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lundi 2 mars 2015

Coeur Sucré de Cathy Cassidy

Coeur Sucré 
Cathy Cassidy 
Les filles au chocolat, tome 5.1
Nathan Jeunesse
Ma note : 5/5 ♦ 144 pages ♦ 9,90€ 
Résumé éditeur :
Deux nouvelles histoires des Filles au chocolat autour du personnage de Summer !
L’étoile de la Saint-Valentin - L’anniversaire de Summer et la Saint-Valentin (qui tombent le même jour) approchent à grands pas. Tommy est bien décidé à offrir quelque chose de spécial à Summer, quelque chose qui lui montre combien il tient à elle et surtout… qui lui redonne goût à la danse et à la vie.

Pas de deux - C’est la rentrée et Jodie, la meilleure amie de Summer, va intégrer la Rochelle Academy, l’une des meilleures école de danse d’Europe ! Elle devrait être aux anges. Mais la peur et la culpabilité la submergent : si Summer n’avait pas été malade, c’est elle qui serait entrée à la Rochelle Academy. Jodie n’est que sa remplaçante, un second choix. Comment pourrait-elle être à la hauteur ?

Ma lecture :
Le tome 3 de la série des Filles au Chocolat, Coeur Mandarine, est un de mes tomes préférés. Je l'apprécie énormément car il parle de faits graves (les troubles alimentaires chez les pré ados) sur un ton assez léger pour l'apporter avec finesse et justesse au public visé ( les 9 - 13 ans). Summer, la plus parfaite des deux jumelles, endosse beaucoup de pression et de responsabilités pour mériter ce titre. On a vite découvert dans le tome 3 qu'elle n'était pas si proche de ses amis et n'osait se confier à sa famille. Heureusement que Tommy est là pour elle ! 

C'est comme ça que commence ce tome hors-série dédié aux personnages secondaires gravitant autour de Summer, avec Tommy. Celui-ci, toujours très gentil, souhaite lui faire une belle surprise pour son anniversaire (et la Saint - Valentin) qui lui fera vivre un beau moment, mais surtout un instant de vraie joie. Les intentions de Tommy sont très touchantes, ainsi que la mise en scène qu'il prévoit pour faire plaisir à Summer. Enfin, celle-ci, qui tente de retrouver la sensation de plaisir simple, mais n'y parvient que difficilement, car elle ne pense qu'à son poids et son anorexie de laquelle elle tente de sortir, est dans un perpétuel combat intérieur mené pour ne pas inquiéter ses proches et, peut être, si possible, vivre enfin, elle aussi. 
Lorsque Summer, enfin, ressentira l'étincelle qui lui fait tant défaut .... je l'avoue, ce tome m'a tiré de discrètes larmes d'émotion. 

Quand à la partie sur Joie, elle m'a vraiment touchée également. Les larmes n'étaient pas loin ! Avec Jodie, on suit une jeune fille qui souffre d'être à la seconde place. Une jeune fille qui ne se sent pas méritante et ne peut être sous les feux des projecteurs, car elle admire trop une figure qu'elle adule. Mais, grâce à ses proches, elle va découvrir qu'elle aussi est capable d'assumer ses très belles qualités que toutes ses amies. Qu'elle mérite d'accéder à plus de responsabilités,et de montrer qu'elle est capable, tout simplement. Ce discours m'a énormément touchée, et m'a fait penser à des épisodes de ma propre histoire, alors qu'elle si différente ! Je n'ai absolument aucun rapport avec la danse, je n'ai pas l'âge des jeunes filles décrites ... Mais les mots et la légèreté de l'auteure pour décrire des sentiments intemporels ont su se faire un chemin vers mon coeur. 

J'ai du mal à réaliser que j'ai ressenti autant de choses à la lecture de ces deux courtes nouvelles, mais je n'en suis qu'à moitié étonnée : l'histoire de Summer est si particulière, qu'elle provoque toutes sortes de réactions. C'est vraiment un petit ouvrage à faire découvrir avec la série, car il peut parler à des tas de personnes qui ressentiraient ces sentiments enfouis, sans pour autant savoir comment en parler !

samedi 7 septembre 2013

Réseau(x) de Vincent Villeminot

Réseau(x)
Vincent Villeminot
Nathan Jeunesse
Réseaux_Vincent Villeminot
Ma note : 4/5 ♦ 448 pages ♦ 16,50
Sortie prévue le 12 Septembre 
La page Facebook de Réseaux(x) pour échanger avec l'auteur sur votre lecture

Résumé éditeur :
La guerre est déclenchée, sur le web et dans le monde réel. 

Sur les réseaux chacun pensait connaître chacun. Chacun surveillait, espionnait, aimait chacun. Mais désormais, trois guerres sont déclenchées, sur le web et dans le monde réel. Et Sixie est l’enjeu, le butin, le gibier de tous les combattants

Ma lecture :
Voici un ouvrage qui ne m'a pas laissée indifférente. Je me serai bien battue contre lui, avant de me battre à aux côtés de ses personnages. Je ne sais toujours pas sur quel pied danser avec César Diaz, qui me manque un peu, je dois le dire. Ce personnage central du récit aura pris tellement de place durant ma lecture qu'une fois le livre refermé, ça fait bizarre de se retrouver sans lui. Mais, alors que j'ai eu tant de mal à accrocher, et que j'ai quelques défauts à lui reprocher, comment en suis-je arriver à le regretter ?

Il est dit que Réseau(x) est un livre Jeunesse à lire dès 14 ans. Mais pour ma part, je l'ai trouvé trop difficile pour cet âge et pour la catégorie Jeunesse, à cause de sa construction hors norme. La structure m'a semblé trop opaque, et le récit trop mixte pour être classé dans un seul genre, l'intrigue se rapprochant trop du polar, ou thriller, pour être de la jeunesse. 

Ce récit hybride et complexe entraîne une certaine opacité et empêche, longtemps, de rentrer à l'intérieur et d'enfin apprécier sa lecture. Il m'a fallu me battre un bon moment pour adhérer ! Pour ma part, ce qui m'a permis d'enfin entrer dans le récit, mon lapin blanc dans le terrier d'Alice, se furent Justine et son père, Abel Fanelli, mais aussi l'inspecteur stagiaire Kovacs. Enfin ces côtés enquête & policier me permettaient d'aborder le récit d'après un autre point de vue : en menant mon enquête à mon tour. Je n'ai plus cherché qui est Sixie et son intérêt (finalement discutable), mais quel rapport il y avait entre Sxie, César Diaz, le PIFR, et les terroristes... Bref, le rapport, aussi, et évidemment, entre les différents narrateurs et leurs modes de narration très particulier (Tchat privé, mail, résumé de rêve, élément sur le sommaire des rêves ou des nuits, rapport de police, communiqué de presse, récit...) Autant de formes différentes qui font l'originalité de l'oeuvre, mais aussi sa difficulté : il faut arriver à percer ses barrières, s'accrocher à un personnage ou deux et enfin devenir accro à l'intrigue... 

J'ai moyennement apprécié cette vision de nouveaux gouvernements (ou une direction suite à certains décrets dans l'avenir), les guerres entre les lycées et, très vite, l'arrivée des terroristes. Dans l'intrigue, étudiants en colère et terroristes sont mystérieusement mêlés, pour semer le doute, et j'ai trouvé cette assimilation bien trop dangereuse : que veut-on nous dire? Est-ce pour renforcer la provocation créée pour faire peur aux personnages par Diaz... et la faire ressentir aux lecteurs ? Un côté méta-truc réfléchi, pour faire ressentir l'ambiance et le malairs? Zut, je n'avais pas vu cet aspect en lisant... Je remonte ma note. J'adore ce genre de travail littéraire : travailler la forme pour que la forme n'en soit que plus réussie. Ici l'ambiance est oppressante et tout est dérangeant. Mais, c'est un point important dans l'intrigue... Effet réussi. 
Je digresse, revenons au principal. (Même si cette digression m'a fait découvrir un point sacrément positif ! Comme quoi, dans cette lecture, il faut tomber bien des barrières pour savourer... son souvenir !) 

Sixie fut loin d'être le personnage auquel je m'attendais. Vu qu'elle est sensée être "l'enjeu" de tous, je ne m'attendais pas à ce rôle. J'ai douloureusement retenu trop de poins étranges (au sujet des prémonitions ...) finalement peu exploités qui m'ont un peu trop laissée dans le flou (parfait pour un tome 2?) alors que d'autres personnages étaient bien plus intenses (quelle différence !) et intéressants. Comme Justine, que j'adore, ou Alice, ou Fanelli, ou bien surtout... César Diaz ! 

Incroyable grand méchant à la limite de la schizophrénie : drôle et terrifiant à la fois, fascinant (lui et l'attraction qu'il a sur ses fans... ou plutôt ses suiveurs !), tant que cela en devient terrifiant, de voir à quel point il commence à nous fasciner, nous, lecteurs ! J'ai tellement aimé ce personnage, ses manières et sa singularité que je me surprend à penser souvent, intérieurement, "Nada#1 likes that" ! ( Au secours, la schizophrénie n'est pas loin ! ). César est un excellent personnage, omniprésent et angoissant. Mais surtout surprenant ! 

Pour finir, j'ajouterai que le titre, Réseau(x) n'est peut être pas idéal au premier abord : on parle plus du DKB (la plateforme de partage des rêves) que des autres plateformes. J'ai même trouvé qu'à force, cette plateforme ne devenait plus très utile niveau communication, alors qu'elle était sensée avoir remplacé Facebook. Heureusement, très vite, d'autres plateformes ont pris leur importance : les mails, les tchats privés, les forums... Le réseau, ce n'est pas forcément la plateforme internet, c'est aussi le rapport entre les gens. La connivence. Cette connivence, souvent insoupçonnée, qui fait tout dans ce récit. 

En résumé, ce qui m'a le plus dérangée dans cette lecture, ce sont les différents modes de narration, avec trop de points de vue et de flous, qui même s'ils se présentent très vite comme les pièces complémentaires d'un même puzzle, ne sont pas compréhensibles lors d'une bonne première moitié du livre, si on ne fait pas le gros effort de s'accrocher. Mais finalement, j'aime être dérangée. Et j'ai eu des personnages préférés. En y repensant, même si ce n'est pas un excellent souvenir, c'était surtout une lecture forte. Et donc, une lecture-expérience inoubliable. 

dimanche 10 février 2013

Critique Nos étoiles contraires de John Green

Critique Partenaiat
Nos étoiles contraires
John Green
Nathan - Lire en Live
Ma note : 1/5 ♦ 336 pages ♦ 16,50€

Résumé éditeur :
Hazel, 16 ans, est atteinte d’un cancer. Son dernier traitement semble avoir arrêté l’évolution de la maladie, mais elle se sait condamnée. Bien qu'elle s'y ennuie passablement, elle intègre un groupe de soutien, fréquenté par d'autres jeunes malades. C’est là qu’elle rencontre Augustus, un garçon en rémission, qui partage son humour et son goût de la littérature. Entre les deux adolescents, l'attirance est immédiate. Et malgré les réticences d’Hazel, qui a peur de s’impliquer dans une relation dont le temps est compté, leur histoire d’amour commence… les entraînant vite dans un projet un peu fou, ambitieux, drôle et surtout plein de vie.
Élu « Meilleur roman 2012 » par le Time Magazine !

Ma lecture :
Vous avez tous entendu parler de Nos étoiles contraires. Nous savons tous la réception qu'il a eut. C'est pourquoi je suis bien embêtée de vous le dire mais ... Je me suis ennuyée ferme. Ce livre est une sacrée déception.

Je n'ai pas ressenti d'accroche avec les personnages. J'ai trouvé les dialogues moyen, presque mal joués. Ils me paraissaient être des jeunes souhaitant être trop extraordinaires alors qu'ils sont ternes... Ils ne montrent pas leur force, au fil du livre, puisqu'ils passent beaucoup de temps à cacher qu'ils vont mal. A simplement aller mal, tout en profitant et vivant de tout et de rien. Du quotidien. Donc, pas de l'extraordinaire... 

A un certain moments, les personnages principaux, Hazel et Gus, rencontrent un auteur qu'ils vénèrent. Cette rencontre ne se passe pas très bien, ce qui m'a déçue, et fait penser que toute l'intrigue était gâchée : le peu de mystère créé par l'effervescence autour de cette rencontre était tombé à plat ! Comme si toute la trame du roman se retrouvait avec un boulet à traîner jusqu'à la fin ! Cette fin qui m'a déçue aussi, cette fin qui ne faisait ressortir ni les réflexions, ni les sentiments appuyés tout du long du récit. Je ne me suis pas retrouvée du tout dans les réactions des personnages vivant cette fin, alors que vu mon vécu, j'aurai dû retrouver un écho... Mais non, rien, j'ai été outrée plus qu'emballée. 

Concernant le style d’écriture, il était très simple, avec des phrases incisives, qui auraient dû être fortes, si on les avait ressenties comme étant celles des personnages, sauf qu'ils ne faisaient que citer un livre (imaginaire) tout du long... ce qui enlevait de la force à leurs messages et leurs dialogues ! J'avais l'impression d'être forcée, dans ma lecture, qu'on a voulu m’imposer des sentiments et des instants intenses... sauf que sur moi l'effet a été raté. 

Raté surtout parce que les nombreuses citations de la blogosphère, enthousiasmée par sa lecture, m'ont tout simplement spoilé le livre, et gâché le plaisir de la découverte ! Les plus belles citations avaient pour moi un goût de prémâché et de déjà vu... Très désagréable !

Enfin, je n'ai pas compris où était la morale. Ce récit de vie m'a semblé gratuit, facile, creux, et surtout plat. A cause des nombreuses citations n'appartenant pas aux personnages, au contexte, que j'avais déjà lu sur Facebook et dans la blogosphère ! Je comprends que l'auteur ai voulu parler d'une connaissance, mais à vouloir trop en faire, on peut aussi faire l'inverse de ce qu'on désirait ... et ici casser tout l'effet voulu et imaginé. 
Peut être que l'auteur n'était pas assez proche de son modèle pour décrire le vrai deuil et renvoyer aux sentiments véridiques, dans lesquels ont peut s'identifier, des sentiments que la mort et l'absence laissent en nous... Je m'interroge.
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