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mardi 20 janvier 2015

Au Delà Des Etoiles de Beth Revis

Au Delà Des Etoiles
Beth Revis
Editions Pocket Jeunesse

Ma note : 4/5 ♦ 448 pages ♦ 18,50 € 


Résumé éditeur :
Dans 300 ans, Amy sortira de son sommeil glacé pour coloniser une nouvelle planète avec d'autres volontaires. Mais, bien avant la fin du voyage, Amy est débranchée .. On a tenté de la tuer. 
Peut-on survivre dans un vaisseau où règne le mensonge ?


Ma lecture :
Grande amatrice de Science Fiction d'avantage en matière de films que de romans, j'avais hâte de découvrir ce récit particulier, puisqu'il fait partie des seuls rares livres mettant en scène des personnages dans un vaisseau en plein voyage. Cryogénisation, calculs temporels, sauts générationnels et objectifs de conquête spatiale fond de ce livre une histoire solide, où toutes ces petites touches de science fiction sont distillées efficacement. L'histoire de cette jeune fille réveillée avant la fin du voyage qui doit affronter cette nouvelle société développée à bord d'un vaisseau est digne d'une série de science fiction et promettait de vivre une belle aventure. Et je n'ai pas été déçue ! L'écriture de Beth Revis, simple mais aux idées originales fût une très belle découverte  ! L'enquête bien vite commencée par Amy et Eldest, le premier homme qu'elle vit en se réveillant, rend tout de suite l'ambiance de ce Huit Clos spatial très angoissante. On rencontre petit à petit les hommes qui sont peut être les seuls survivants de l'espèce humaine, descendants des habitants d'une Terre quittée il y a 200 ans et dont on ignore le sort, et on curieux de découvrir leur Histoire... Notre avidité sera comblée, puisqu'on va découvrir, au fil de notre lecture, et grâce aux explorations d'Amy, des personnages aux coutumes étranges ...

Lorsque, dans la première partie du roman, on découvre le monde qu'Amy quitte, grâce à ses pensées qui nous sont narrées, on a déjà envie d'en savoir plus sur les nouveaux fonctionnements mis en place sur Terre. Mais on aussi très envie de découvrir les particularités de la vie sur le vaisseau. Elder sera le prochain commandant de Godspeed, ce vaisseau de survivants, et bien qu'adolescent, il doit se former à cette tâche en tentant de résoudre seul les mystères qui l'entourent... Amy et la Terre laissée derrière elle, ou Elder et le commandement du vaisseau spatial, on est tiraillé entre les deux possibilités, les deux avenirs de l'Humanité qu'on aimerait vivre, tout comme Amy l'est à son réveil. Déboussolée et en colère, elle n'accepte pas le fait d'être bloquée entre deux vies, et cela sur plusieurs chapitres, ce qu'on comprend et vit nous aussi en tant que lecteurs. L'empathie, envers elle, grâce au découpage du récit, ainsi que les sentiments de la jeune fille, qu'on vit,  est ainsi rendue particulièrement forte et efficace.

Sur Godspeed, la micro société, aux nouvelles bases, est bien imaginée et crédible grâce à ses différentes strates sociables, réparties selon les étages du vaisseau et élaborées avec logique. Ces éléments font qu'on est avide de connaître les origines de ce système, et qui en a eu l'idée, quand, où et comment. Très vite, en se posant ces questions, on note les particularités propres à la vie sur le vaisseau qui vont nous interpeller, comme le rapport aux médicaments ou à la sexualité, particulièrement débridée, comme si les humains étaient revenus à certains instincts primaires .... Face à ces pratiques déstabilisantes, on comprend qu'Amy s'interroge sur la nature de sa relation naissante avec Elder : peut-on parler d'amour, dans un contexte où il semble être si différent ? L'amour tel que le connaissait Amy existe-t-il encore ? Perdue entre ses sentiments passés et sa découverte de la société de Godspeed, Amy s'interroge, et nous aussi ! Où cela va-t-il nous mener ?
Malgré le scénario particulièrement original et recherché, porté par des personnages sensibles et uniques, je note quelques bémols dans ce récit qui a failli me convaincre. En effet, j'ai trouvé dommage d'avoir suspecté le dénouement, qui se révèlera exact, beaucoup trop tôt lors de ma lecture. Mais c'est le risque lorsqu'on lit une aventure sous forme d'enquête : le lecteur relève des indices et fait des hypothèses parfois plus vite que les personnages, qui mènent pourtant l'investigation ... Parfois trop lentement. Ainsi, on regrette que quelques incohérences dans le récit, au niveau de l'enquête, puissent être, pour le lecteur, depuis longtemps ... des évidences !

Enfin, heureusement, la fin n'a pas été soudaine et ratée, au contraire, elle m'a paru si bien imaginée que j'aurais aimé pouvoir lire une suite. Hors, il n'est pas indiqué, dans la version française,  si le récit en possèdera une, ce qui serait pourtant particulièrement intéressant, puisque le scénario est si riche, qu'on pourrait même imaginer un film ou une série TV inspirés de "Au delà des étoiles" ! Ce serait un vrai plaisir de voir nos personnages vivre plus d'aventures encore ... Ainsi, je me pose la question : l'auteure va-t-elle développer encore son récit ? Il y aurait tellement de quoi faire ! j'ai trouvé qu'il y avait encore beaucoup de potentiel dans les idées exposées, encore plus que ce qui est mis en scène par nos personnages.

En conclusion, Au Delà Des Etoiles est un récit de science fiction entre romance et investigation, où les sentiments de nos personnages principaux sont tellement bien représentés qu'on ressent beaucoup d'émotions à leurs côtés. Entre douleur, deuil et angoisse propres à ces deux âmes perdues sur un vaisseau où règne le mensonge... Mais surtout, c'est un récit de Science Fiction plein de bonnes idées distillées adroitement ; si bien qu'on a envie de voir l'aventure se continuer ! 


1/15 

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2/ 35 

jeudi 2 mai 2013

Critique Les variants, Robison Wells

Critique Partenariat 
Les Variants


Benson Fisher, orphelin, après avoir déménagé de très nombreuses fois et avoir testé de multiples familles d'accueil, est accueilli dans le collège de Maxfield. Très vite, il découvre qu'il n 'y a pas de professeurs, de cours, ou de consignes. Les élèves sont livrés à eux même et peuvent faire ce que bon leur semble, tant qu'ils respectent le règlement. Le groupe d'élève du collège s'est organisé : ceux qui veulent suivre le règlement sont devenu "La Société", ceux qui souhaitent n'en faire qu'à leur tête sont "le Chaos" et ceux qui ne souhaitent pas se décider de façon si tranchée sont "les Variants". Des enjeux se détachent alors : que se passe-t-il lorsque les élèves sont "arrêtés" parce qu'ils n'ont pas respecté le règlement ? Qui les arrête ? Pourquoi ne peut-t-on pas sortir de ce collège ? Pourquoi sont-ils tous réunis pour faire semblant de suivre des cours tous plus absurdes les uns que les autres ? Et pourquoi y a-t-il un cimetière dans l'enceinte du collège? Vous n'en saurez pas plus sur les multiples particularités du récit, elles sont si nombreuses et bien amenées, que je vous laisse le plaisir de les découvrir sans trop vous en révéler... 

Ce livre laisse, en le refermant, des incertitudes, des doutes, des hypothèses... Comme ce qu'a ressenti Benson et ses camarades, ou comme ce que nous avons ressenti tout au long de notre lecture. Étonnamment, l'ambiance du collège n'est pas malsaine, alors que les étranges conditions l'imposeraient. Comme les étudiants très bien intégrés et habitués, on est mit à l'aise, et comme eux, on finit par trouver agaçant Benson, de le voir chercher à s'enfuir du collège !  

Le style de l'auteur est très simple dans le sens de proche du lecteur, c'est à dire qu'on a l'impression d'être dans la tête de Benson, d'avoir les informations qu'il veut nous donner, souvent en direct. Ce style est direct, vif, incisif et percutant. On devient très vite ami avec Benson, en adoptant ses idées et son impatience... C'est un personnage facile à apprécier. Comme la plupart des autres personnages, qu'on prend plaisir à découvrir. Ils sont nombreux, mais je n'ai pas été gênée par ce nombre et j'ai pu sans problème me rappeler qui ils étaient grâce aux nombreuses informations très régulières de l'auteur sur les "gangs". 

Une intrigue incroyable, où les évoluions nous emmènent de surprises en surprises, faisant passer le récit du surnaturel à la science fiction... Les complexités des relations humaines sous huis clôt ne sont pas poussées à leur paroxysme de leurs possibilités, mais c'est un choix judicieux : nous n'avons qu'une vue des rapports qu'entretient Benson avec ses proches : comment évoluent ses amitiés, ses attirances, et surtout sa confiance accordée aux autres élèves. 

Mention spéciale pour les matchs de paintball (le sport pour les élèves de Maxfield) qui ressemblaient plus à des matchs d'airsoft de par les scénarios et les multiples tactiques... Connaissant un peu la chose, j'ai forcément eu un petit coup de coeur pour ces parties du récit en particulier qui, même si elles pouvaient être répétitives, ne m'ont pas ennuyé une seconde ! 

Les Variants est un livre étonnant, sans cesse surprenant, qui se lit très vite puisque les retournements de situations s'enchainent aussi vite que les découvertes sur le collège. Mais c'est un livre surtout absolument déroutant. Une série qui me ferait acheter le tome 2 dès sa sortie, vivement Novembre 2013 ! Un excellent moment qui restera longtemps dans ma mémoire comme un des livres qui m'a le plus retourné la tête ! Une délicieuse déroute, un délicieux suspens, une aventure exceptionnelle, inoubliable. Qui fait dire "encore" avant même d'être arrivé aux dernières pages.
Ma note : 4/5 J'ai frôlé le coup de coeur, je VEUX la suite !!! 

mercredi 20 mars 2013

Critiques Les Lumières du Zenith

Critique Partenariat Mort Sûre
Les Lumières du Zenith 
Amelia Sarry 
Editions Amalathée



J'avais eu envie de découvrir Les lumières du Zenith grâce à Mort Sûre parce qu'il était extrêmement bien noté sur plusieurs sites de librairies. Malheureusement, je pense que ceux qui ont mis de si bonnes notes n'avaient pas lu les mêmes "classiques" de la Fantasy que moi...

Sahana est une jeune fille aux pouvoirs étranges : elle peut manipuler le feu et elle a un don de télépathie qu'elle partage avec un félin qui l'accompagne. C'est un félin, mais il appartient à une autre race que les tigres (même s'il y a un tigre sur la couverture). C'est une race imaginaire, mais on ne sait pas pour autant la différence avec nos tigres. En tout cas ils vivent tous les deux en marge de la société depuis presque 10 ans à chasser pour survivre, et n'aller que très rarement en ville pour faire des achats. De plus, l'amitié entre la jeune fille et le félin, et la beauté époustouflante de la jeune fille attirent tous les regards sur eux... 


On découvre très vite qu'un élément a été volé : l'air. Les éléments seraient représentés par des objets physiques et depuis que l'air a été volé, les bateaux et les moulins, sans vent, ne peuvent plus fonctionner. 
Après avoir provoqué une mort accidentelle à cause de son pouvoir, Sahana est emmenée par un serviteur de l'empire dans un long périple pour sauver le roi et toute une société dont elle n'a rien à faire. Dès lors, elle doit apprendre à se maîtriser lors de ses rencontres avec ce qui l'insupporte : la noblesse... Heureusement, Maiko le félin est à ses côtés. 

Je n'ai pas rappelé la quatrième de couverture, car elle est assez trompeuse. Elle promet "un monde à son commencement", un "périlleux voyage", des "complots", "des traîtrises", "où l'équité n'a plus lieu"... Des éléments seulement effleurés et à peine abordés dans ce premier tome mais qui n'ont pas été assez utilisés pour , à mon sens, mériter de résumer en particulier ce premier tome. J'ai trouvé qu'il y avait trop de pages pour ce qui résume à une très grosse balade, dans laquelle l'action est peut présente et l'intrigue avance presque nullement. 

Heureusement, on se plait dans ce récit et son univers. On lit la totalité du roman avec plaisir et on lit pour plus que l'intrigue principale (un peu trop légère), plutôt pour découvrir cet univers intéressant. 
S'il n'y avait pas autant de légèreté, ou de manque d'approfondissement, ma lecture m'aurait d'avantage convaincue, les dialogues, eux, étant particulièrement pertinents. Les nombreux noms et rôles des personnages (certaines étant de la famille de Sahana) se confondent aussi à force des retournements de situation et il devient vite dur de s'y retrouver.
L'enfance de Sahana dans les bois parait impossible alors que la population a une opinion inattendue d'elle, son physique trop parfait évite bien des descriptions, trop peur détaillés concernant les vêtements... autant d'éléments qui auraient gagné à être exploités. Alors qu'au contraire, les descriptions des bâtiments et des lieux sont étonnantes, impressionnantes et ... fabuleuses ! Ce sont celles qui m'ont semblé mettre le plus en valeur le talent d'écriture d'Amélia Sarry. 

Les gros atouts de cette histoire sont l'apparition de passages parlant d'un moine, bien écrits et intéressants, même si c'est dommage qu'ils provoquent trop d'attente et qu'on ne sache pas une seconde dans le tome 1 où veut en venir l'auteur, et le lien entre Maïko, le félin, et Sahana. Un lien qui survit à quelques épreuves et se renforce toujours au fil du temps. Dommage cependant qu'il soit pas assez développé, tout comme la peut être histoire d'amour vaguement naissante, de la jeune fille. 

Pour résumer mon impression, comme je l'ai dit au début de mon avis, ce pavé m'a semblé être beaucoup de palabres entre les personnages pour finalement peu de choses (et un intrigue bien trop simple), ce qui laisse penser que ce ne sont que les prémices de futurs intrigues, à peine commencées, méritant d'être intelligemment développées dans les tomes suivants. Avec, évidemment, la jolie écriture de cette auteur. J'espère cependant que celle-ci saura mettre plus d'action dans autant de pages. 

Cette lecture m'a semblé dès le début avoir beaucoup de rapports, trop proches, avec la série "La Moïra" d'Henri Loevenbruck, ce qui m'a longtemps trotté dans la tête pendant ma lecture. J'ai cependant essayé de ne pas penser à cet élément pour décrire ce que j'ai ressenti en lisant, et surtout en refermant le livre, après beaucoup de temps passé sur un livre si dense.


Ma notre : 3/5

lundi 4 mars 2013

C'est lundi que lisez-vous ? #17


Logo réalisé par une amie du calidoscope

Principe découvert chez Mimipouss et Pomme, ma partenaire et correspondante, il s'agit de vous faire découvrir mes lectures passées, ce que je lis actuellement, et ce que je lirai plus tard...

 

La semaine dernière j'ai reçu et commencé immédiatement mon partenariat Mort Sûre : Les Lumières du Zenith, d'Amélia Sarry, aux éditions Mélibée. Ce roman m'intriguait parce qu'il avait de très bonnes notes, mais je n'avais pas de très gros espoir. Je voulais être surprise, et ça n'a pas marché... Même si j'ai passé un très bon moment de lecture. Le résumé :
Une terre de chaos régie par les lois de la nature. Ainsi était le monde à son commencement...
Sahana, jeune fille aux pouvoirs étranges, et son félin Maïko connaissent une vie sans tourments jusqu'au jour où un évènement tragique vient bouleverser leur vie. Un élément sacré a été volé. Dès lors, tous deux se retrouvent enrôlés dans un périlleux voyage aux sombres complots, où la corruption et les traîtrises ont main mise sur le gouvernement de l'Empire, là où l'équité n'a plus lieu et où chacun est en danger, seul face à la menace qui gronde... 

Glitch II, quand à lui, a été un super coup de coeur ! Il remonte beaucoup le niveau du premier, que j'avais trouvé bien trop ressemblant à Divergent, et m'a surprise de bout en bout ! Un tome génial ou le talent de l'auteur se confirme ! Chronique à venir, sur les deux tomes de la série ! 

Cette semaine j'ai commencé La traversée d'Alzar, le premier tome de la série Pierre Obscure, d'Emma Sha, qui sortira mi mars aux éditions Scrinéo. C'est un roman jeunesse très intriguant, tellement que je ne serai vous dire où l'histoire se passe ! Dans un univers "pauvre", reculé, ou bien futuriste, de science fiction ? Bientôt, j'en saurai plus ! 

 

Je lirai ensuite Rédemption aux éditions Scrinéo également. Oui, ok, ça fait 3 semaines que je dis ça, mais je suis encore laaaaaargement dans les temps ! 

Et vous, que lisez-vous ? Bonne semaine ! ♥ 

lundi 10 décembre 2012

Critique partenariat : Les adversaires, de Fabien Clavel

Critique Partenariat
Les adversaires
Fabien Clavel
Le pré aux clercs, collection Pandore 


J'avais très envie de découvrir la boîte de Pandore, nouvelle collection du Pré aux clercs, c'est pourquoi je remercie le forum Mort Sûre et cette occasion qu'il m'a donné d'ouvrir la boîte... Mon dévolu était tombé sur Les adversaires, de Fabien Clavel, un auteur que je souhaitais découvrir d’avantage. 


Une nouvelle fois, il aborde le thème des créatures fantastiques, ici, les anges. Déchus, grandioses, démoniaques... et surtout mélancoliques. C'est le ton le plus important qui teinta ma lecture et la noya quelque peu : la mélancolie. Celle de ces créatures belles mais souvent impuissantes, qui ne sont pas en paix avec leur immortalité. Au contraire.... Quelque soit leur nature et leur camp, elles évoluent dans notre monde, notre espace à tous, où un tournoi les oppose  depuis des millénaires pour désigner celui qui sera le messager de Dieu. Lorsque Ayati, une jeune indienne sensible et perdue, assiste à un combat opposant un ange "Veilleur", et un démon, sa vie, trop tranquille, bascule totalement... Elle se retrouve impliquée dans cette ultime bataille entre les clans d'immortels.

Le monde est en train de sombrer dans l'Apocalypse. Pas d'espoir. De lueur du soleil. Pluie, sang, peine. Remords et chagrin de ces êtres fabuleux. L'auteur a construit une ambiance lourde et triste, ou tous les personnages nagent dans leurs blessures, tentant malgré tout de se construire et de se faire une place dans le monde des hommes.  La lecture peut être difficile à démarrer, car il faut s'habituer à cette triste atmosphère, où le ciel semble pleurer toutes ses craintes, et sa fin, sur nos héros. Héros que nous suivons, chapitres après chapitres, par des points de vues différents. Hors, ils ne sont pas narrateurs et la première personne n'est jamais utilisée. Le narrateur et le lecteur semblent tous deux être spectateurs de ce chaos silencieux, de cette étreinte sourde et douloureuse entre les deux clans, bien et mal s'alliant parfois dans des temps ou la neutralité légale, prétexte à une alliance, les protège. 

L'originalité de l'auteur, autre que dans son écriture de la mélancolie, à mon goût, tiens surtout dans les castes qu'il a construit, faites de différents niveaux dans leur hiérarchies respectives, côtés anges ou démons. Tous ont leurs lois, leurs coutumes, et surtout leurs souvenirs, qui les poussent à adopter les mêmes comportements, par tradition, et certainement, un fort devoir de mémoire envers ceux qui sont tombés avant eux, et après avoir appris leur savoir aux humains. Les anges et démons, qui seraient présents depuis toujours dans notre société, et auraient permis à l'homme de grandes évolutions... sont toujours parmi nous selon Fabien Clavel ! Soit pour protéger, ou agir, dans la société des humains, soit pour devenir comme eux.... et perdre leurs ailes. L'idée de perdre ses ailes, par amour, par foi en la race humaine et ses sentiments, est l'idée la plus touchante du roman, car la plus mélancolique, et la plus défendue... L'écriture des sentiments, pour décrire cette vie stérile des sans ailes, est celle qui m'a le plus touchée, alors que je n'ai pas trouvé que les autres sentiments étaient très présents le reste du temps.

Tout est une question d'opposition : la colère et la rage sont opposés à l'amour et à la protection. Des sentiments forts, puissants, qui sont eux décrits et montrés. Alors que les sentiments plus subtils, les multiples facettes des humains, ne sont pas abordés... Par choix sans doute, car finalement, ce sont des créatures fantastiques que nous suivons.

Les personnages sont très différents, mes préférences étant allées aux deux plus jeunes, Ayati et Driss, Ceux qui nous mènent, tout en faisant avancer, vite et de façon inattendue, l'intrigue, autant que l'Apocalypse. J'aurai pu préférer Tumaël, ange gardien triste, et trop mélancolique, ou Samaël, démon trop méchant... Mais mon affection est allée aux humains, proches de nous, de la nuance et du côté perdu par les évènements que l'on peut tous ressentir. 

Le récit, un peu lent, et difficile à aborder à mon goût à cause des changements de points de vue qui ralentissent régulièrement l'avancée de l'intrigue, mais aussi à cause de cette omniprésence de la mélancolie, peut néanmoins être abordé par tous lecteurs, dès 14 ans, qui saura s'accrocher à une histoire bien menée, originale, dans un contexte sombre de fin du monde. Mais surtout, les amateurs de fantastique, d'anges, de démons, de sorciers... en auront pour leur compte. Mon seul regret est que je m'étais imaginé une fin très différente, qui aurait plu d'avantage à mon coeur de guimauve, mais l'auteur à heureusement su me surprendre, et me proposer un dénouement satisfaisant les attentes qu'il avait provoqué. 

Je le remercie pour l’originalité du texte et toutes les surprises dans ma lecture qui en ont découlé. Autant dans l'écriture de la mélancolie que j'ai expérimenté, que l'univers complexe qu'il a imaginé autour des anges... Une expérience à tenter, et une collection qui nous promet des imaginaires hors du commun. 

lundi 19 novembre 2012

Dans ma boîte aux lettres #9 et c'est lundi !

Il est temps de faire un point.... Sur ce que j'ai reçu dans ma boîte aux lettres... et à côté !!! 
En quelques semaines : 
2 colis de correspondantes littéraires
2 envois de partenariats
2 épreuves non corrigées par le travail ! 

Le colis de Freelfe 



Le colis de Mutinelle 

                                                   

Les partenariats avec Rageot et le forum Mort Sûre


Les deux épreuves non corrigées récupérées au boulot 

Total des nouvelles acquisitions : 
9 nouveaux livres, dont 3 partenariats et deux ENC.
3 mangas que je voulais :)
Merci à tous ceux qui m'ont permis d'acquérir ces nouveaux bébés ! 

Aujourd'hui, lundi, je termine Un week end en famille, de François Marchand, pour les matchs de la rentrée littéraire de Price Minister, et je commencerai ensuite Spiral, de Paul Halter, je pense, vu que j'ai lu la semaine passée Interception, de Marin Ledun, j'ai besoin de quelque chose qui change, même si je meurs d'envie d'enchaîner avec Apocalypsis tome 3, je vais quand même privilégier les lectures pour Montreuil  


lundi 12 novembre 2012

C'est lundi que lisez-vous #12

C'est lundi que lisez-vous ? #12
Logo réalisé par une amie du calidoscope

Principe découvert chez Mimipouss et Pomme, ma partenaire et correspondante, il s'agit de vous faire découvrir mes lectures passées, ce que je lis actuellement, et ce que je lirai plus tard.


Les semaines dernières, j'ai lu 3 livres ! En 2 semaines, je suis plutôt contente, car j'ai bien bloqué sur le tout petit "Escalier F", mon livre pour la masse critique de Babelio ! Mais j'ai tout de suite enchaîné avec le tome 4 d'Apocalypsis, d'Eli Esseriam (je n'avais pas le 3 sous la main !) encore une fois absolument GÉNIAL ! Et pour finir le premier tome de la série Félicity Atcok, Les anges mordent aussi, de Sophie Jomain, avis à venir très vite, mais j'ai beaucoup aimé ! 

Cette semaine je lirai, et commencerai dès demain, Interception, de Marin Ledun, pour mon partenariat avec la collection Rageot Thriller. j'en bave déjà d'envie ! 


Pour la suite, encore une fois la PAL immédiate est assez grande comme ça, et a reçu 3 petits nouveaux copains (bientôt suivis) donc j'aurai de quoi faire ! Mais je pense poursuivre ma lecture, après interception, avec "Les adversaires" de Fabien Clavel, mon partenariat pour le forum Mort Sûre et la collection Pandore du pré aux clercs ! Petit coup d'oeil à ma PAL de partenariats à venir, qui me font trèèèèès envie  : 

Et vous, que lisez vous ? 

lundi 23 juillet 2012

Critique Carbon Diaries 2015, Saci Lloyd

Critique Partenariat
Carbon Diaries 2015 
Saci Lloyd, dystopie/ young adult 


Je remercie Louve du forum Mort Sûre et toute son équipe, qui m'ont permis de recevoir un exemplaire de Carbon Diaries 2015, de Saci Lloyd, lors d'un partenariat avec Pocket Jeunesse. J'attendais beaucoup de cette lecture, les sorties de Pocket jeunesse faisant souvent très envie.

Carbon Diaries est un ouvrage de Dystopie à n'en pas douter : 2015, un monde si proche du notre. Toute l'histoire et le fond du récit sont déclenchés par une tempête qui aurait eu lieu en 2012, de nos jours donc, et qui, en plus de faire de nombreuses victimes, retira pendant un long moment l'énergie nécessaire à la vie quotidienne de nombreux malheureux touchés par cette pénurie. Grand chamboulement et surtout énorme prise de conscience : les énergies deviennent rares, et il faut forcer le monde à aller vers le renouvelable en économisant le fossile. En 2015, là où commence le récit raconté par Laura, les Anglais du Royaume Uni mettent en pratique la nouvelle loi Carbone et restreignent l'accès aux énergies fossiles et polluantes (pétrole, électricité...). Pour chaque action (garder allumer le frigo, griller une tartine au grille pain, faire des kilomètres en bus ou voiture...) il faut des "points carbone", et surtout ne pas les dépasser au risque de finir en stage de "délinquant du carbone" ou en redressement judiciaire.

Laura, notre narratrice, est une adolescente qui ne se veut pas banale, et pourtant qui le reste. Bassiste et parolière incomprise dans un groupe de punk rock (les Dirty Angels, yeah !), sa vie se compose d'amitiés compliquées avec les membres de son groupe, d'une famille qui explose, d'une défaite scolaire navrante et de plaintes incessantes.
Je n'ai pas réussi à m'attacher à la narratrice ! Quel dommage... Il n'y a aucune indication physique sur elle ou ses amis, sa famille. Il est donc très difficile de s'identifier à un quelconque personnage de l'histoire. On est dans le plus pur style journal intime, mais pas assez roman ...
Côté amour, aucune indication non plus sur ses amours passés (ou défaites), rien sur son style de garçon, mais seulement un béguin pour "le voisin de palier inaccessible". Après quelques plaintes parce qu'elle ne l'intéresse pas, elle finit par le séduire, et à sortir carrément avec un autre. (? au revoir le premier coup de love!)
Pour ce qui est du caractère, la miss n’a aucune affirmation : complètement introspective et un poil peureuse, elle raconte tout à son journal et ne dit jamais ce qu’elle pense aux concernés, les autres personnages. Effacée et butée, c’est aussi le pire exemple à donner aux jeunes : sans projet et sans but qui pourrait la motiver, excepter jouer dans son groupe, c’est surtout un échec scolaire permanent, qui ne fera des efforts qu’à la toute fin du récit…
Elève paumée dans un lycée à l’abandon, où les profs acculent leurs élèves de devoirs critiques sur la situation désastreuse de l’environnement et de la loi carbone, mais aussi dans une famille sur le déclin dès les premières pages du livre et qui passera la totalité du récit à exploser, tout ça pour donner sur une critique de la société non aboutie, représentée en macrostructure par les voisins de la rue de Laura.
Loin d’être drôle comme ce qui était annoncé, Cardon Diaries 2015 est le récit d’une apocalypse autant environnementale que familiale. Tout va à volo, dans le mur… Tout fout les camps dans un joyeux fouillis, très bien représenté par un dérèglement climatique exagéré (trop chaud, trop froid, re trop chaud re trop froid…)
Dans le même genre, les plaintes de la narratrice se répètent et s’inversent pour ne jamais satisfaire la narratrice. Aucune situation ne convient et rien n’est drôle dans ce récit des horreurs (sauf, pour moi, deux uniques répliques qui m’ont fait rire, tenant en 4mots, sur pas moins de 300 pages…)

Mauvaise dystopie à mon goût, les idées collant au genre ne sont pas assez travaillées et poussées, elles sont donc incohérentes. Autant la reconversion en fermier écolo du père est tout à fait logique et prévisible, autant les jeunes qui mangent et se déplacent tout au long du récit dans une Londres sans énergie pour faire fonctionner Frigidaires et transports en commun , sauf pour les riches en plein carbone, beaucoup moins. L’idée était pourtant excellente ! Et aurait méritée d’être développée encore plus, en insistant sur les besoins et les changements tout au long du récit, sans en faire un bureau des plaintes ou un musée des horreurs où les incohérences et les personnages mal définis se perdent.
En résumé, si vous voulez lire une triste description d’une déchéance sociale, technologique et familiale, lisez  Carbon Diaries 2015. A ne surtout pas conseiller à ceux qui veulent rire ou qui n’en peuvent plus des récits décrivant des familles de dingues qui implosent. Carbon Diaries 2016, s’il y a, se diffusera sans moi, sauf ni j’entends des lecteurs évoquer des fous rires et aucun regret, ce qui pourrait attirer mon intérêt. Pour ma lecture de ce tome, ce ne fut pas mon cas.
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