vendredi 3 mai 2013

Critique Insaisissable tome 2 de Tahereh Mafi

Insaisissable II 
Tahereh Mafi
Michel Lafon Jeunesse 


Au début de ce tome 1, on retrouve une Juliette libérée, qui s'est enfui et réfugiée au Point Oméga, en compagnie d'Adam et de Kenji. Petit à petit, elle doit apprendre à vivre en communauté, et à affronter le regard des autres ... Qui savent que son pouvoir est terrifiant. 

Ce tome2 ,je l'ai autant aimé que le 1, mais pour des raisons totalement différentes! 

Je ne trouve toujours pas l'intrigue transcendante, ni exceptionnelle, mais ce fût encore une fois une grande joie de retrouver les personnages que j'avais tant aimé la première fois. Les personnages tout d'abord, car je me suis rendue compte que je n'avais pas remarqué à quel point l'écriture de Tahereh Mafi était formidable : belle et intense.  

Ce tome fut celui de la redécouverte de l'écriture et de la passion que l'auteur transmet dans les mots. Je regrette de ne pas avoir eu une telle fascination pour le premier tome grâce à cette écriture, mais j'ai vraiment apprécié de tomber sous un charme nouveau grâce à ce nouveau tome. Concernant l'écriture et la description des sentiments, Taehereh reste une magicienne à la plume en or. 

Pour ce qui est de l'histoire et de son contexte, le camp, la base, nommée "Le point Oméga" est peu décrite, ainsi que ses habitants, dont on devine les attitudes grâce aux pensées de Juliette. Seul Adam est particulièrement raconté, ce qui met encore d'avantage l'attention sur Juliette et lui, les personnages principaux, qui paraissent être les plus importants, alors que leur devenir n'est pas le plus gros enjeu. L'enjeu, c'est plutôt l'avenir de ce monde dystopique, en crise, et non leur romance, qui obnubile la jeune fille ... On aimerait en effet en savoir plus sur les éléments composant ce monde en ruine & reconstruction, sur ses particularités autant que ses habitants ! 
Heureusement, le moment où on lui rappelle enfin qu'il y a plus important que son couple, la situation, et l'état d'esprit de Juliette se renverse... Un changement très intéressant et appréciable ! 

Car encore une fois, tout est centré sur Juliette, ses émotions, ses pensées... Cette narration ne change pas du premier tome, on la retrouve, au départ, sans surprise. Mais c'est l'écriture de l'auteur, la façon d'exprimer  les sentiments, les émotions et les sensations, qui surprend. Il faudra peut être s'accrocher pour certains mais il y a de grandes chances que la plupart soient enchantés par cette si belle et précieuse,autant que précise, narration à fleur de peau. Ensorcelante. 

J'ai trouvé de merveilleux passages dans ce tome, que j'ai savouré, comme les relations entre Warner et Juliette lors de leurs rencontres, plein de sensibilité, de beauté, surprise, et surtout d'émotions brutes, pures et intenses... 
Ces multiples facettes et descriptions de sensations charnelles, de deux êtres au destin compromis, m'ont comblée. J'ai terriblement hâte d'en savoir plus, et de voir vers où ce chaos va les mener. 
En résumé, j'en demande encore... 

Ma note : 4/5

jeudi 2 mai 2013

Critique Les variants, Robison Wells

Critique Partenariat 
Les Variants


Benson Fisher, orphelin, après avoir déménagé de très nombreuses fois et avoir testé de multiples familles d'accueil, est accueilli dans le collège de Maxfield. Très vite, il découvre qu'il n 'y a pas de professeurs, de cours, ou de consignes. Les élèves sont livrés à eux même et peuvent faire ce que bon leur semble, tant qu'ils respectent le règlement. Le groupe d'élève du collège s'est organisé : ceux qui veulent suivre le règlement sont devenu "La Société", ceux qui souhaitent n'en faire qu'à leur tête sont "le Chaos" et ceux qui ne souhaitent pas se décider de façon si tranchée sont "les Variants". Des enjeux se détachent alors : que se passe-t-il lorsque les élèves sont "arrêtés" parce qu'ils n'ont pas respecté le règlement ? Qui les arrête ? Pourquoi ne peut-t-on pas sortir de ce collège ? Pourquoi sont-ils tous réunis pour faire semblant de suivre des cours tous plus absurdes les uns que les autres ? Et pourquoi y a-t-il un cimetière dans l'enceinte du collège? Vous n'en saurez pas plus sur les multiples particularités du récit, elles sont si nombreuses et bien amenées, que je vous laisse le plaisir de les découvrir sans trop vous en révéler... 

Ce livre laisse, en le refermant, des incertitudes, des doutes, des hypothèses... Comme ce qu'a ressenti Benson et ses camarades, ou comme ce que nous avons ressenti tout au long de notre lecture. Étonnamment, l'ambiance du collège n'est pas malsaine, alors que les étranges conditions l'imposeraient. Comme les étudiants très bien intégrés et habitués, on est mit à l'aise, et comme eux, on finit par trouver agaçant Benson, de le voir chercher à s'enfuir du collège !  

Le style de l'auteur est très simple dans le sens de proche du lecteur, c'est à dire qu'on a l'impression d'être dans la tête de Benson, d'avoir les informations qu'il veut nous donner, souvent en direct. Ce style est direct, vif, incisif et percutant. On devient très vite ami avec Benson, en adoptant ses idées et son impatience... C'est un personnage facile à apprécier. Comme la plupart des autres personnages, qu'on prend plaisir à découvrir. Ils sont nombreux, mais je n'ai pas été gênée par ce nombre et j'ai pu sans problème me rappeler qui ils étaient grâce aux nombreuses informations très régulières de l'auteur sur les "gangs". 

Une intrigue incroyable, où les évoluions nous emmènent de surprises en surprises, faisant passer le récit du surnaturel à la science fiction... Les complexités des relations humaines sous huis clôt ne sont pas poussées à leur paroxysme de leurs possibilités, mais c'est un choix judicieux : nous n'avons qu'une vue des rapports qu'entretient Benson avec ses proches : comment évoluent ses amitiés, ses attirances, et surtout sa confiance accordée aux autres élèves. 

Mention spéciale pour les matchs de paintball (le sport pour les élèves de Maxfield) qui ressemblaient plus à des matchs d'airsoft de par les scénarios et les multiples tactiques... Connaissant un peu la chose, j'ai forcément eu un petit coup de coeur pour ces parties du récit en particulier qui, même si elles pouvaient être répétitives, ne m'ont pas ennuyé une seconde ! 

Les Variants est un livre étonnant, sans cesse surprenant, qui se lit très vite puisque les retournements de situations s'enchainent aussi vite que les découvertes sur le collège. Mais c'est un livre surtout absolument déroutant. Une série qui me ferait acheter le tome 2 dès sa sortie, vivement Novembre 2013 ! Un excellent moment qui restera longtemps dans ma mémoire comme un des livres qui m'a le plus retourné la tête ! Une délicieuse déroute, un délicieux suspens, une aventure exceptionnelle, inoubliable. Qui fait dire "encore" avant même d'être arrivé aux dernières pages.
Ma note : 4/5 J'ai frôlé le coup de coeur, je VEUX la suite !!! 

Critique Proie Idéale, Charlotte Bousquet

Critique Proie Idéale
Charlotte Bousquet
Rageot Thriller


Cam et Ljuba découvrent que leur amie Morgane a disparu après avoir rejoint un certaint photographe, qui devait lui faire un book pour commencer sa carrière de mannequin... Elles décident d'enquêter seules, sans en parler à la police, déjà blasée par le fait de faire des recherches concernant une fille en foyer pour adolescents en difficulté. Ce qu'elles vont découvrir sera des extraits de la part sombre de notre société : drogue, réseau de prostitution, immigration, déviances d'internet... 


Ljuba est la première à laquelle je pense, à l'idée d'écrire sur Proie Idéale. C'est un personnage formidable. Elle est très bien décrite physiquement et moralement, c'est LE personnage principal, malgré l'alternance des voix et des points de vue. Comme on lit ses pensées, on peut facilement la visualiser, l'imaginer vivante, en face de nous. Elle est très différente de Cam, le deuxième personnage principal ... Celle-ci est très difficile à visualiser, à imaginer, et il est presque impossible de s'identifier à elle. C'est un personnage moins consistant que Ljuba. J'ai trouvé ce flou et cette inégalité entre les deux personnages assez dommage.
Morgane, elle, est l'ado frivole, aux rêves de grandeur et de gloire, peut être superficielle ... (On ne peut le savoir car on a trop peu ses pensées !) C'est aussi celle qui adulée par Cam et d'autres personnages, on suppose donc qu'elle a une personnalité forte et attirante. C'est la jeune fille qu'on peut tous avoir dans son entourage, pour laquelle on n'a pas besoin de visuel.

Le foyer d'accueil de ces mineurs en difficulté est un lieu original pour situer l'action, il donne une dimension hors du commun, mais pourtant tellement actuelle et française !C'est un contexte que je n'ai, à mon échelle, jamais rencontré dans mes lectures. Tous les jeunes qui y habitent pourraient être des stéréotypes mais au contraire ce sont des personnages, des jeunes, originaux et tous intéressants de par leur personnalité qu'on aimerait découvrir d'avantage.

Dans le récit de Charlotte Bousquet, l'intrigue n'est pas très recherchée, mais elle montre justement un danger qui peut menacer tout le monde, menacer tous les ados en quête de célébrité, ces proies idéales... Mais le plus poignant dans cette histoire, c'est que ce ne sont pas n'importe quelles ados, mais celles qui n'auraient pas eu d'aide si elles en avaient demandé : exclues de la société, personne ne les croirai ...

Ce thriller est au final moyennement haletant, il impose un rythme plus doux (comme pour Le dernier ours et ses légendes), avec moins de suspens et de danger immédiat sur les personnages. Mais il interpelle sur ce qui pourrait nous arriver, ou ce qui se passe dans l'ombre de notre société.
Rageot Thriller marque encore avec ce récit terrifiant le panorama littéraire avec un thriller ancré dans l'actualité, incitant à vivre l'aventure du réel. 

Ma note : 4/5

dimanche 28 avril 2013

Critique La dernière Lame, d'Estelle Faye

Critique Partenariat
La Dernière Lame
Estelle Faye
Collection Pandore - Le Pré aux Clercs
Sur le site de l'éditeurSur Babelio
Ma note : 2/5 ♦ 451 pages ♦ 16€

Résumé éditeur : 
Jadis, le monde a connu un Age d'Or, enchanté par la magie. Mais à présent il est presque entièrement recouvert par les eaux où grouillent méduses, murènes mangeuses de chair et Léviathans d'ombre.

Vorastburg est l'une des rares cités à ne pas être encore submergée. Ses habitants sombrent dans la folie en attendant la fin. Parmi le chaos ambiant, Joad tente d'apaiser les souffrances.

Cet ancien combattant aguerri sait que l'Armée des Cendres va déferler sur la ville, avec à sa tête la belle Marie aux yeux verts. Joad et la redoutable guerrière apprennent que des êtres sublimes demeurent aux confins de l'océan, capables de mettre fin aux souffrances.
Ils s'engagent alors dans une course dont l'enjeu est le sort du monde.

De la fantasy épique dans la plus pure tradition du genre, une superbe écriture au service de personnages forts, à la psychologie travaillée. Un monde envahi par les océans, très original et extrêmement construit.

Ma lecture : Je suis ressortie un peu mitigée de cette lecture. Je ne m'attendais pas à un écrit étonnant, car je savais que j'allais tomber dans un monde "proche de notre Renaissance", qui n'aurait pas des éléments prêts à me surprendre dès les première pages. Mon impression générale sera au final malheureusement plutôt négative, puisque en lisant ce livre... je me suis ennuyée. 

La narration était lente, vraiment trop lente, et elle ne me captivait pas, alors que le choix d'écrire à un tel rythme était juste : cette lenteur était une parfaite représentation de la crue qui monte au fil des ans, et engloutit le monde. 
Malgré cette lenteur dans le texte, les années, dans l'histoire, passaient trop vite ! Même si cela était nécessaire pour faire avancer toutes les étapes de cette longue histoire, les personnages étaient au final peu affectés par le temps, juste au minimum pour respecter la vraisemblance. Ce temps empêchait aussi de les découvrir et a fait ressortir leur manque de consistance. 

Les personnages secondaires étaient les plus intéressants, ils auraient gagné à avoir plus de place dans le récit, quitte à en prendre un peu aux descriptions, trop lentes et nombreuses pour du young adult. D'ailleurs, on ne retrouve pas les codes du genre, ici ils sont totalement bafoués ! Le héros ou l'héroïne ne vivent pas de romance, et ne sont pas en devenir, en transformation ... Faut-il penser que ces caractéristiques concernent le monde tout entier, qui lui est en destruction, en voie de disparition pour devenir autre chose ? Une idée qui en ferait définitivement une oeuvre à part et qui justifierait certains choix... 

Concernant ce monde, j'ai aimé les descriptions des changements dans le comportement des animaux et leur évolution : de spécimens normaux et probables, ils deviennent des créatures surnaturelles étranges... Même si l'utilisation de la magie était peu osée et décrite dans le roman, grâce à ces créatures, j'ai vraiment aimé ce petit côté surnaturel. Pour la partie terrifiante, les prêtres, les façonneurs, le métal disparaissant et l'Ombre, cette force maléfique, faisaient vraiment bien leur boulot. Mystérieux et redoutés. 

Malheureusement certains personnages n'ont été qu'effleurés et oubliés (Julian occupe une bonne partie du récit pour connaître une étrange fin...) et le point qui m'a le plus déçue sera aussi celui qui m'a le plus ravie : Marie. J'ai adoré Marie des cendres, cette terrible guerrière. C'est un très bon personnage, noir, complexe... J'ai aimé la suivre, en apprendre plus sur ses souvenirs, savoir comment elle évoluait et elle pensait, ce qui la poussait à agir de cette manière... Tout en elle m'a semblé sonner juste, du début à la fin. Quel dommage alors de la quitter de cette manière, alors qu'elle a été le seul vrai personnage principal tout au long de ce périple !!!! Cet au revoir n'aurai pas été à la hauteur du personnage selon moi ... 

En bref, le personnage de Joad ne m'a pas emballée, alors que Marie m'a passionnée. Les côtés surnaturels, bien que très intéressants et mystérieux, ont été trop peu effleurés pour satisfaire ma curiosité et mon envie d'en savoir plus sur ce monde. Mais cette crue, et cette avancée, se sont déroulés de façon vraiment, vraiment trop lente. Il n'y a pas eu assez de péripéties pour contrer ce côté lent de l'histoire, pour me réveiller et attiser mon envie de lire. 

Cependant, je reste curieuse de lire autre chose d'Estelle Faye, me demandant si cette auteur écrit toujours de cette façon, que je n'ai, au final, pas détesté, c'est juste très différent de ce que je lis habituellement, moins rythmé, alors qu'elle a visiblement de vraies bonnes idées pour construire un univers de Fantasy.

lundi 8 avril 2013

Critique La décision, Isabelle Panzadopoulos


Critique La Décision
Isabelle Panzadopoulos
Gallimard Jeunesse - Scripto

Le sujet de La décision est un sujet difficile. Un sujet qui prend aux tripes, au coeur, fait réfléchir, et même s'il ne m'a pas tiré de larmes, il est loin de m'avoir laissée de marbre. La construction du livre est très originale, et elle peut dérouter, parce que l'auteur y aborde le déni de grossesse sous des angles inattendus. C'est ce que j'ai préféré. Le côté : que sommes nous vraiment face à ce fait ? Comment réagit la société ? 

Que sommes nous, particulièrement, parce que ce qui déroute en premier, c'est que l'auteur choisit de ne pas commencer par montrer le point de vue de Louise, cette jeune fille qui accouche d'un coup, dans les toilettes de son lycée, terrorisée, durant plusieurs chapitres.Choix très judicieux à mes yeux, Isabelle Pandazopolous a d'abord montré la vision des camarades, parents, aides soignant, psychologues, professeurs... Jusqu'à ce que Louise se calme, et qu'elle comprenne ce qui lui est arrivé. On respire avec elle, assimilant les données de façon mécaniques, comme des éléments d'une enquête et d'un mystère, qui viennent s'imbriquer pour exposer les faits : Louise a accouché d'un petit garçon, alors qu'elle ne savait pas être enceinte, et qu'elle n'a jamais eu de rapports sexuels. 
Pendant plusieurs chapitres, où les points de vue s'alternent, les changements de personnages sont appuyés en plus par le mode d'énonciation et d'écriture, changeant avec la façon de penser du personnage. Tout en sentiments pour les camarades de Louise, en interrogations, et déni, aussi, pour les parents, en doutes et appréhension pour lesprofessionnels... et en panique, pour la jeune fille. Tous ces styles narratifs uniques rendent efficacement compte des changements de voix et de personnalités. 
Dès les premiers pages, on sait ce qui va se passer, l'arrivée de ce bébé, alors on attend le point de vue de Louise... et c'est là qu'on est déçu, frustré, de ne pas l'avoir tout de suite ! Au final, cette manière de faire est une bonne surprise. Comme une bombe à retardement. Ce qu'est la boule de nerfs endoloris que sera Louise, celle qui n'y croira pas, pendant très, très longtemps. A la présence de cet enfant. Et au fait qu'elle est mère. Le style à virgules, où les mots se chevauchent, se succèdent, se bousculent, rend compte au mieux des pensées survoltées de cette ado paniquée. 
J'ai plus que tout aimé voir les réactions des professionnels entourant Louise : équipe du samu, directeur du lycée, professeur, psychologues, assistante sociale, infirmière... Toutes leurs réactions semblent vraies, et justes. Ne vous attendez pas à voir des personnes extraordinaires, des parents idéalisés. Il n'en existe finalement que peu dans notre société ! Ici, comme nous le serions, malgré les préparations, les formations... les personnages, - les personnes, tellement elles semblent vraies ! - sont perdus, et désorientés, surement comme cela doit se passer tous les jours... Ce qui les rend, eux, et le texte, très juste. 
Toutes les émotions des jeunes, surtout de Louise, alternées avec les côtés "enquête" du récit, pour savoir qui est le père de l'enfant, et comment elle a pu tomber enceinte, m'ontcomplètement retournée. J'étais pendue aux pages, et voulais continuer. Pour tout savoir, vite, comment réagiraient tous les protagonistes, que déciderait Louise, qu'allait devenir le bébé, et qui était le père... Faire une pause dans ma lecture fut difficile  mais réparateur. Car La décision marque. Et touche. Ça m'a rendu accro
J'explique le fait d'avoir été si touchée parce que l'auteur travaille avec des adolescents qui ont subi des traumatismes. Elle a su retranscrire avec justesse, et de façon parfois brute aussi, les émotions qu'elle devait imaginer que ressentaient les parents, les adolescents victimes, les pros, pour montrer ce qui passe en réalité. Ce qu'elle a vu, sans doute. 
La décision est un récit fictionnel. Mais il aurait pu être un témoignage. Une leçon. Le livre nous amène à nous poser la question : que ferions nous, en tant que proche d'une victime ? Ou de personnel encadrant ? 
La société, avec ses solutions, donne-t-elle seulement les réponses aux questions déterminantes des victimes du déni ? 


Je conseille à tous ce livre percutant. Peu cher, il peut être lu, offert, partagé... Comme un témoignage. Une tranche de vie. Qui retourne et émeut le temps des 250pages. Le titre est parfaitement bien choisi. Les évènements, plus compliqués que ce qu'on pourrait tous imaginer. Plongez vous dans un mystère et un tourbillon de sentiments, sur fond d'un thème de société trop peu abordé... 
Et partagez votre expérience ! 

Ma note : 4.5
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