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mardi 20 janvier 2015

Au Delà Des Etoiles de Beth Revis

Au Delà Des Etoiles
Beth Revis
Editions Pocket Jeunesse

Ma note : 4/5 ♦ 448 pages ♦ 18,50 € 


Résumé éditeur :
Dans 300 ans, Amy sortira de son sommeil glacé pour coloniser une nouvelle planète avec d'autres volontaires. Mais, bien avant la fin du voyage, Amy est débranchée .. On a tenté de la tuer. 
Peut-on survivre dans un vaisseau où règne le mensonge ?


Ma lecture :
Grande amatrice de Science Fiction d'avantage en matière de films que de romans, j'avais hâte de découvrir ce récit particulier, puisqu'il fait partie des seuls rares livres mettant en scène des personnages dans un vaisseau en plein voyage. Cryogénisation, calculs temporels, sauts générationnels et objectifs de conquête spatiale fond de ce livre une histoire solide, où toutes ces petites touches de science fiction sont distillées efficacement. L'histoire de cette jeune fille réveillée avant la fin du voyage qui doit affronter cette nouvelle société développée à bord d'un vaisseau est digne d'une série de science fiction et promettait de vivre une belle aventure. Et je n'ai pas été déçue ! L'écriture de Beth Revis, simple mais aux idées originales fût une très belle découverte  ! L'enquête bien vite commencée par Amy et Eldest, le premier homme qu'elle vit en se réveillant, rend tout de suite l'ambiance de ce Huit Clos spatial très angoissante. On rencontre petit à petit les hommes qui sont peut être les seuls survivants de l'espèce humaine, descendants des habitants d'une Terre quittée il y a 200 ans et dont on ignore le sort, et on curieux de découvrir leur Histoire... Notre avidité sera comblée, puisqu'on va découvrir, au fil de notre lecture, et grâce aux explorations d'Amy, des personnages aux coutumes étranges ...

Lorsque, dans la première partie du roman, on découvre le monde qu'Amy quitte, grâce à ses pensées qui nous sont narrées, on a déjà envie d'en savoir plus sur les nouveaux fonctionnements mis en place sur Terre. Mais on aussi très envie de découvrir les particularités de la vie sur le vaisseau. Elder sera le prochain commandant de Godspeed, ce vaisseau de survivants, et bien qu'adolescent, il doit se former à cette tâche en tentant de résoudre seul les mystères qui l'entourent... Amy et la Terre laissée derrière elle, ou Elder et le commandement du vaisseau spatial, on est tiraillé entre les deux possibilités, les deux avenirs de l'Humanité qu'on aimerait vivre, tout comme Amy l'est à son réveil. Déboussolée et en colère, elle n'accepte pas le fait d'être bloquée entre deux vies, et cela sur plusieurs chapitres, ce qu'on comprend et vit nous aussi en tant que lecteurs. L'empathie, envers elle, grâce au découpage du récit, ainsi que les sentiments de la jeune fille, qu'on vit,  est ainsi rendue particulièrement forte et efficace.

Sur Godspeed, la micro société, aux nouvelles bases, est bien imaginée et crédible grâce à ses différentes strates sociables, réparties selon les étages du vaisseau et élaborées avec logique. Ces éléments font qu'on est avide de connaître les origines de ce système, et qui en a eu l'idée, quand, où et comment. Très vite, en se posant ces questions, on note les particularités propres à la vie sur le vaisseau qui vont nous interpeller, comme le rapport aux médicaments ou à la sexualité, particulièrement débridée, comme si les humains étaient revenus à certains instincts primaires .... Face à ces pratiques déstabilisantes, on comprend qu'Amy s'interroge sur la nature de sa relation naissante avec Elder : peut-on parler d'amour, dans un contexte où il semble être si différent ? L'amour tel que le connaissait Amy existe-t-il encore ? Perdue entre ses sentiments passés et sa découverte de la société de Godspeed, Amy s'interroge, et nous aussi ! Où cela va-t-il nous mener ?
Malgré le scénario particulièrement original et recherché, porté par des personnages sensibles et uniques, je note quelques bémols dans ce récit qui a failli me convaincre. En effet, j'ai trouvé dommage d'avoir suspecté le dénouement, qui se révèlera exact, beaucoup trop tôt lors de ma lecture. Mais c'est le risque lorsqu'on lit une aventure sous forme d'enquête : le lecteur relève des indices et fait des hypothèses parfois plus vite que les personnages, qui mènent pourtant l'investigation ... Parfois trop lentement. Ainsi, on regrette que quelques incohérences dans le récit, au niveau de l'enquête, puissent être, pour le lecteur, depuis longtemps ... des évidences !

Enfin, heureusement, la fin n'a pas été soudaine et ratée, au contraire, elle m'a paru si bien imaginée que j'aurais aimé pouvoir lire une suite. Hors, il n'est pas indiqué, dans la version française,  si le récit en possèdera une, ce qui serait pourtant particulièrement intéressant, puisque le scénario est si riche, qu'on pourrait même imaginer un film ou une série TV inspirés de "Au delà des étoiles" ! Ce serait un vrai plaisir de voir nos personnages vivre plus d'aventures encore ... Ainsi, je me pose la question : l'auteure va-t-elle développer encore son récit ? Il y aurait tellement de quoi faire ! j'ai trouvé qu'il y avait encore beaucoup de potentiel dans les idées exposées, encore plus que ce qui est mis en scène par nos personnages.

En conclusion, Au Delà Des Etoiles est un récit de science fiction entre romance et investigation, où les sentiments de nos personnages principaux sont tellement bien représentés qu'on ressent beaucoup d'émotions à leurs côtés. Entre douleur, deuil et angoisse propres à ces deux âmes perdues sur un vaisseau où règne le mensonge... Mais surtout, c'est un récit de Science Fiction plein de bonnes idées distillées adroitement ; si bien qu'on a envie de voir l'aventure se continuer ! 


1/15 

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2/ 35 

mardi 14 janvier 2014

Le jour de gloire est arrivé d'Hubert Ben Kemoun

Le jour de gloire est @rrivé
Hunbert Ben Kemoun
Pocket Jeunesse
Ma note : 3/5 ♦ 144 pages ♦ 4,80€ 


Résumé éditeur :
Comment réussir à exister quand on a 15 ans, un nom ridicule, une timidité maladive et aucun succès auprès des filles ? Le faux profil de Kenny Machin sur Facebook pourrait être une solution pour devenir très populaire... Surtout quand une chanteuse de renommée internationale s'intéresse à ce double virtuel. Cette fois c'est sûr, pour Kenny, le jour de gloire approche. Enfin, peut-être...

Ma lecture :
J'en retiens une idée très intéressante comme leçon sur les écarts et les déviances de Facebook et autres réseaux sociaux !

On y retrouve traités le faux compte, la course à la popularité, les mensonges, l'envie d'être bien vu et la solitude ... toutes ces préoccupations qui inquiètent les jeunes ados. Lorsque l'arroseur est arrosé, Kenny doit rattraper le coup, autant face à ses "copains" de classe que la star bêcheuse qui, au final, va gâcher la fête. L'idée de retourner la situation, et d'en faire un enfer, plutôt qu'un rêve éveillé, est plutôt dure à encaisser, quand on se met à la place du pauvre personnage principal... C'est une bonne leçon, mais une drôle d'idée.

Voir les coulisses du star-système, bien loin des paillettes et des espoirs qu'on connait bien, change, et c'est un excellent côté pour les jeunes lecteurs ! Montrer que tout n'est pas comme on l'imagine est un message renvoyant à la réalité pour faire ouvrir les yeux, ou du moins, lever le voile. La fameuse star est insupportable comme bien des célébrités, parait-il, et son agent doit presque acheter ses fans lui refaire une image acceptable ... et trouver comment sauver sa réputation ! (une idée déjà vue dans le Rageot Thriller "Dans la peau d'une autre" de Johan Heliot, mais bien mieux traitée à mon goût ! )

Malheureusement, le seul grand bon point pour moi restera cette vision désenchantée du star-système, car, de son côté, le héros à cause de ses mensonges sur et avec Facebook aura été peu puni, avec cette fin qui devient plus du tout crédible, et un message-moralisateur, sur Facebook, finalement pas si clair.

En bref, c'est une lecture pour les enfants, ou les jeunes ados de moins de 13 ans, que je recommanderais pour donner un message d'avertissement sur Facebook, mais qu'il vaut mieux emprunter en bibliothèque, avant de l'acheter, pour se faire une idée d'abord. Car au final le message me parait plus creux qu'autre chose, et l'intrigue assez décevante. C'est juste... facile, et trop peu développés pour être un livre de références sur les réseaux sociaux ou des questions de société, par exemple. A voir selon vos goûts et votre appréciation ...

( 10/35 )

lundi 13 janvier 2014

Les hasards sont assassins d'Hubert Ben Kemoun

Les hasards sont assassins 
Hubert Ben Kemoun 
Pocket Jeunesse
Ma note : 2/5 ♦ 192 pages ♦ 5,70€

Résumé éditeur :
Rien, absolument rien ne devait placer sur le chemin de Fabric Concellis un personnage aussi trouble et malfaisant que Stanislas de Saint Avril. Rien, sinon les hasards qui se jouent si mal, si bien de nous. Un roman puissant et sensible, dont on sort essoufflé, bouleversé et certainement grandi. Nouvelle édition enrichie par l'auteur.

Ma lecture :
En voyant les excellents avis avant d'acheter ce petit livre, je m'attendais à lire quelque chose de très fort, avec une leçon de vie poignante et pertinent. Mais, visiblement, et malheureusement, j'ai raté quelque chose ! Comme avec Rien, de Jeanne Teller ! Qui devais être une claque, et qui m'a laissée indifférente ... J'en attendais beaucoup, et finalement, aucune émotion, ni leçon, n'est passée ! 

En suivant le psychopathe, ou criminel, Stanislas de Saint Avril, j'ai seulement vu à quel point il était logique et raisonné dans sa folie. Les idées claires, le cerveau en marche et en ébullition, il sait pourquoi il agit, tue, dissimule... et continue. Il suit son chemin sans regret ni explications, il est juste déterminé et logique. 
Faut-il adhérer à sa logique ? Ou assister à ses méfaits comme un spectateur, passif ? C'est ce que je me suis demandée en lisant ce récit... Pourquoi faire cela, juste observer ? Assister ? Est-ce juste pour nous faire assister aux pires hasards ordonnés par le destin ? Je n'ai pas compris le principe, surtout que viennent ensuite, après les meurtres, une série de hasards, donc, qui amène des victimes sur le chemin de Stanislas. Celles-ci ne peuvent rien y faire, elles sont juste... exécutées. Mais avant, nous avons eu le temps d'entrevoir leurs vies, leurs bonheurs, leurs tristesses et leurs espoirs ... Tout ceci qui a été arrêté si net. Mais dans quel but nous avoir montré cela, et fait ressentir cette perte ? Pour nous montrer la fragilité de la vie, de nos choix, et de la fatalité, la plus forte, toujours ? Je ne comprends toujours pas la volonté de l'auteur ici ... 

Je ne suis pas ressortie de ce roman essoufflée, bouleversée ou grandie...Comme il est dit dans le résumé éditeur. Mais tout simplement déroutée, perdue et un brin dégoûtée (par Fabrice notamment, le personnage censé être "gentil" ou "victime", qui ne l'est au final pas du tout ...) . Avec, aussi, une petite impression d'avoir perdu mon temps, dans le genre "tout ça pour ça ?". Et, vraiment, je suis sure d'avoir loupé le coche, d'être passée à côté de quelque chose...

( 9/35 )

jeudi 22 août 2013

Critique Body Finder de Kimberly Derting

Body Finder
Kimberly Derting
Pocket Jeunesse
Ma note : 4/5 ♦ 288 pages ♦ 15,90€ 

Résumé éditeur : 
Depuis toute petite, Violet Ambrose, 16 ans, a un don étrange : elle parvient à repérer les cadavres d'oiseaux abandonnés par son chat. Mais ce secret prend une tout autre ampleur lorsqu'un tueur en série sème la terreur dans la ville. Chaque jour, les esprits des jeunes filles qu'il a enlevées viennent hanter Violet. De plus en plus troublée, elle mène son enquête et se rapproche du tueur... jusqu'à devenir sa proie.

Ma lecture : 
Je me rappelle dans un premier temps une romance belle et profondément naturelle, qui a le doux avantage de faire échos a du vécu, plus ou moins. Un petit ami charmant dans le rôle du meilleur ami, comme celui que j'ai eu la chance d'avoir. Aussi proche, et digne d'une amitié aussi intense et possessive.

C'est agréable de retrouver une ado normale, qui a ses amis, parmi tous ces nouveaux livres ces temps ci (Cruelles, La fille seule dans le vestiaire des garçons, L'été où j'ai appris à voler..) où les héroïnes étaient toujours seules et un brin exclues.

La famille aimante est aussi un contexte qui a pu beaucoup manquer au sein des dernières lectures : elle n'est pas sans faille (mystère potentiel autour de la mère et de l'oncle, chef de la police...) mais elle soutient Violet comme on aimerait l'être. Voir les activités des ados (lac, bal, jet ski...) est aussi rare dans un roman pourtant Young Adult et ça fait du bien de s'évader en rêvant d'être à leur place.

J'ai trouvé les passages du serial killer trop en retrait et pas assez terrifiants à mon goût (loin d'un narrateur issu d'un excellent "Criminal Minds" !) mais assez simplifiés et tordus pour inquiéter la jeunesse, finalement. Cela m'a aussi fait penser à un bon message d'avertissement envers les jeunes.

Le don ne Violet ne parait pas trop extravagant : j'ai apprécié retrouver une sorte de "Murmures d'outre tombes" (Charlaine Harris) version ado/Young Adult que j'ai trouvé plus appréciable car l'intrigue était d'avantage dans le milieu scolaire que policier. Peu d'éléments télescopés ou tirés par les cheveux m'ont dérangée. Les choses se tiennent, et lorsque j'ai cru deviner la fin, je me suis trompée : j'avais émis une mauvaise hypothèse ! Je n'ai ressenti que plus de surprise, et quelque soient les péripéties, j'ai apprécié retrouver Jay toujours aux côtés de Violet pour la protéger.

Malgré le style un peu facile qui montre que ce n'est pas un roman de Young Adult exceptionnel, dans lequel on chercherait une force plus percutante, j'en garde tout de même un souvenir agréable, ludique et préventif (avec ce petit côté utile, sur ce qui pourrait arriver aux ados non prudents !), en bref, un très bon moment de lecture qui s'est fini bien trop tôt. 



mercredi 19 juin 2013

Critique La Fournaise : tome 1, Enfermé, d'Alexander Gordon Smith

La Fournaise : tome 1, Enfermé
Alexander Gordon Smith
Pocket Jeunesse
Ma note : 3/5 ♦ 288 pages ♦ 17,50€

Résumé éditeur : 
Condamné à la perpétuité pour un crime qu'il n'a pas commis, Alex, treize ans, pense avoir touché le fond. Pourtant il y a pire que l'injustice... Il y a la Fournaise. Pas une prison, mais un enfer. Un monde terrifiant au plus profond des entrailles de la terre, ou règnent des gardiens inhumains et des molosses mangeurs d'hommes...
Alex n'a pas le choix : il doit trouver le moyen de s'enfuir, quitte à risquer sa vie et celle des autres. Mais à qui se fier, quand même des prisonniers sont des tueurs sans pitié ?

Ma lecture : 
Au premier abord, La Fournaise parait être un Young Adult pour les 14-15 ans vu la taille du bouquin, mais finalement... il s'agit plutôt d'une sorte d'apprenti épouvanteur urbain pour les 12-13 ans qui veulent affronter la peur dans la lecture. Sans doute trop jeunesse, et pas assez jeune adulte, il ne m'a pas convaincue ... 

Sorte de genre mi fantastique, mi urbain, La Fournaise met en scène une prison étrange, mais peu terrifiante, où les adolescents n'ont pas le temps de réfléchir à leurs méfaits, étant trop occupés à réaliser différentes tâches imposées (nettoyage, cuisine, lavage, cassage de pierres...)
Il n'y a que peu de gardiens pour les surveiller, ce qui gère les prisonniers étant uniquement la peur qu'ils ressentent envers ceux-ci. Parce qu'ils sont effrayants, étranges, mutants... On ne sait jamais vraiment leur nature. Mais on sait qu'ils enlèvent, tuent, ou font des expériences sur les prisonniers. Ils font régner la terreur et l'angoisse lors de ces rapts qui ont lieu une fois par semaine environ, de façon aléatoire. 

L'activité manuelle fait quant à elle référence au pire des clichés : casser des pierres, éternellement... Ce que j'ai ressenti comme un manque de recherche. Une preuve de ce qui m'a fait le juger comme une histoire trop simpliste, à l'univers trop peu étoffé pour m'emballer ou m'effrayer. Les gardiens/monstres sont trop nébuleux pour être des méchants dont on se souviendra très longtemps ... Les informations sont poussées seulement sur les personnages et leurs caractères, ce qui les rend intéressants et parfois attachants, même si on imagine mal des gosses de 12 à 16 ans se comporter comme ils le font (de manière souvent trop réfléchie, ou, au contraire, très absurde). 

Peut être que c'était un problème d'âge, le fait que le livre soit fait pour des très jeunes (peut être?) qui ne m'a pas aidé. Je pense sincèrement qu'il peut plaire aux plus jeunes, des amateurs de l'Apprenti Epouvanteur ou de chair de poule... Mais alors des très jeunes, avant 15 ans, nécessairement, je pense... La fin peut être satisfaisante, heureusement, mais elle laisse aussi de nombreuses questions sans réponses, à l'heure où je ne sais pas s'il s'agit d'un one shot. Un peu trop prévisible et pouvant être décevante, elle est pourtant à prévoir dans un univers carcéral plein de fuites, auquel nous mêmes, nous tentons de trouver des failles durant notre lecture.
Au final, l'intrigue me parait bien trop bancale pour du Young Adult, et le livre bien trop gros, peut être avec une couverture trop effrayante pour un jeune âge ciblé, mais pourtant nécessaire pour trouver le bon public. Une petite lecture qui fait peur, juste un peu, mais sans plus ... Pour les plus jeunes.

vendredi 24 mai 2013

Critique La quête des ours, d'Erin Hunter

La quête des ours
Erin Hunter
Pocket Jeunesse 
Ma note : 4/5 ♦ 288 pages ♦ 15,20€

Résumé éditeur : 
Ils sont trois oursons, nés sous des cieux différents. Kallik vit sur la banquise, qui fond chaque jour davantage. Toklo grandit dans une forêt abîmée par les hommes. Lusa, enfermée dans un zoo, rêve d'explorer le monde sauvage. Ils n'auraient jamais dû se rencontrer, et pourtant... Leur quête pour un monde meilleur ne fait que commencer !

Ma lecture :
Je n'ai pas lu La Guerre des Clans. J'avais entendu parler de "l'auteur" et je voulais vraiment découvrir son style : "est-il trop jeunesse?","pourquoi tant de jeunes ados se jettent dessus?","y'a du fantastique ou bien... ?", autant de questions que je me posais sur son univers. 
En voyant La quête des ours, comment résister ? J'adoooooore les ours blancs. C'est mignon, on dirait des peluches, et ça a des pattes et des manières tellement pataudes que ça en est trognon ! Vite, j'avais hâte de faire de ces ptits ours mes nouveaux meilleurs copains ! 

Et ben, les ours, c'est pas que trognon ! Ça mord, ça râle, ça pleure, ça rêve, ça marche (pas qu'un peu), ça chasse, ça aime... Ça a la vie bien compliquée ! 

Avec La Quête des Ours, on découvre les vies torturées de 3 petits oursons, qui sont au départ tous entourés par leur famille, et qui voient leur destin basculer dans l'imprévu, les obligeant à être livrés à eux mêmes. Kallik, petite oursonne vivant sur la banquise avec son frère et sa mère, est confrontée à la fonte des glaces. Toklo, accompagné de sa mère et se son frère malade, doit apprendre à vivre seul et sans peuple... jusqu'à ce qu'il trouve un compagnon, et Lusa, qui est née dans un zoo, est attirée par l'extérieur et toutes les histoires qu'on raconte sur la liberté. 

J'ai aimé les personnages, tous uniques, avec des caractères particuliers, et même si les familles semblent se ressembler, leurs différences font que les histoires ne se répètent jamais. Ils sont attirés par la liberté et l'indépendance, le propre de tous les jeunes. Leur besoin de s'épanouir va contre le réconfort et la protection de leur foyer... Qui n'est pas toujours là pour les protéger. Cependant, grâce à l'univers et au récit imaginés, on en vient à bien entrevoir les difficultés de la vie des ours, la civilisation humaine vud dans leurs yeux et la survie dans la forêt encore plus ou moins sauvage. On découvre aussi leurs rapports : entre espèces, et entre même membres d'une espèce (ainsi une famille est solitaire et sans cesse en alerte face aux autres ours, il n'y a pas de clan ou de meute...) et envers les hommes ou les choses qu'ils ne connaissent pas. Enfin, envers les esprits et les légendes. des intermèdes d'imaginaire recherchés par les auteures, qui apportent une touche de réflexion et de légèreté au récit, mais qui peut aussi ennuyer... Surtout quand les différentes espèces d'ours ne croient pas aux mêmes légendes. A force, on s'y perd, et parfois, les éléments se répètent ... 

L'alternance des races est idéalement représentée par l'alternance des points de vue : à chaque chapitre le personnage change, ainsi on passe de Kallik, à Toklo puis Lusa... Au début j'ai apprécié ce changement d'univers, puis j'ai remarqué que cela m’empêchait de mémoriser les personnages : seule revenait leur histoire, mais il était difficile de se resituer à chaque chapitre dans les intrigues uniques, propres à tous les oursons. En effet, chaque intrigue comprend ses personnages secondaires, ses croyances, ses lieux et son parcours... Multipliez par 3, avec des liens imbriqués et pourtant opposés, et ça peut vite devenir compliqué.

A côté de cet aspect compliqué, j'ai néanmoins regretté l'aspect trop jeunesse sur certains passages, que je ne peux révéler. Il a paru être facile d'imaginer des croyances aux ours, ou de faire avancer vite l'intrigue avec certaines péripéties, alors qu'en réalité, cela ne passerait pas dans un simple téléfilm ...excepté peut être sur Gully ! Vous voyez l'aspect divertissant des téléfilms pour enfants avec des animaux qui parlent et sont très malins ? Et bien voilà La Quête des Ours, ne cherchons pas beaucoup plus loin.... Pour le moment ! Car à la fin de ce premier tome, des pistes sont ouvertes pour enchaîner sur des éléments mystérieux de leur destinée, avec, peut être, un brin de Fantastique...

En résumé, La Quête des Ours est un très joli récit, mignon à souhait, avec lequel on peut se prendre d'affection pour des oursons le temps d'une lecture, mais c'est une lecture ambivalente également, car malgré le public jeunesse visiblement ciblé, l'alternance des points de vue est un handicap dans la narration, qu'il faut prendre du temps à intégrer, pour comprendre au mieux l'avancée de l'histoire.

Évidemment, je lirai le deuxième tome... Assez vite, puisqu'il est doux et facile de se retrouver à côté de nos héros, dans leurs aventures ordinaires, d'une vie pas facile, ces petits héros qu'on voudrait aider, mais qu'on ne peut qu'accompagner.


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