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mercredi 28 janvier 2015

Le Joyau d'Amy Ewing

Le Joyau
Amy Ewing 
Robert Laffont - Collection R 
Pas de lien éditeur ♦ Sur Babelio
Ma note : 3/5 ♦ 464 pages ♦ 17, 90€

Résumé éditeur
Vous êtes plus précieuse que vous ne le pensez. 
Le Joyau, haut lieu et coeur de la cité solitaire, représente la richesse, la beauté, la royauté. 

Mais pour une jeune fille pauvre comme Violet Lasting, le Joyau est avant tout synonyme de servitude. Et pas n'importe laquelle : Violet a été formée pour devenir Mère-Porteuse. Car dans le Joyau, le vrai luxe est la descendance... 
Achetée lors de la Vente aux Enchères par la Duchesse du Lac, Violet ? le lot 197, son nom officiel ? va rapidement découvrir la réalité brutale qui se cache derrière l'étincelante façade du Joyau. S'exercer à la cruauté, à la trahison et aux coups bas est la distraction favorite de la noblesse. Violet doit accepter son sort et tâcher de rester en vie. 



Ma lecture :
J'ai été assez partagée par cette lecture. J'ai aimé, tant que j'ai envie de lui mettre une bonne note suite à la bonne impression générale, mais beaucoup de défauts me restent en tête. Il s'agissaient de petites choses, durant ma lecture, qui n'étaient pas convaincantes me gênaient, petit à petit. C'est bien dommage d'écrire un avis décrivant des défauts, mais je tente de dire qu'il est dommage de présenter la version finale d'un livre qui ne parait... pas fini. Car ces défauts auraient pu être rectifiés pour donner un récit, au final, franchement super !

Tout d'abord, j'ai commencé par me prendre d'affection pour Violet, notre héroïne, avant de la trouver stupide. En effet, je n'étais pas d'accord avec ses réflexions et ses pensées, souvent décalées par rapport aux situations ou en retard face à l'intrigue, c'est à dire qu'elle prenait des décisions sans penser aux conséquences et allaient parfois à des conclusions inappropriées. Choyée et chouchouter par une riche bourgeoise, elle était néanmoins toujours entre deux extrêmes, soit à se plaindre de sa situation de prisonnière, soit à savourer les extravagantes ressources mises à sa disposition. De ce fait, Violet m'a semblée trop vite pas crédible, ou carrément idiote. Comment pouvait-elle prendre des risques, des décisions, sans penser aux évènements qui en découleraient ? En tant que lecteurs, on devinait trop vite les évènements qui allaient suivre ! J'ai donc manqué de surprise dans cette lecture et levé de nombreuses fois les yeux aux ciels, pestant sur la bêtise de Violet.

Finalement, malgré un concept inédit qui donnait vraiment envie de découvrir le récit, l'intrigue s'est révélée  trop mince, avec peu de mystères et de réponses, données au compte goutte, et des informations sur cette société imaginée trop insuffisantes. L'histoire du joyau était en effet trop peu développée, puisqu'on a droit qu'à une seule explication du schéma politique qui arrive bien tard dans l'intrigue. Sans ces indications, on est très longtemps perdus dans les classes sociales imaginées.

Heureusement, j'ai vraiment apprécié les personnages dans Le Joyau. Les (trop) rares qui étaient particulièrement développées étaient vivants et attachants, avec des souhaits forts concernant leur avenir. Tellement, qu'on avait envie de connaître la suite pour savoir comment ils évolueraient. Souvent, je me suis dit que j'étais plus intéressée par les aventures des personnages secondaires que celles de Violet. Normal, celle ci me surprenait toujours dans le mauvais sens, à prendre les mauvaises décisions !

Enfin, la qualité de l'écriture ne m'a pas paru constante. Elle était fluide comme tous les romans jeunesse, mais sans qualité notable. Comme de nombreux romans parus durant cette mode de récits dystopiques, le début condensait beaucoup d'informations, pour ensuite être remplacé par une narration décrivant simplement les pérégrinations de Violet. Mais concernant les caractéristiques du Joyau, on attend longtemps d'avoir plus d'éléments .... sans être toujours comblés. C'est vraiment dommage ! Finalement, on aura eu qu'un vague aperçu d'un monde où la bourgeoisie et le luxe du 18ème côtoient quelques éléments de Science Fiction ... Bien difficile de se faire une idée !

Je résumerai au final en notant que malgré une intrigue originale et inédite, autour des mères porteuses et de la magie (drôle de mélange), je n'ai pas réussi à m'identifier à Violet, qui me paraissait toujours se plaindre et avoir des réactions disproportionnées face aux diverses situations. L'idée de base m'a intéressée, néanmoins l'influence d'Hunger Games m'a semblée trop présente, avec beaucoup moins de portée dans la réflexion. En effet, on a plus de plaintes à propos de la liberté ou de l'amour que la volonté de disposer de son corps à sa guise ... Je pense que l'action constante et l'ambiance luxueuse du récit m'ont motivée à continuer ma lecture, mais je n'ai pas été conquise ni par la plume de l'auteure, trop simple, ni par son univers, pas assez développé ... C'est donc un avis en demi-teinte. J'ai aimé, mais trop perçu les manques dans le scénario. C'est pourquoi je lirai sans doute le tome 2 si je peux l'acheter en occasion, afin de découvrir où voulait en venir l'auteure à propos d'une forme de magie liée aux mères porteuses et les intrigues agitant les familles riches du Joyau. Car finalement, des intrigues sont amorcées, mais coupées net avec la fin du tome un ! 

jeudi 16 octobre 2014

Passeurs de mort de Fabrice Colin

Passeurs de mort
Fabrice Colin
Flammarion Jeunesse

Ma note : 2/5 ♦ 382 pages ♦ 14,50 € 

Résumé éditeur : 
"Voici qu'une ombre s'avance, tandis que l'éternel poème de la nuit envahit pensivement New York. Cette ombre, c'est moi et, ce soir, je suis votre messagère. La fille qui sait des choses que tous les autres ignorent. "
Après le décès de son oncle, Angel voit sa vie bouleversée. Du jour au lendemain, elle peut voir la Mort, ou plus exactement le passage de la vie à la mort. Angel devra affronter ce qui la terrifie le plus.

Ma lecture : 
Quelles complications me posent la fin de cette lecture ! Il est compliqué de donner un avis général sur une lecture qui ne m'a pas satisfaite, alors que l'histoire avait tous les atouts pour le faire. Sauf l'écriture, et les choix dans les directions que prennent les personnages qui m'ont dérangée...
J'ai trouvé que l'histoire reposait sur une bonne idée et un récit plein de potentiel, mais que celui a été gâché par la narration assez perturbante : le style de l'auteur, unique, ne m'a pas plu du tout. 
Le début est emballant, avec ses cryptogrammes et ses symboles (Cœur noir (cartes)) mêlés au récit, qui donnent une touche très originale  à la narration, surtout lorsque celle-ci introduit l'entreprise Chronos Inc, qui gère le passage dans le monde des morts... Je ne vous en dirai pas plus ! Mais j'ai été si emballée par cette idée d'entreprise... puis tellement déçue qu'elle ne soit pas exploitée ! L'auteur nous a donné envie de découvrir une idée inédite, visiblement solide et originale... avant de trop la laisser de côté, de mon point de vue. A la place, on découvre d'avantage une héroïne étrange et excentrique qu'on doit accepter, car on va suivre son histoire.... Parallèle à celle de Chronos Inc. Dommage que je sois restée assez frustrée de suivre les aventures d'Angel, alors que j'avais envie d'en savoir plus sur Chronos Inc. Mais là... l'auteur est parti sur une toute autre intrigue. Mais très intéressante aussi, surtout dans son côté fantastique ! Une histoire de famille maudite, qui entretient des rapports très serrés avec la mort...

Lorsqu'Angel rencontre cette famille, on ne comprend plus grand chose. L'intrigue se complexifie et je me suis sentie perdue car la narratrice n'a pas su me guider, étant toujours dans l'incertitude de savoir si oui ou non elle allait croire dans le surnaturel, et continuer à 100% ses aventures...  J'aurais aimé qu'elle soit plus combattante et volontaire, afin de nous mener et nous entrainer à ses côtés ! Mais la personnalité très particulière de la jeune fille ,difficile à cerner, n'a pas pris le pas sur celles des différents membres de l'étrange famille, qui n'on su, eux non plus, me séduire.

En effet, j'ai su soit trop peu de choses sur l'histoire de cette famille, soit quelques petits éléments de manière si décousue dans la narration qu'il fallait reconstruire la chronologie pour comprendre où a voulu nous emmener l'auteur.

Pour en revenir à Angel, qui est notre héroïne et narratrice, je dois mentionner que ses pensées sont assez drôle, surtout que l'auteur les a inséré dans la narration, en tant que descriptions, de manière assez habile. Si je n'avais pas fait un blocage sur l'attitude de la demoiselle (je ne supporte pas l'insolence envers les adultes, surtout ceux qui encadrent les ados, notamment...) que je ne pouvais pas accepter, j'aurai pu être séduite par sa manière de raconter ses aventures, à la manière d'un roman en cours d'écriture ! Mais finalement, j'ai longtemps attendu une révélation qui expliquerait son caractère si particulier, sa petite touche de folie... qui ne m'a pas été apportée comme je l'espérais.

Enfin, j'ai tout de même accroché avec le personnage de Nadir, ami d'Angel, même si leur relation et leur amitié n'était pas du tout crédible de mon point de vue. Mais bref, c'est un roman jeunesse.... et j'ai vraiment apprécié découvrir leurs rapports basés sur la confiance et la confidence.

Au final, l'impression de découvrir beaucoup d'éléments de l'histoire, de façon décousue, à cause de la narration très particulière (entre pensées et sauts temporels sans explication ni situation, il faut le lire pour comprendre) m'a plutôt fait penser à la narration d'une descente aux enfers, dans l'horreur... d'une jeune fille terrifiée. Tellement qu'on en vient à douter de la véracité de ce qui lui arrive ! Mais... après-tout, a-t-on rêvé tout cela ? Comme un cauchemar, une aventure haletante, qui panique, et dans laquelle on peut facilement se perdre, sans héros fort prêt à nous guider. Ce sera à vous de juger si les révélations finales relèvent assez le récit pour vous souffler sur les dernières pages. Pour moi, ce ne fut pas suffisant, mais il m'en fallait peu, notamment concernant l'écriture et l'attitude d'Angel, pour que j'accroche d'avantage et conseille cette lecture aux ados.

Chroniqué pour Place to Be ♦ 


( 14/35 )

jeudi 27 février 2014

Si tu meurs, elle reviendra de Maud Tabachnik

Si tu meurs, elle reviendra 
Maud Tabachnik
Émotions tome 4 : Vengeance
Flammarion Jeunesse
Collection Tribal 
Sur le site de l'éditeur ♦ Sur Babelio 
Ma note : 1/5 ♦ 187 pages ♦ 13€ 
Déception


Résumé éditeur : 
Francis O'Mara a tout perdu. Sa fille adorée, la chair de sa chair, sa fierté, sa raison d'être, lui a été brutalement enlevée. Francis se fait alors le serment de retrouver le meurtrier pour venger sa fille. Dans le fond de la nuit, au milieu d'un océan glacial, déchaîné, les vents de l'Enfer entendent sa promesse...

Ma lecture : 
En Ecosse, Patricia O'Mara se fait tuer par un chauffard à la veille de ses 25 ans. Son père, qui a tout sacrifié pour sa fille unique, décide de traquer le meurtrier. Sa quête le mènera des falaises d'Aberdeen aux plateformes pétrolières de la mer du Nord. 

Autant le dire tout de suite, je n'ai pas aimé ce bouquin. Autant du côté fond, que forme. Déjà, je partais avec une appréhension : j'avais adoré La fille seule dans le vestiaire des garçons (émotions, tome 3 : Rage) et je me disais qu'il serait dur de faire aussi bien, mais, surtout, je trouvais extrêmement dommage que la collection enchaîne deux titres sur des émotions fortes très négatives. Insérer un thème comme amour, joie, ou fraternité... aurait permis d'aérer et alterner la palette de sentiments qu'ils font ressentir au lecteur. Ici, on part à nouveau dans l'émotion forte, et rude, avec un thème un peu surexploité (Rage parlait aussi de Vengeance...). Enfin, niveau a priori, il était très dommage que ce livre sorte juste après le film PRISONERS (avec Hugh Jackman), un film coup de poing, qui raconte l'histoire d'un père qui recherche le kidnappeur de sa fille... mais veut aussi régler ses comptes seul. Difficile de ne pas comparer les univers durant la lecture !

Francis, notre "héros", part à la recherche du "meurtrier" de sa fille (qui l'a renversé par accident, sans doute) afin de lui faire payer. L'histoire aurait pu être intéressante et entraînante, si elle ne s'était pas autant attardée sur les personnages, le contexte, le pays et les particularités économiques. Les digressions font passer le lecteur par une description de la vie de plusieurs familles, les paysages en Ecosse, le fonctionnement des industries du pétrole, la découverte d'une plateforme pétrolière... Et à côté de ça, c'est à peine si Francis avance dans sa quête. Quel ennui ! 

C'est un personnage buté, qu'on suit, en s'attardant sur des détails, pour finir par être ... déçus par la fin, car laissé sur un sentiment de perplexité. La fin laisse une place à l'interprétation, à la fois trop ouverte et trop fermée (sur l'avenir de nos personnages). En revenant sur ma lecture, j'ai trouvé que c'est une histoire qui n'a pas de sens (puisqu'elle met en scène des fausses pistes non exploitées) et perd son fil à cause des tours et détours au sujet de chroniques de familles écossaises ennuyeuses et inutiles. On passe par trop de thème différent, on s'ennuie si on a pas envie de découvrir le fonctionnement d'une plateforme pétrolière (par exemple) et les sauts dans la narration, entre digression et poursuite de la quête donnent un effet sans queue ni tête. Finalement, j'ai lu plus de page sur l'Ecosse et sa société que sur la véritable "Vengeance", qui devait être le centre de tout cela !

Je pense sincèrement que l'effet voulu (soit, écrire sur la vengeance) est un peu raté, car l'auteure a choisi de parler d'autres éléments trop éloignés de l'histoire en elle-même, mais ce sera plutôt à vous de vous faire une idée... Même si, attention, je ne conseille pas le livre à des moins de 13 ans (malgré sa taille), ou des faibles lecteurs ! Car ce récit ne fait pas ado, il est difficile, et pourrait les dégoutter de la lecture(à mon sens). C'est un petit livre à ne pas mettre entre toutes les mains pour provoquer l'effet inverse de celui escompté : leur faire goûter au thriller. Car celui-ci est trop lent, et un peu mal dirigé, dans sa narration surtout... (car l'ambiance, elle, fait assez thriller, ainsi que les personnages !). 

Au final, je pense que j'aurai donné une meilleure place à l'interprétation et au plaisir de l'histoire à elle seule si je n'avais pas été ennuyée par la narration au niveau de langue à moitié soutenu et moitié familier, avec quelques mots étrangers (jamais expliqués)... C'était un mélange trop inconstant ! L'auteure a pu vouloir manipuler mes nerfs de lectrice en me faisant chercher le coupable, mais avec toutes ses digressions ennuyeuses, elle m'a tout simplement perdue en route ! Le seul bon point que j'en retire, et le seul message réussi, est peut être d'avoir voulu écrire sur la question qui anime les amis & opposants de Francis : "Il s'agissait d'un accident, l'homme qui a laissé Mélanie au bord de la route est-il vraiment un meurtrier, ou juste un lâche, avec ses raisons ? ". Une idée intéressante, à creuser, mais qui n'était pas le thème central comme celui-ci a été présenté...

( 13/35 )

mercredi 9 octobre 2013

La BD ou le manga du mercredi : Enfer bleu de Chika Shiina

La BD ou le manga du mercredi #3
Enfer Bleu
Chika Shiina
Panini mangas
3 tomes parus au Japon : série terminée

Résumé éditeur : 
Suite au décès de ses parents, Mana est adoptée par des amis de sa famille qui ont déjà trois enfants : Kakeru, plus âgé que Mana, et les jumeaux, Riku et Yu. On peut penser que dans son malheur, la petite Mana a de la chance puisqu’elle retrouve un foyer aimant. Pourtant Mana souffre. Elle vit dans la peur d'être violentée, physiquement et psychologiquement par l’aîné de la fratrie. En effet, Kakeru le gentil garçon, Kakeru l’attentionné, le beau Kakeru… est un tortionnaire et un tyran sans pitié, à qui elle veut échapper. Mais comment faire ? Qui peut la croire ? Si elle parlait, elle deviendrait coupable en jetant le discrédit sur ceux qui l'ont accueilli généreusement. Elle semble à jamais prisonnière de cet amour malsain, jusqu’à ce qu’Akihiro, un garçon amoureux d’elle, découvre son terrible secret.

Ma lecture : 
J'ai vu des bons avis sur ce manga : mais quelle horreur ! On dit qu'il "pose une ambiance malsaine et désespérée, où le romantisme peine à se faire une place, le tout sur un fond profondément intrigant. un shôjo qui change, en espérant une suite à la hauteur des promesses. [...]Chika Shiina s’essaie ici à une aventure destinée à un public plus large. Elle signe une histoire dramatique, sombre et morbide, mais bien équilibrée, qui n’oppresse jamais le lecteur. " (manga-news) mais je ne suis pas du tout d'accord ! 

Morbide, glauque, oppressant et surtout déplacé, malsain et mauvais en bien des points, sont les caractéristiques que je lui attribue. Dès les premières pages, le ton est donnée : Mana a des rapports sexuels avec son frère. Non, pas son frère de sang, mais cela ne l’empêche pas de l'appeler "Grand-frère" durant des actes qui ont l'air d'avantage d'être des viols que des relations consenties. Mana n'ose pas se plaindre à ses proches car elle a honte d'être ainsi tombée sous le joug de son frère adoptif, qu'elle en a peur, et qu'il est très bien considéré par tous les habitants de la commune, qui l'apprécient : elle pense donc qu'elle ne sera ni crue, ni soutenue si elle parle. 

Depuis qu'elle est tombée sous le joug de son frère, Mana s'est écartée de ses camarades et renfermée. Elle n'a pas d'amis à qui se confier et l'arrivée du nouveau : Akihiro, va tout changer, puisque Mana devient malgré elle sa première amie, et qu'ils vont tout de suite tomber amoureux. Une début de romance très mignonne et crédible, mais troublé par la jalousie de Kakeru, le vilain grand frère. Très vite, celui-ci tente de les empêcher de s'aimer, et dès le premier tome, Akihiro découvre que Mana couche avec son frère. 

Tiraillée entre "mais dénonce-le !!!" et "Mais elle a presque l'air ravie d'être violée par son frère !" ces deux pensées, en sortant de ma lecture, m'ont dérangée et répugnée. Ce manga cherche à être érotique, mais je ne l'ai pas ressenti et ne l'aurai pas pu. ce n'est pas un "public averti" ou un hentai. Shojo pour tout public, n'importe quelle maman va acheter ce livre à sa gamine de 13,14,15 ans et lui laisser regarder les images d'un frère violant sa soeur, et lire la détresse d'une soeur maltraitée par son frère. Sans message de dénonciation, ou d'avertissement face à l'anormalité de la situation. Kakeru fait peur, tellement que Mana n'ose le dénoncer. Elle aimerait être amoureuse et sortir de cette relation glauque... point barre. Là, je suis très gênée de voir ça sur les tables de nouveautés, et cela me répugne de voir qu'il se vend. OK ça peut plaire, mais qui a acheté cela, et peut-on le laisser être lu par n'importe quelle main, n'importe quelle lectrice? 

Enfin, les dessins de Chika Shiina sont très mauvais à mon goût, propre aux mangaka amateurs et peu reconnus. Même si Mana est jolie (un peu le même dessin qu'on voit partout...), les proportions des personnages masculins (Kakeru, Akihiro...) sont vraiment ratées, avec, par exemple, un cou aussi large qu'un visage, ce qui se reproduit sur presque toutes les doubles pages en deuxième partie du manga, ce qui donne un trait de crayon... moche. 

Un manga malsain que je n'ai pas aimé du tout et que j'espère ne pas voir entre les mains d'une jeune pré ado. Tout en sachant que c'est arrivé, et que ça arrivera. 

dimanche 6 octobre 2013

La première fois

La première fois
Collectif d'auteurs
Gallimard jeunesse - Scripto 
Ma note : 2/5 ♦ 256 pages ♦ 9,65€
Résumé éditeur :
Faire l'amour la première fois. 
Huit histoires pour en parler sur tous les tons Graves ou légères, drôles, poignantes ou tendres, des situations très différentes évoquent tout ce que vous voulez savoir sur la perte de la virginité et dont vous n'avez pas envie de parler avec vos parents. Par les plus grands auteurs de la littérature pour adolescents d'aujourd'hui : un indispensable!

Ma lecture : 
L'idée du recueil paraissait intéressante et pertinente mais finalement j'en ai été bien déçue ! Des histoires décevantes, plates et surtout sans émotions, qu'on ne garde pas en tête 2 minutes après les avoir lues. Pour moi, elles ne donnaient pas de leçons et n'informait pas, on n'avait même pas de jolies phrases du genre "Sauter le pas quand on se sent prêt et non pour impressionner ses copains ou faire comme eux" ... J'ai même trouvé la plupart des nouvelles sans intérêt. Seule celle de Patrick Ness "Ça se passe autrement pour les garçons" m'a semblé digne d'intérêt car elle parlait d'homosexualité avec plus de vérité que de sensibilité. 

But, Keith Gray
Une nouvelle qui ouvre bien le recueil avec un point de vue de garçon et une fin ouverte : ce que j'ai le plus aimé, cela laisse le choix sur ce qu'on aimerait imaginer de la fin. Douce et assez vraisemblable,celle-ci se rapproche assez de ce que pourraient vivre des jeunes ados obsédés par le sport. 

La majorité sexuelle, Jenny Valentine
On voit une grand mère sénile perdre les pédales et raconter sa première fois à table en plein repas de famille... très loin des souvenirs communs à tous, les écorchant même parfois ! Veut-on se moquer des grands parents séniles, peut-on rire de tout ? J'ai trouvé cette façon de parler de sexe ridicule. Tout est tellement plus doux quand c'est raconté en intime, de la grand mère aux enfants pourquoi pas, mais en faire une farce un dimanche en famille... Bof, bof... 

Entrée en matière, Melvin Burgess
Un jeune garçon ment pour sortir avec la plus jolie fille du lycée. Il est très gentil et a l'air intelligent, à aimer la littérature et la poésie, et surtout cette jeune fille... Mais est-il intéressant de montrer comme il est heureux de l'avoir roulée dans la farine (ou dans la boue) et de, presque, faire l'apologie du mensonge ? On est loin de la romance... et qu'elle mauvaise façon d'aborder la première fois !!

Ça se passe autrement pour les garçons, Patrick Ness
Voilà la nouvelle la plus intéressante : avec une écriture particulière, où les "gros mots" sont matériellement barrés et illisibles, il faut les imaginer. On découvre un groupe de 4/5 copains au collège, qui se connaissent depuis des années, se sont perdus, puis retrouvés... Et la façon, pour certains, de se moquer des homosexuels parce qu'il y en a un parmi eux... et sans savoir que deux autres s'y cachent. Une manière juste d'aborder le refus de sa véritable sexualité, et de ses envies cachées... Un thème difficile autant pour l'adolescence que toute la vie : une nouvelle intemporelle et universelle ! Mais que j'aurai pu autant aimé, voir plus (ou moins?) sans les mots barrés... 

Charlotte, Mary Hooper
Une nouvelle qui se passent bien des années avant la notre, dans une époque et un quartier pauvres. Où une jeune fille va devoir protéger ses charmes pour finir par les offrir afin de faire survivre sa famille. Ok .. doit-on vraiment dire ça à des jeunes lecteurs ? Vous avez besoin d'argent, c'est une question de (presque) vie ou de mort, alors sautez le pas? 

C'est comme ça, Sophie McKenzie
La "deuxième plus intéressante" ou autre préférée, dans un tout autre genre ! Une jeune fille sort avec un garçon qui ne pense qu'à passer à l'acte. Mais à force, elle se rend compte qu'ils ne sont pas assez proches, qu'elle ne sait rien de lui et que ce n'est pas ce qu'elle imaginait comme moment intime. Elle va devoir prendre une décision importante et arriver à lui dire... Une nouvelle si vraie, tendre et réellement possible, qui a pu ou pourrait nous arriver, à nous ou nos proches... Dommage que le langage ne fasse pas du tout échos à ce que j'étais plus jeune, et que tout soit dénué de sentiments, ou presque. 

La serviette blanche, Bali Rai
Dans la culture asiatique et chez les musulmans (je crois) il faut que la jeune fille soit vierge au mariage, et pour prouver cela on recherche la trace de sang dans le lit lors de la nuit de noces. Sauf qu'une fille ne saigne pas toujours... Est-il utile de rappeler cette tradition ringarde,vieillotte, inutile et dangereuse ? Et surtout ses sanctions pour les filles qui ne saignent pas ? (d'où les adjectifs utilisés envers cette tradition). Mieux vaut que je n'explique pas la sanction décrite ici ... On peut l'imaginer ! Une histoire triste, trop triste, qui n'aborde pas "la première fois" comme il le faudrait pour les jeunes lecteurs ! Selon moi ... Ou alors sauf s'ils ont des parents avec qui parler de la peur retranscrite ou transmise par ce court récit. 

Faire l'amour ou le trouver, Anne Fine
Youpi, un court d'éducation sexuelle, pour voir les jeunes intenables dire n’importe quoi sur le sexe et lire les réflexions de la prof, tout ça pour placer la phrase de fin de la prof, en gros (pour ne pas vous spoiler) l'important est de trouver l'amour avant de se décider ! Ouais, bon, super, mais ça on y avait pensé avant de passer par tous ces récits tristes et parfois forts ... Il est donc assez dommage de tomber ainsi à plat à la fin. Une fin bien moyenne à la hauteur de mon avis général sur le recueil. 

jeudi 26 septembre 2013

Le jeudi c'est jeu Livresque #5

Le Jeudi c'est Jeu Livresque ! 
L'idée vient de chez Lothfleur, de Secret Forbidden World, et de copine Mélisande (enfin, moi, je ne les dissocie pas sur ce coup ! ). Pour fêter l'idée, elles avaient trouvé un jeu qui durerait sur 8 semaines, qu'elles ont finalement prolongé. Moi, je ne l'ai commencé que la semaine dernière. Peut-être que je ferai les précédentes parties, à l'envers, dans les semaines qui viennent ? 

Semaine "normalement" 17 : Le livre le plus décevant


Je suis passée directement à la semaine 17 en sautant la 16, la consigne étant "prendre une photo de votre PAL" : je n'avais pas le temps de déranger ma bibliothèque, et il aurait fallu la prendre en photo presque toute entière... Sans compter que les poches ne sont pas dans la même pièce que les grands formats ! Bref, du bazar à prévoir à l'avance, ce que je n'avais pas fait.
Pour voir le jeu livresque et la PAL de Lothfleur c'est là , elle a une PAL bien plus petite que moi quand même, ouille je préfère ne pas y penser x)
Et pour voir l'énooooooooooooooooooooorme PAL de Mélisande : Accrocdeslivres

Aujourd'hui, le thème est "le livre le plus décevant". Pour moi il s'agit incontestablement de Nos étoiles contraires. J'en avais tellement entendu parler que je suis tombé sur les fesses en ne ressentant rien. Et puis la blogosphère en avait trop parlé, c'est comme si je l'avais déjà lu par bribes et que c'était du prémâché. Vraiment pas un plaisir, au contraire. Je l'avais chroniqué il y a quelques mois. 
En tout cas, du coup, j'ai du mal à voir tous les infos autour du film et le battage autour. J'en ai riiiiien à faire. Et je ne suis même pas curieuse :/ Je n'irai vraiment pas voir ça ! 
Dommage...

jeudi 5 septembre 2013

Les sentinelles du futur de Carina Rozenfield

Les sentinelles du futur
Carina Rozenfeld
Syros - Soon
Ma note : 3/5 ♦ 256 pages ♦ 16,50€ 

Résumé éditeur : 
2359. La Terre est à l'agonie. Mais à New York, une poignée de femmes et d'hommes qui se déplacent dans le Futur l'ont promis : l'avenir est radieux, ils l'ont vu de leurs propres yeux. Le jeune Elon, élève à l'Académie et doté d'un pouvoir exceptionnel, rêve d'entreprendre ce voyage vers une époque meilleure. 2659. Un ennemi invisible a attaqué la Terre. Nuts est une survivante. Sa ville est en ruine, la planète entière est dévastée. Et si le seul espoir possible venait du passé ?

Ma lecture :
Mon avis fut mitigé après cette lecture... Le livre avait du potentiel et il traite différents sujets que j'apprécie, mais j'y ai malheureusement retrouvé trop de clichés, et une certaine facilité dans l'écriture... 

Pour commencer, l'intrigue tournée autour des voyages dans le temps, croire en l'avenir et se confronter à la désillusion, est bien trouvée et originale : la société construite autour de ces voyages, les complications que cela implique, l'enseignement tourné autour des sentinelles du futur... C'était un point encore jamais exploré, juste un peu mince pour être le pilier d'un roman, car elle a été vitre écrasée par d'autres parties de l'histoire. 
Le message adressé aux jeunes pour protéger l'environnement et la planète est toujours appréciable pour un roman écrit pour une telle tranche d'âge. C'est le gros atout de ce livre : l'intrigue tournée autant sur les voyages dans le temps, que sur l'écologie. Le message adressé ... Même si, malheureusement, il n'est pas très subtil. 

L'écriture m'a semblé être un mélange de différentes intrigues ( futur, écologie, voyage dans le temps, entraînement militaire au pilotage...) qui tenait presque du résumés de précédentes intrigues : comment ne pas penser à Ender pour l'entraînement de l'académie, et à Avatar pour la description ... de ce qui touchait le plus à l'écologie et à la nature (dit sans spoiler !). Je n'ai pu passer sur ce manque d'originalité dans la description qui n'a pas réussi à m’empêcher de penser à ce film. 
Du côté de l'intrigue, elle va trop vite : les héros deviennent trop rapidement des symboles mais ne font pas vraiment d'actes pour le mériter, et ils on bien peu d'obstacles à affronter (Elon a la chance d'être bien soutenu...). Les exploits de ces enfants sont faciles (grâce à un don, du génie) et jamais soumis à des difficultés qui redonneraient du regain à l'intrigue : la route est droite et non sinueuse, les actions s'enchaînent impeccablement... Trop ! C'est un peu trop simple. 

De plus les sentiments sont assez vite explicités (ce qui n'est pas utile) comme s'ils ne pouvaient transparaître dans les mots, on a pas le temps d'essayer de les ressentir. Ce que j'ai ressenti, c'est que la narration allait systématiquement à l'essentiel, que ce soit pour l'action ou pour les sentiments. On ne nous laisse pas ressentir les émotions qui sont seulement décrites... On ne vit pas à travers eux. 

Ça se lit, bien, mais sans plus...  J'ai levé ma note pour la double idée principale (voyage dans le temps & écologie) qui est toujours appréciable pour un tel public, et un roman juste assez rédigé pour. Mes ses failles et ses facilités ne plairont sans doute pas aux ados, alors que les jeunes pourraient être emportés sans les remarquer. Avec son intrigue futuriste au discours écolo, il plaira surement fortement aux 13/14 ans ! 

lundi 12 août 2013

Rendez vous en septembre

Rendez-Vous en Septembre
Anne Vantal
Gallimard Jeunesse - On lit plus fort

2/5 ♦ 144 pages ♦ 8,15€ 

Résumé éditeur :
Sur la photo, ils sont onze. Onze élèves de terminale S d'un lycée tout à fait convenable d'une ville tout à fait ordinaire. Ils viennent de fêter le bac et leur départ en vacances. Et pour l'heure, ils se sentent des ailes : huit semaines de vacances et l'avenir devant eux ! Que feront-ils de cet été ? Rendez-vous en septembre pour Leïla, Benjamin, Tristan, Juliette... où chacun ne sera plus tout à fait le même.

Ma lecture :
Je suis ressortie de cette lecture déçue, et sans un souvenir très palpable. Pour moi, ce fut une lecture plate, qui ne correspondant pas du tout à la description faite par l'éditeur, comme un livre à lire absolument.

J'ai trouvé cet ensemble de petite historiettes, des épisodes de la vie de 11 ados en vacances, trop court et trop long à la fois. Ca dépendait des personnages... Pour certains, leurs histoires laissent transparaitre des éléments intéressants, qui auraient pu être développés. Pour d'autres, des passages étaient inutiles : pas assez travaillés, ou inutiles pour l'intrigue, ne présentant aucun message ... ( La dernière jeune fille et son exploit de baignade dans la mer, ou l'océan, je ne sais même plus...pfff !)

Tous ces ados, et les extraits de leurs étés, sont décrits comme formant un tout, mais le tout n'a pas de sens pour moi : ce n'est même pas un groupe d'amis ! Ils se connaissaient presque par hasard, et il y avait de minces liens entre eux... Les rouages s'imbriquent finalement mal, et la vision d'ensemble est biaisée par les inégalités entre ce qui arrive aux personnages : parfois intéressant ou simplement notable, parfois pas du tout. Certains ont ainsi une vie trop remplie et trépidante d’événements durant cet été, comparés à d'autres pour lesquels les histoires sont tout bonnement ennuyeuses. 

Au final, ce ne fut ni un livre-surprise, ni un livre-avertissement (comme il pourrait l'être, à l'aube d'un changement de vie, et l'aurore de quelque destin...) et enfin, ni un livre-témoignage. Je l'ai lu comme un simple texte un peu gratuit, qui m'a fait attendre quelque chose jusqu'au bout, mais m'a laissée inintéressée, et avec l'envie de vite passer à autre chose. Heureusement, son faible volume ne me fait pas regretter de ne pas avoir passer mon chemin : cette lecture n'est pas un supplice et n'occupe pas beaucoup de temps.

lundi 5 août 2013

Critique Once Upon a Time d'Odette Beane

Once Upon a Time
Odette Beane
Michel Lafon
Ma note : 2/5 ♦ 344 pages ♦ 16,95€ 

Résumé éditeur : 
Il existe une ville dans le Maine où tous les personnages des contes de notre enfance sont piégés entre deux mondes. Ils sont sous l’emprise d’une terrible malédiction lancée par la Méchante Reine. Un enfant connaît les secrets de ce sortilège : Henry. Pour lui, seule Emma, sa mère biologique qui l’a abandonné à sa naissance, peut les libérer.

Lorsque Henry la retrouve et lui annonce qu’elle est la fille de Blanche Neige et du Prince Charmant, Emma est sous le choc. Elle ne veut pas de lien avec ce fils qu’elle n’a pas désiré, pourtant Henry semble avoir sérieusement besoin d’aide... Inquiète, elle décide alors de le ramener chez lui à Storybrook, où elle rencontre des gens étranges. Surtout Regina, la mère adoptive d’Henry. Emma comprend vite qu’il règne là-bas une atmosphère trop bizarre pour être vraiment réelle.

Ma lecture :
Cette lecture me laisse perplexe : elle m'a profondément agacée, mais m'a tout de même donnée envie de voir la série. Pour en savoir plus, mais surtout, pour comprendre... 

Je n'ai encore jamais vu un seul épisode de la série dont est tiré ce roman (ou cette "novellisation") mais j'ai lu auparavant dans des avis des fans qu'ils avaient parfois trouvé que le livre n'était pas adapté, c'est à dire qu'il laissait des incompréhensions, et n'offrait pas de bonus complémentaires à ceux ci, qui pourraient compléter leur intérêt. Je suis plutôt d'accord avec cet avis, puisque j'ai trouvé que ce roman ne conviendrait pas à des personnes n'ayant pas vu la série (non plus). En effet, malgré un univers assez dépeint (de manière grossière) pour intéresser une personne comme moi, n'y connaissant rien à la série, les personnages et les rouages de l'intrigue m'ont maintes fois laissée trop interrogative, et sur ma faim. De ce fait, je n'ai pas compris qui était le lecteur ciblé. Est-ce un lecteur lambda, qui souhaite se laisser porter par un univers, sans adorer ses personnages ? Puisqu'apparemment, il plaira peu aux fans, parfois frustrés, et que moyennement aux non connaisseurs de la série, lâchés en pleine incompréhension. 

Je relève néanmoins que j'ai envie de voir la série télévisée, de la découvrir, afin de comprendre les passages qui m'ont paru illogiques et les réactions des personnages très inattendues. 

J'espère ne pas spoiler le texte en relevant quelques étrangetés à mon goût : le fait qu'Emma croit quelques fois à l'histoire d'Henry, et quelques fois non (elle brûle les pages d'un livre en disant clairement qu'elle a compris l'enjeu de celles ci, et à aucun moment on ne revient sur ce point de l'intrigue... ?), les sauts chronologiques parfois non indiqués d'une page à l'autre (un symbole peut être présent, mais peut aussi ne pas l'être, cela peut survenir sans espace ou saut de ligne, surtout à la fin de l'oeuvre.) m'ont laissée dubitative et dans le flou. 

Les réactions des personnages m'ont semblé plates et creuses, rébarbatives mais néanmoins changeantes : des surnoms et éléments apparaissent violemment et sans explications ("La" bague, Mère-grand, Jiminy...) et je n'ai pas aimé Emma, l'héroïne, qui avait un humour ennuyeux et des pensées souvent larmoyantes, sa passivité m'ont ennuyée, ainsi que son hésitation : elle semblait parfois avoir la foi (en Henry, et en la malédiction) et parfois non... 

Concernant le style de "l'auteure" je suis loin d'avoir rencontrée une plume appréciable et touchante : de nombreux passages descriptifs pour des actions inutiles à décrire étaient en trop (toucher l'épaule, le bras, embrasser sur la joie, pousser "un petit cri"...)( "pousser un petit cri" étant une occurrence apparaissant presque dix fois, pour décrire des tas d'émotions différentes, montrant peut être un manque de richesse de vocabulaire du côté auteure... ou traducteur !), j'ai fini par penser que cette profusion de descriptions passives et ennuyeuses enlevait toute part aux sentiments dans ce récit : on ne pouvait les ressentir et les imaginer comme avec une plume experte(ou talentueuse) du roman. Les seuls moments d'émotion étaient plutôt des introspections qui ne paraissaient pas du tout logiques, ou trop creuses : comme en retrait et causant de simples constats.

Les éléments, comme dit précédemment, qui sont apportés de manière assez brute au texte, renforcent néanmoins l'immersion et la superposition des deux mondes différents : celui du présent et celui de la magie, du monde des contes qui est maudit. Cependant, on se perd aussi trop vite dans cette superposition, à cause des soudains changements de narration (chronologies et mondes) qui sont peu précis et mal amenés. Ce mélange de narration et cette immersion subite dans le mélange des deux temps m'ont fortement dérangée et empêchée de m'y retrouver plusieurs fois.

Enfin, je souhaite conclure en rappelant que je n'ai jamais vu la série, et que donc plusieurs choses m'ont parues complètement incongrues. Je n'ai pas aimé Emma, volage et passive à la fois, mais Régina et Pinocchio m'ont intriguée, surtout que leur rôle vient à changer et se révéler si vite ! Heureusement, l'histoire en elle-même, la trame, m'a intéressée et m'a rendu curieuse d'en savoir plus et de comprendre cet univers. J'aimerai voir le début de cette série, le pilote, pour voir si j'accroche avec le personnage d'Emma, mais j'ai des doutes, et ce n'est pas devenu une envie prioritaire dictée par la découverte du livre.

jeudi 13 juin 2013

Critique STRUCK : Comment Foudroyer sa réputation en un éclair de Chris Colfer

STRUCK : Comment Foudroyer sa réputation en un éclair
Chris Colfer
Michel Lafon Jeunesse
Ma note : 1/5 ♦ 370 pages ♦ 15,95 € 

Résumé éditeur : 
Carson Phillips est prêt à tout pour entrer dans la fac de ses rêves… et par la même occasion, laisser derrière lui une mère dépressive et une ville misérable. Même s’il lui faut, pour appuyer sa candidature, lancer seul un magasine littéraire.

Malheureusement pour lui, les étudiants ne semblent guère capables d’écrire autre chose que des textos. Qu’à cela ne tienne, l’adolescent est aux aguets, et surtout il n’a plus rien à perdre. Après tout, qu’arriverait-il si le beau gosse du lycée apprenait que sa petite copine pom-pom girl couche avec le coach dans son dos ? Ou que la première de la classe n’hésite pas à envoyer des photos d’elle nue à n’importe qui sur Internet ? Pour parvenir à ses fins, Carson a une nouvelle stratégie toute trouvée : il se transforme en maître chanteur. Mais à force de jouer les corbeaux, ne risque-t-il pas de se brûler les ailes ?

Ma lecture : Je m'attendais à bien mieux de la part de l'acteur qui joue Kurt dans Glee. Mais c'est un acteur, pas un auteur. Je me suis trompée, j'ai trop espéré. C'est une petite déception... 

J'ai ressenti une totale incompatibilité avec le personnage le personnage principal, Carson. Son seul but, à ce monsieur, est de s'enfuir de sa ville d'idiots, un but illustré par un propos qui sert ce but, mais sert pas son affinité pour le journalisme et l'écriture. Son envie de faire son métier passe totalement à la trappe. (C'est vrai, pourquoi vouloir être journaliste?) Au contraire, le journalisme devient une affaire de renommé et de mauvais caractère dans ses mots. Quelle mauvaise image de la profession ! (Tout ne se passe pas comme dans "le diable s'habille en Prada", vraiment, vraiment pas!) On ne trouve pas d'enquête, ni d'interview comme devrait le faire un aspirant journaliste... Son seul article n'est pas fantastique... On dit pourtant dans le roman qu'il aime raconter des histoires ? J'ai attendu son talent de conteur bien trop longtemps... 

J'aurai pu trouver le talent du narrateur dans son humour, ses mauvaises piques... Mais je n'ai pas trouvé ça drôle. L'effet fut loupé sur moi. Les instants aux plus forts enjeux se sont révélés bâclés et ratés à mon goût, avec des éléments mal exploités, tournés au ridicule ... Je ne vous les cite pas, ne voulant pas vous spoiler des passages avec mes déceptions ! 

J'ai trouvé pourtant la plupart des personnages secondaires intéressants et hauts en couleurs. Malerie a du potentiel, mais seuls quelque uns de ses aspects sont effleurés, ce qui laisse à la fin bien trop de questions en suspens et une intrigue inachevée à son sujet. Une impression de non fini. Ils étaient pourtant si intéressants ces personnages !Je pense qu'ils auraient mérité plus d'informations, de traitement et de détails, que j'attendais tout du long, plutôt que de les voir survolés. Tout comme les débuts d'intrigues et de conflits... qui n'ont aboutis à rien (l'histoire des calmants, par exemple ! Et comment il a financé et imprimé son journal ? )

Enfin, je me suis vraiment demandé où étaient la morale et le message de ce livre. Puisque d'après la fin.... Comment dire sans ne pas trop vous en dévoiler ? Je pense simplement que quand on veut vraiment quelque chose, on peut se battre pour l'obtenir, et ça paye ! Espérons néanmoins que ça n'en dégoutte pas trop du métier de journaliste... Et que les lecteurs auront, dans leur vie, plus de courage et de détermination que ce héros un peu faiblard ! Car ce n'est pas lui, malheureusement, qui remplira le rôle de modèle pour le jeune public... Je relève cependant comme point positif l'histoire originale, qui traite, pour une fois, d'un atelier d'écriture à l'école, et qui aurait pu donner envie à des collégiens de s'y mettre... Dommage que ce soit un fiasco ! 

Je relève aussi l'écriture, très facile à lire pour des ados. Mais alors, très très facile. Bref, je suis contente de ma découverte car je saurai quoi conseiller à des jeunes de 13 ans qui veulent lire des bouquins sur la vie au lycée, mais faudra quand même que je prévienne les parents qu'il y a un "connard" juron à (presque) chaque page, et pas vraiment de morale et ça, ça me gène un peu.... Chris Colfer, je passe et ne retenterai pas.

dimanche 2 juin 2013

Critique Zoanthropes de Matthias Rouage

Critique Zoanthropes 
Matthias Rouage
Editions Scrinéo


Shina Sirkis vit dans un monde futuriste où les Zoanthropes, créatures hybrides mi-hommes mi-bêtes, sont traqués par les humains. Le jour de son entrée à l'université, elle est angoissée... Son amie vient de se transformer et a été abattue par son père, un intervenator. Elle sait que si le test de dépistage obligatoire s'avère positif, il n'hésitera pas à tuer sa propre fille...

Je suis très contente d'avoir découvert Zoanthropes. Je n'aurai pas voulu passer à côté de cette découverte ! 
Scrinéo propose une fois de plus un récit et un univers uniques. Dommage que ce roman n'ai pas bénéficié du même soin tout du long ... 

J'ai trouvé la première partie particulièrement travaillée, offrant au lecteur un bel univers, poussé et bien imaginé. Ce fut un plaisir à découvrir. Même s'il n'y a pas d'indication sur l'époque ou le temps, les détails sont minutieux et foisonnants, ce qui permet d'imaginer parfaitement ce monde futuriste : rien n'est laissé au hasard. On peux le supposer en tout cas ! 
J'ai apprécié de découvrir précisément l'évolution de la société et l'histoire de la race des Zoanthropes, et leur "non cohabitation" avec les humains. Le conflit entre les deux races est bien expliqué, et ressenti, surtout grâce à Shina et à son père, puisqu'elle a été élevée dans la haine envers ces moitié humains, moitié animaux. 
La description des personnages et de leur caractère était assez imagée pour faire connaissance avec leurs personnalités et permettre d'apprécier de vivre ces aventures en leur compagnie. 
Les relations et les enjeux sont également instaurés dès le départ, puisqu'on comprend vite que l'endoctrinement des humains contre les Zoanthropes est forcément exacerbé... 

Mais au contraire, lorsque les points de vues, et les préjugés, se voient retourner, tout devient vite beaucoup moins logique, et donne un aspect de manque de travail sur le roman. En effet, alors que le début annonçait une lecture aussi délicieuse qu'originale, la deuxième partie m'a malheureusement semblé ... bâclée. 

Le travail minutieux n'a pas continué. j'ai commencé à voir des petites erreurs s’égrener comme si la relecture s'était stoppée, ou l'attention relâchée. J'ai ressenti une confusion au niveau des personnages. Des caractères se mettant à changer, des réactions inattendues, et certains devant... insupportables. 
(Le passage de la boîte de nuit m'a paru "ridicule" : un gros exemple de dérive inattendue chez les personnages !) 

L'intrigue a avancé bien trop vite, une importance démesurée à été donnée à Shina, tout s'accélère... On perd toute la logique qui était si précieuse au début du récit. J'ai commencé à anticiper les événements : j'ai à la fois manqué de surprises, et été assommée sous celles ci... lorsqu'ils s'agissait de changements inattendus chez les personnages. J'ai eu l'impression plus d'une fois d'avoir raté  un épisode, et parfois d'en relire certains. Étrange impression lorsqu'on se dit que tout allait trop vite, mais qu'on aurait voulu que cela aille moins vite... Le récit aurait-il mérité d'être d'avantage travaillé dans deux livres lui rendant hommage ? 

Malgré l'effort qui aurait dû être constant, j'ai quand même apprécié ma lecture, et, comme je l'ai dit, je suis heureuse d'avoir découvert Zoanthropes. Cependant, je suis mitigée, car j'ai envie de lire la suite pour découvrir plus de chose sur ce monde, mais je n'ai pas très envie de retrouver les personnages qui m'ont trop surprise, dans le mauvais sens. 

Ma note : 3/5

mardi 7 mai 2013

Top ten tuesday #7


Top Ten Tuesday #7
Ce rendez-vous a été initialement créé par The broke and the Bookish  et repris en français sur le blog de  Iani  puis de ma partenaire Pomme . Le top ten Tuesday est un rendez vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini. Cette semaine le thème est : 

Les 10 livres que vous avez moins aimés que vous ce que vous aviez prévu :

Plutôt que ressasser des vieux parchemins, ce coup ci, j'ai décidé de ne sortir que des livres récents, en résumé, c'est un panel de mes petites déceptions littéraires ... Avec les accès directement à mes chroniques en cliquant sur les images. 

 
 
  
 

Il n'y a pas de chroniques pour : Zombi et Chroniques d'une sorcière d'aujourd'hui


Le thème de la semaine prochaine sera : 
Vos 10 marque pages préférés ! 

On en salive d'avance ! 

dimanche 28 avril 2013

Critique La dernière Lame, d'Estelle Faye

Critique Partenariat
La Dernière Lame
Estelle Faye
Collection Pandore - Le Pré aux Clercs
Sur le site de l'éditeurSur Babelio
Ma note : 2/5 ♦ 451 pages ♦ 16€

Résumé éditeur : 
Jadis, le monde a connu un Age d'Or, enchanté par la magie. Mais à présent il est presque entièrement recouvert par les eaux où grouillent méduses, murènes mangeuses de chair et Léviathans d'ombre.

Vorastburg est l'une des rares cités à ne pas être encore submergée. Ses habitants sombrent dans la folie en attendant la fin. Parmi le chaos ambiant, Joad tente d'apaiser les souffrances.

Cet ancien combattant aguerri sait que l'Armée des Cendres va déferler sur la ville, avec à sa tête la belle Marie aux yeux verts. Joad et la redoutable guerrière apprennent que des êtres sublimes demeurent aux confins de l'océan, capables de mettre fin aux souffrances.
Ils s'engagent alors dans une course dont l'enjeu est le sort du monde.

De la fantasy épique dans la plus pure tradition du genre, une superbe écriture au service de personnages forts, à la psychologie travaillée. Un monde envahi par les océans, très original et extrêmement construit.

Ma lecture : Je suis ressortie un peu mitigée de cette lecture. Je ne m'attendais pas à un écrit étonnant, car je savais que j'allais tomber dans un monde "proche de notre Renaissance", qui n'aurait pas des éléments prêts à me surprendre dès les première pages. Mon impression générale sera au final malheureusement plutôt négative, puisque en lisant ce livre... je me suis ennuyée. 

La narration était lente, vraiment trop lente, et elle ne me captivait pas, alors que le choix d'écrire à un tel rythme était juste : cette lenteur était une parfaite représentation de la crue qui monte au fil des ans, et engloutit le monde. 
Malgré cette lenteur dans le texte, les années, dans l'histoire, passaient trop vite ! Même si cela était nécessaire pour faire avancer toutes les étapes de cette longue histoire, les personnages étaient au final peu affectés par le temps, juste au minimum pour respecter la vraisemblance. Ce temps empêchait aussi de les découvrir et a fait ressortir leur manque de consistance. 

Les personnages secondaires étaient les plus intéressants, ils auraient gagné à avoir plus de place dans le récit, quitte à en prendre un peu aux descriptions, trop lentes et nombreuses pour du young adult. D'ailleurs, on ne retrouve pas les codes du genre, ici ils sont totalement bafoués ! Le héros ou l'héroïne ne vivent pas de romance, et ne sont pas en devenir, en transformation ... Faut-il penser que ces caractéristiques concernent le monde tout entier, qui lui est en destruction, en voie de disparition pour devenir autre chose ? Une idée qui en ferait définitivement une oeuvre à part et qui justifierait certains choix... 

Concernant ce monde, j'ai aimé les descriptions des changements dans le comportement des animaux et leur évolution : de spécimens normaux et probables, ils deviennent des créatures surnaturelles étranges... Même si l'utilisation de la magie était peu osée et décrite dans le roman, grâce à ces créatures, j'ai vraiment aimé ce petit côté surnaturel. Pour la partie terrifiante, les prêtres, les façonneurs, le métal disparaissant et l'Ombre, cette force maléfique, faisaient vraiment bien leur boulot. Mystérieux et redoutés. 

Malheureusement certains personnages n'ont été qu'effleurés et oubliés (Julian occupe une bonne partie du récit pour connaître une étrange fin...) et le point qui m'a le plus déçue sera aussi celui qui m'a le plus ravie : Marie. J'ai adoré Marie des cendres, cette terrible guerrière. C'est un très bon personnage, noir, complexe... J'ai aimé la suivre, en apprendre plus sur ses souvenirs, savoir comment elle évoluait et elle pensait, ce qui la poussait à agir de cette manière... Tout en elle m'a semblé sonner juste, du début à la fin. Quel dommage alors de la quitter de cette manière, alors qu'elle a été le seul vrai personnage principal tout au long de ce périple !!!! Cet au revoir n'aurai pas été à la hauteur du personnage selon moi ... 

En bref, le personnage de Joad ne m'a pas emballée, alors que Marie m'a passionnée. Les côtés surnaturels, bien que très intéressants et mystérieux, ont été trop peu effleurés pour satisfaire ma curiosité et mon envie d'en savoir plus sur ce monde. Mais cette crue, et cette avancée, se sont déroulés de façon vraiment, vraiment trop lente. Il n'y a pas eu assez de péripéties pour contrer ce côté lent de l'histoire, pour me réveiller et attiser mon envie de lire. 

Cependant, je reste curieuse de lire autre chose d'Estelle Faye, me demandant si cette auteur écrit toujours de cette façon, que je n'ai, au final, pas détesté, c'est juste très différent de ce que je lis habituellement, moins rythmé, alors qu'elle a visiblement de vraies bonnes idées pour construire un univers de Fantasy.

dimanche 10 février 2013

Critique Nos étoiles contraires de John Green

Critique Partenaiat
Nos étoiles contraires
John Green
Nathan - Lire en Live
Ma note : 1/5 ♦ 336 pages ♦ 16,50€

Résumé éditeur :
Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu'elle s'y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d'autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l'attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.
Élu « Meilleur roman 2012 » par le Time Magazine !

Ma lecture :
Vous avez tous entendu parler de Nos étoiles contraires. Nous savons tous la réception qu'il a eut. C'est pourquoi je suis bien embêtée de vous le dire mais ... Je me suis ennuyée ferme. Ce livre est une sacrée déception.

Je n'ai pas ressenti d'accroche avec les personnages. J'ai trouvé les dialogues moyen, presque mal joués. Ils me paraissaient être des jeunes souhaitant être trop extraordinaires alors qu'ils sont ternes... Ils ne montrent pas leur force, au fil du livre, puisqu'ils passent beaucoup de temps à cacher qu'ils vont mal. A simplement aller mal, tout en profitant et vivant de tout et de rien. Du quotidien. Donc, pas de l'extraordinaire... 

A un certain moments, les personnages principaux, Hazel et Gus, rencontrent un auteur qu'ils vénèrent. Cette rencontre ne se passe pas très bien, ce qui m'a déçue, et fait penser que toute l'intrigue était gâchée : le peu de mystère créé par l'effervescence autour de cette rencontre était tombé à plat ! Comme si toute la trame du roman se retrouvait avec un boulet à traîner jusqu'à la fin ! Cette fin qui m'a déçue aussi, cette fin qui ne faisait ressortir ni les réflexions, ni les sentiments appuyés tout du long du récit. Je ne me suis pas retrouvée du tout dans les réactions des personnages vivant cette fin, alors que vu mon vécu, j'aurai dû retrouver un écho... Mais non, rien, j'ai été outrée plus qu'emballée. 

Concernant le style d’écriture, il était très simple, avec des phrases incisives, qui auraient dû être fortes, si on les avait ressenties comme étant celles des personnages, sauf qu'ils ne faisaient que citer un livre (imaginaire) tout du long... ce qui enlevait de la force à leurs messages et leurs dialogues ! J'avais l'impression d'être forcée, dans ma lecture, qu'on a voulu m’imposer des sentiments et des instants intenses... sauf que sur moi l'effet a été raté. 

Raté surtout parce que les nombreuses citations de la blogosphère, enthousiasmée par sa lecture, m'ont tout simplement spoilé le livre, et gâché le plaisir de la découverte ! Les plus belles citations avaient pour moi un goût de prémâché et de déjà vu... Très désagréable !

Enfin, je n'ai pas compris où était la morale. Ce récit de vie m'a semblé gratuit, facile, creux, et surtout plat. A cause des nombreuses citations n'appartenant pas aux personnages, au contexte, que j'avais déjà lu sur Facebook et dans la blogosphère ! Je comprends que l'auteur ai voulu parler d'une connaissance, mais à vouloir trop en faire, on peut aussi faire l'inverse de ce qu'on désirait ... et ici casser tout l'effet voulu et imaginé. 
Peut être que l'auteur n'était pas assez proche de son modèle pour décrire le vrai deuil et renvoyer aux sentiments véridiques, dans lesquels ont peut s'identifier, des sentiments que la mort et l'absence laissent en nous... Je m'interroge.

mercredi 21 novembre 2012

Critique Un week end en famille, Pierre Marchand


Critique partenariat : les matchs de la rentrée littéraire de Price minister
Un week end en famille, François Marchand
Le cherche midi
Déception


J'ai reçu Un week end en famille, de François Marchand, lors des matchs de la rentrée littéraire de Price minister. J'ai choisi ce titre car la couverture est attirante, et que j'avais entendu parler de l'auteur, qui avait fait le buzz avec Plan social, sa critique sociale parue en 2010. Je pensais que le cynisme et l'humour noir de l'auteur seraient des provocateurs de rires et de coup de coeur envers son oeuvre, je ne pensais pas que ses productions étaient plébiscitées uniquement pour le buzz, ou par leur mauvais esprit, au contraire, je pensais y trouver un réel message dissimulé dans le sarcasme.

Or, cette lecture m'a retournée dans mes habitudes de lecture, mais dans le mauvais sens (pas comme pour le Trash pack, qui pourrait cependant ressembler dans le sarcasme...) car cette fois ci, on nous demande encore d'adhérer au délire de l'auteur.... mais aussi à la folie du narrateur !!! Si encore celui-ci, parisien, et fier de l'être, marié trop vite avec une provinciale qu'il n'apprécie pas une ligne dans le récit, avait seulement décrit le décalage douloureux qu'il ressentait avec la culture "des campagnes"... Non, il a fallu qu'il justifie ses actes et ses absences par un délire évangélique, une mission donnée par Dieu, pour sortir ces "bouseux" de leur vie inintéressante. 


Je n'ai pas été entraînée par le narrateur et son exaltation mystique.  L'auteur a voulu faire un récit social, entre anecdote et leçon, il n'aura pas retenu mon attention, et ce récit sortira vite de ma mémoire, comme un mauvais exemple des productions de Marchand.


Retour sur l'histoire : Le narrateur (je crois qu'on ne cite pas son nom) s'est marié trop vite à Las Vegas avec Aurélie, une femme à qui il ne trouve aucune qualité.  Tous deux décident d'aller en Samouse (région paumée) pour rencontrer la famille de mariée. Ils se sont mariés sur un coup de tête, sans présence de la famille, après 3 mois de relation, sans connaître, leurs familles respectives, soit...


Mais le parisien que nous suivons n'aurait sans doute pas du lier son avenir à une femme, et sa famille, qui ont évolué dans un milieu si horriblement paysan à ses yeux. Tous les habitants de la campagne sont décrits comme des débiles profonds aux yeux du narrateur, misogyne et étroit d'esprit. La satire, censée être drôle, mais surtout juste, pour faire écho à son public, est ici ratée. Les caricatures sont ratées, et au lieu de s'en moquer, il arrive souvent qu'on s'y attache, à ces personnages de campagne ! Le narrateur décrit avec dédain les magasins et zones d'activités qui se répètent, donnant l'impression de faire de l'humour fin et original, mais il oublie bien vite les images qu'on peut avoir de Paris, de ses embouteillages, ses personnages effrayants et ses désagréments.


Le dénouement de l'histoire, tiré par les cheveux, et le côté évangélique, est douloureusement amené par des retournements de situation inattendus et loufoques. Mais finalement, le propos de l'auteur est passé à la trappe. Voulait-il faire une critique d'un milieu social à l'opposé du parisianisme, ou faire la description d'un homme fou, se servant de sa foi pour justifier ses actes, comme des absolutions divines ?
Bien que ce livre se lise vite, le talent vanté de ce roi du cynisme semble être passé au travers de ma lecture, et je n'ai pas trouvé les éclats de rires et les échos à notre société qui étaient promis.

Ma note : 2/5
Fiche produit Price minister et note : 8/20
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