrer la famille de mariée. Ils se sont mariés sur un coup de tête, sans présence de la famille, après 3 mois de relation, sans connaître, leurs familles respectives, soit...


Mais le parisien que nous suivons n'aurait sans doute pas du lier son avenir à une femme, et sa famille, qui ont évolué dans un milieu si horriblement paysan à ses yeux. Tous les habitants de la campagne sont décrits comme des débiles profonds aux yeux du narrateur, misogyne et étroit d'esprit. La satire, censée être drôle, mais surtout juste, pour faire écho à son public, est ici ratée. Les caricatures sont ratées, et au lieu de s'en moquer, il arrive souvent qu'on s'y attache, à ces personnages de campagne ! Le narrateur décrit avec dédain les magasins et zones d'activités qui se répètent, donnant l'impression de faire de l'humour fin et original, mais il oublie bien vite les images qu'on peut avoir de Paris, de ses embouteillages, ses personnages effrayants et ses désagréments.


Le dénouement de l'histoire, tiré par les cheveux, et le côté évangélique, est douloureusement amené par des retournements de situation inattendus et loufoques. Mais finalement, le propos de l'auteur est passé à la trappe. Voulait-il faire une critique d'un milieu social à l'opposé du parisianisme, ou faire la description d'un homme fou, se servant de sa foi pour justifier ses actes, comme des absolutions divines ?
Bien que ce livre se lise vite, le talent vanté de ce roi du cynisme semble être passé au travers de ma lecture, et je n'ai pas trouvé les éclats de rires et les échos à notre société qui étaient promis.

Ma note : 2/5
Fiche produit Price minister et note : 8/20

lundi 19 novembre 2012

Dans ma boîte aux lettres #9 et c'est lundi !

Il est temps de faire un point.... Sur ce que j'ai reçu dans ma boîte aux lettres... et à côté !!! 
En quelques semaines : 
2 colis de correspondantes littéraires
2 envois de partenariats
2 épreuves non corrigées par le travail ! 

Le colis de Freelfe 



Le colis de Mutinelle 

                                                   

Les partenariats avec Rageot et le forum Mort Sûre


Les deux épreuves non corrigées récupérées au boulot 

Total des nouvelles acquisitions : 
9 nouveaux livres, dont 3 partenariats et deux ENC.
3 mangas que je voulais :)
Merci à tous ceux qui m'ont permis d'acquérir ces nouveaux bébés ! 

Aujourd'hui, lundi, je termine Un week end en famille, de François Marchand, pour les matchs de la rentrée littéraire de Price Minister, et je commencerai ensuite Spiral, de Paul Halter, je pense, vu que j'ai lu la semaine passée Interception, de Marin Ledun, j'ai besoin de quelque chose qui change, même si je meurs d'envie d'enchaîner avec Apocalypsis tome 3, je vais quand même privilégier les lectures pour Montreuil  


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